Les Breillot au fil du temps

histoire

Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 14:59

 

 

En 1938, Mr L-L Veyssière (2) a publié une très intéressante monographie sur les blanchisseuses et les blanchisseurs d’Arcueil-Cachan.

Ce document a été évoqué en 2008 dans une plaquette (1) lors de l’inauguration du centre socioculturel Maison Cousté qui s’installait dans une ancienne blanchisserie.


Ainsi, selon L. L. Veyssière, à Cachan : « Ce n'est que vers le milieu du XIXème siècle, lorsque le démembrement des grandes propriétés a commencé à libérer les rives de la Bièvre, que l'industrie du blanchissage a pris de l'importance dans notre commune ; elle a atteint son apogée aux environs de 1900.A cette époque, on comptait 120 établissements à Cachan et 30 à Arcueil. En 1912, on n'en trouvait plus que 109 à Cachan et 20 à Arcueil, soit un total de 129.

En 1923, le total pour les deux communes tomba à 117 blanchisseurs. En 1937 il n'en restait plus que 75 à Cachan et 8 à Arcueil. Depuis cette date, le nombre des établissements a encore beaucoup diminué et le blanchissage du linge, qui était autrefois l'unique industrie cachanaise, ne tient plus aujourd'hui qu'une toute petite place dans l'activité locale. »   avec en 2010 une seule blanchisserie rue Cousté, la blanchisserie BEL.


Courant 2009, à la Maison Cousté, un atelier sur la mémoire de cette profession a été proposé à des anciennes blanchisseuses habitant le quartier Dolet- Cousté de Cachan. Notre idée de départ était un peu de perpétuer et préserver l’histoire de ce métier à Cachan depuis la 2ème guerre mondiale.

Préalablement, nous proposerons au lecteur un détour par l’histoire de ce métier et sa place à Cachan. Nous parlerons aussi de la question de l’entretien du linge, tout cela pour situer le contexte de notre propos.

Nos témoins cachanais sont des femmes qui y ont travaillé pendant cette période.

Les membres du groupe se sont rencontrés une fois par mois pour évoquer leurs souvenirs de leur métier.

Des notes ont été prises par l’animateur du groupe pour tenter de restituer cette mémoire du métier et du quartier.

Les trois blanchisseuses témoins, sont nées en 1924, 1932, 1938.


Jeannine Nicolas a commencé à travailler en 1939 à l’âge de 15 ans dans la blanchisserie de ses parents, la blanchisserie CHUET- BIZZARI au 13/15 rue Cousté.

Puis à partir de 1975. Elle a travaillé à la blanchisserie Fontaine de Malakoff jusqu’en 1997.


Simone Danicourt a commencé en 1960 dans une boutique qu’elle tenait à Arcueil. Puis en 1976, avec son mari, elle a acheté l’ancienne blanchisserie Roudier au 22 rue Etienne Dolet à Cachan.

Cet établissement a fonctionné jusqu’en 2007. Elle y a travaillé jusqu’en 1995. 

                                                                                 

Yvette Belloc .a travaillé pour la blanchisserie Prévôt, en 1968, à Draveil.

Puis en 1976, après un incendie, elle a suivit celle-ci à Cachan au 23 rue Cousté. Elle a travaillé 42 ans dans cette blanchisserie soit jusqu’en 2002. Celle-ci est aujourd’hui la dernière encore en fonction à Cachan.

Les trois témoins habitent encore le quartier Dolet/Cousté dans des immeubles qui ont été des blanchisseries. Toutes les trois, elles connaissent bien l’évolution de ce métier de blanchisseuse qu’elles ont accompagnée ou subie au cours des évolutions de ces soixante dernières années.     

                                                                                                                                                                      

Histoire d’un métier:


Des blanchisseries nous ont proposé une version de cette histoire au travers de buvards publicitaires mais aussi des livres comme « Les métiers d’autrefois  (3) »:  

« Des lavandières qui battent le linge à la rivière aux ouvrières des grands centres de blanchissage du début du XXème siècle, la profession évolue considérablement. Métier éprouvant et très féminisé, le blanchissage du linge est toujours resté source de grand battage et de commérages…

Au Moyen âge, au sein de la bourgeoisie parisienne et dans toutes les communautés, notamment religieuses, le linge est lavé à domicile, avec moult soins. Des marchands ambulants vendent des cendres pour la lessive.

Au XVIIème siècle, les lavandières vont battre à la rivière. En lavant le linge, elles contaminent l’eau. Aussi, pour protéger la santé publique, des ordonnances limitent-elles les lieux de lavage. Petit à petit, le métier s’organise et les premiers entrepreneurs s’installent, notamment sur les berges de la Seine à Paris. Moyennant un salaire mensuel, ils blanchissent chaque jour le linge des grandes maisons qui les emploient.


D’autre part, dès le début du XVIIIème siècle, les blanchisseuses disposent de petits bateaux et l’obligation de laver dans des bateaux spéciaux s’étend. On construit alors des bateaux selles, plats et couverts, dont les bords sont garnis de tablettes. Les propriétaires des bateaux perçoivent une taxe de quatre sous par personne, plus un sou de location pour l’indispensable baquet. Le développement de l’hygiène et des soins de propreté, la réduction du temps de travail (loi du 30 mars 1900) entraînent un énorme développement de la profession.

Ainsi, au début du XXème siècle, l’entretien du linge de la capitale occupe 35 000 personnes à Paris et 25 000 en banlieue, dont une majorité de femmes. Les ateliers de petite blanchisserie sont insalubres, au rez-de-chaussée, dans des ruelles où l’air ne pénètre jamais. Les buanderies sont uniquement aérées par la porte, le linge blanchi bouchant les fenêtres. La vapeur qui se dégage des fers chauffés au charbon de bois et au gaz pollue l’air de ces « bouges » étroits et encombrés. La législation visant à améliorer les conditions de travail reste mal appliquée. Les ouvrières blanchisseuses, à l’exception de celles employées dans la grande industrie et les vastes établissements, travaillent en général pour deux ou trois patrons. Elles touchent un salaire, plus le droit au lavage gratuit de leur linge personnel et de celui de leur famille.

Les hommes, très minoritaires, sont presque exclusivement employés comme garçons de lavoir, livreurs ou attachés à des travaux mécaniques trop durs pour les femmes.
Au XIXème siècle, l’alcoolisme constitue un grand fléau : les trois quarts des ouvriers absorbent régulièrement apéritifs, rhum du matin et absinthe. De nombreux cafés s’installent dans les grands centres de blanchissage.  "Toute la journée dans un baquet jusqu’à mi-corps, à la pluie, à la neige, avec le vent qui vous coupe la figure ; quand il gèle, c’est tout de même, il faut laver... On a ses jupes toutes mouillées dessus et dessous" écrit Victor Hugo dans « Les Misérables ».

 La tuberculose est responsable de plus de la moitié des décès chez les blanchisseuses et repasseuses contaminées par le linge, rarement désinfecté à son arrivée. Les lésions de la peau, dues à l’emploi de lessives corrosives, les lombalgies, les varices, les accouchements prématurés sont le lot commun de ces femmes qui portent des charges trop lourdes et travaillent sans cesse debout. »

Plus tard, on a inventé d’autres solutions individuelles pour laver le linge.

Le développement de solutions proposées aux ménagères a complètement modifié le travail des blanchisseries, pourtant ces dernières réagissent avec des publicités pour garder leur clientèle.

 

Le lavage du linge à Cachan aux 19/20éme siècles (4)


La lessive, mode d’emploi: 

Avant la Révolution qui donna le signal du démembrement des grands domaines dans lesquels la Bièvre était enfermée, les laveuses n’avaient pas accès à la rivière. Les baquets étaient vidés dans les rues et les sentiers.

Voici les différentes opérations par lesquelles le linge passait avant d’être étendu pour le séchage :


  Essangeage : trempage rudimentaire à l’eau froide savonneuse (carbonate de soude).


  Coulage : Sur le linge tassé dans un cuveau, on étalait une forte toile appelée « charrier » sur laquelle était répandue une épaisse couche de cendres de bois. Selon Diderot et D’Alembert la cendre devait être issue de bois non flotté, la meilleure provenant d’arbres à fruits, la cendre de bois de chêne convenant aussi. On versait par-dessus de l’eau bouillante qui entraînait la potasse présente dans la cendre, dans la masse du linge. L’eau recueillie à la base de la cuve par un orifice, était de nouveau portée à ébullition et l’opération renouvelée plusieurs fois.


  Savonnage : avec emploi de la brosse, de la planche à laver et du battoir.


  Rinçage : à la rivière quand c’était possible, là où elle était libre. A Cachan, c’était à l’abreuvoir de la rue du Pont (rue du Docteur Hénouille), ou bien à celui de la rue Besson, près de l’aqueduc. Ce qui apportait des désagréments aux blanchisseuses, car c’est dans ces abreuvoirs que les animaux venaient se désaltérer et que l’on puisait l’eau pour la consommation et la cuisson des aliments.

Il faut remarquer que la description des différentes étapes de la lessive au XVIIIème siècle nous rappelle la lessive telle que la pratiquait notre grand-mère avec sa lessiveuse à champignon, cendre mise à part, ceci encore dans la deuxième moitié du XXème siècle. C’était d’ailleurs un sujet proposé aux filles qui passaient le Certificat d’Etudes Primaires.

Il fallait ensuite essorer le linge et le sécher avant de le confier aux repasseuses, pour un travail à la fois rude et délicat. La chaleur des fers et la mode des dentelles et tuyautés exigeaient une santé robuste et beaucoup de savoir-faire. Les repasseuses avaient différents fers à leur disposition mais leur préféré restait « Le Gendarme ». Peut-être une forme d’humour ? Il existe de belles collections de fers à repasser en fonte. Les grosses pièces telles que les draps passaient dans des calandres, machines à rouleaux qui, tout en les tendant, les lustraient. Les progrès techniques, puis l’électricité transformèrent tout ce travail.


  Les baquets : C’est au commencement du second empire et pendant toute la période où se développe Paris que l’industrie du blanchissage connaît une activité grandissante. Les rues Guichard et Cousté sont ouvertes depuis quelques années. Les rives de la Bièvre sont serties de tonneaux dans lesquels les femmes s’introduisent pour laver plus commodément dans la rivière. Sans doute, le fond de ces tonneaux était toujours humide mais les pieds des laveuses étaient protégés par de solides « sabots-bottes » qui constituaient la chaussure de travail des ouvriers et ouvrières de la blanchisserie, sauf pour les repasseuses qui se chaussaient de souliers ou de pantoufles. Les blanchisseurs de Cachan et Arcueil lavaient le linge de Paris.

A partir du 1er Empire, on commença à construire des bâtiments spécialement affectés à l’industrie du blanchissage.

Les blanchisseries, construites sur un même modèle, regroupaient autour d’une grande cour, les salles de triage du linge, lavage, repassage et entreposage avant la livraison. Tout était bien étudié pour que le parcours du linge, de poste en poste, s’effectue sans déplacements inutiles et sans perte de temps. Le séchage se faisait soit à l’étage dans des greniers à claire-voie, soit à l’extérieur quand le temps le permettaient, sur de longues perches (peu de documents nous montrent ce système employé), longues perches de bois scellées près des fenêtres et se prolongeant au-dessus de la rue qui permettent l’étendage des draps. En 1846, les exploitants obtinrent l’autorisation de doubler la longueur de ces perches, donc de passer de 1.50 m à 3m. Les étendages à l’air libre se développèrent dans les cours ; puis, le séchage à la machine se substitua peu à peu à ces pratiques. Le « coulage » qui consistait dans les premiers temps à verser sur le linge de l’eau bouillante, à plusieurs reprises, manuellement, s’améliora considérablement par l’invention des chaudières à laver.

Le linge, ensuite, était placé dans des « barboteuses » ou boîtes à laver, grandes caisses rectangulaires basculantes, garnies de barres de bois que l’on manœuvrait à la main. Elles devinrent rotatives et furent actionnées par un cheval : ce sont les manèges. La vapeur puis l’électricité remplacèrent peu à peu ces manipulations pénibles et longues. L’essorage aussi se perfectionna : de la simple torsion à la main, le linge passait entre deux rouleaux de caoutchouc. (5)

A la fin du XIXème siècle, le matériel en bois fut remplacé par du matériel en fer et en tôle galvanisée. Vers 1895, quelques maisons installèrent des machines à vapeur et vers 1900 l’électricité équipa les blanchisseries de moteurs. Manèges et courroies de transmission disparaîtront. Enfin, dans la deuxième partie du XXème siècle, la généralisation progressive des lave-linge électriques a signé l’arrêt de mort des blanchisseries.


La blanchisserie et les métiers associés,

Produits de blanchissage :

Savons, eau de javel utilisée pour le blanchiment des toiles depuis 1789, appelée alors "eau de Berthollet" du nom du savant qui en découvrit la formule.

On peut lire encore sur un vieux mur de la rue Raspail, témoin de la maison « Riom » : « FABRIQUE D’EAU DE JAVEL ».

La livraison du linge n’ayant lieu qu’un jour ou deux toutes les semaines ou tous les dix jours, les blanchisseurs ne possédaient pas leurs propres chevaux et louaient donc véhicules et chevaux pour livraisons et manèges. Il existait quatre ou cinq loueurs à Arcueil et Cachan. Le plus important, M. Ardaille installé rue Gallieni, à l’angle de la propriété Raspail, disposait de 40 à 50 chevaux. On commençait le chargement vers 6 heures 30, le matin, et il était bien souvent minuit passé quand l’attelage rentrait à l’écurie.    


Le quartier et la Bièvre


Rivière vive ou rivière morte, fausse rivière ou vraie rivière ?

Appellations parfois ambiguës qu’il est nécessaire d’éclaircir.

Sur le cours de la Bièvre à Arcueil - Cachan, on comptait, autrefois, trois moulins : Le moulin de Cachan, le moulin de la Saussaie ou moulin seigneurial, le moulin de La Roche. Pour actionner les roues des moulins à eau, il fallait un courant et un débit régulier. Parallèlement à la rivière, « la vraie rivière », on creusait donc un bras artificiel, en légère élévation par rapport au lit naturel, afin d’assurer la force du courant nécessaire. La « vraie rivière » devenait ainsi «rivière morte », une partie de son flot ayant été détourné au profit de la « fausse rivière » qui devenait, quant à elle, «rivière vive » dite aussi, bras du moulin. Les blanchisseries étaient principalement installées sur la « rivière morte »le long de la rue Camille Desmoulins. Elles étaient aussi sur les rives de la « rivière vive » rue Cousté et Etienne Dolet

En 1889, M. Léon Eyrolles  parle ainsi de la Bièvre : « Qu’elle était belle la Bièvre ! Alors, elle était visitée par les Parisiens nostalgiques de leur province d’origine. Tout le long de ses rives, ce n’était que pêcheurs à la ligne, enfants joyeux, familles assises dans l’herbe, heureuses de la calme douceur des lieux, de la beauté de la nature, de la caresse du soleil et surtout de l’air pur. Ce petit cours d’eau de rien du tout semblait se plaire à musarder en affluents et méandres parmi les fleurs. En effet, à Cachan, Arcueil et Gentilly, il y avait alors des prés, des champs, des vignes et encore des paysans cultivateurs en contact permanent avec les saisons, le soleil, la pluie, la neige et le froid. Au sortir de Paris, en ces lieux enchanteurs, on retrouvait la nature. Aussi, cette campagne fit sur moi grande impression. Je revins sur les bords de la Bièvre, chaque fois que l’occasion m’en fut donnée. Mais je ne soupçonnais pas que ma vie, mon destin se fixerait à Cachan. »


La Bièvre prend sa source dans le hameau de Bouviers à Guyancourt avant de se jeter dans la Seine à la hauteur du Pont d’Austerlitz, jusqu’à son détournement vers les champs d’épandage d’Achères.  

Elle fut voûtée et enterrée à Paris, avant 1914. Le début des travaux de couverture de la Bièvre date de 1898.

Elle se fit en plusieurs étapes, comme à regret, et fut terminée au début de 1950. La tâche était difficile et deux guerres en ralentirent la réalisation complète.

En 1900, la Bièvre fut canalisée à Gentilly et couverte à Arcueil et Cachan entre les rues de Lardenay et Guichard, ce qui permit l’ouverture de l’avenue Cousin de Méricourt et le passage du tramway de la ligne 93, Châtelet- Place Gambetta.

Entre 1909 et 1911, une nouvelle série de travaux permit le remblayage de la rivière vive et de la rivière morte, au niveau du Moulin de Cachan et la mise en galerie sous l’avenue Vatier et de la Division Leclerc (dénominations actuelles).

Dans la traversée de Cachan, les eaux de la Bièvre furent, soit canalisées à ciel ouvert pour répondre aux demandes des blanchisseurs qui, voyant disparaître la Bièvre, voyaient du même coup s’éteindre leur industrie, soit supprimées par remblayage de son lit ou par des galeries couvertes.

« La passion soulevée par ce problème et la division des électeurs qu’elle provoque, finissent par exaspérer le maire, Léon Eyrolles qui, tout en faisant semblant de s’en désintéresser, travaille à ce que les inconvénients pour les Cachanais, soient réduits au minimum.

Il obtint que la couverture de la Bièvre soit à la seule charge du département. Les Cachanais et aucun habitant des communes riveraines ne débourseraient pas un centime !

La guerre, de nouveau, retarde les travaux. C’est le 12 février 1952, le Figaro pourra écrire « La Bièvre est emprisonnée ».                 

 

Les blanchisseurs de Cachan étaient des artisans.

Pourtant dès 1924, rue Belle Image était installée la « Société Anonyme de Blanchisserie de Cachan » qui avait émis les actions.  Celle-ci salariait plus de 10 employés cachanais en 1926.

 

L’entretien du linge en 1920

 

 Simone Danicourt possède dans sa blanchisserie, rue Étienne Dolet, une belle collection d'outils, lors d’un récent « jeu  de piste dans Cachan » (6) , elle a pu expliquer à chaque participant la fonction de chaque instrument dont la plupart des visiteurs ignoraient l’existence. 

 Beaucoup de blanchisseries étaient mécanisées comme nous l’avons montré  sur des reproductions de cartes postales.

Par contre, dans les lavoirs publics municipaux le linge était, encore, parfois lavé au baquet avec une planche debout dans le baquet sur laquelle la blanchisseuse ou la ménagère frottait le linge avec une brosse à chiendent.

Il arrivait que la blanchisseuse savonne le linge en le frottant sur sa main puis elle le brossait de la même façon. Le linge était préalablement bouilli dans une lessiveuse à champignon. Ce dernier était un tube creux qui permettait à l’eau bouillante de monter dans ce tube pour mouiller le linge par le dessus. Les blanchisseuses utilisaient alors des copeaux de savon noir et de la soude.

En 1938, le syndicat des blanchisseurs de Cachan était très actif, aux Archives du Val de marne nous avons pu consulter un courrier au maire de Cachan pour se plaindre des prix des taxes payées à l’Octroi  municipal.


A la Libération, les lavoirs publics municipaux avaient souvent des « barbottes » en bois et des essoreuses composées de 3 rouleaux dans lesquels le linge passait pour enlever l’eau. Elles étaient mises à la disposition des ménagères qui venaient laver le linge de leur famille                                                                   

 

 

Lire la suite sur ce blog


  1 Une histoire locale : « La rue Cousté du centre ville de Cachan ».

  2 L L Veyssière, Arcueil et Cachan, 1947, Edt Société d’histoire et d’Archéologie d’Arcueil Cachan.

  3 Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.

  4 Annette Le Bonhomme, « Une histoire locale : La rue Cousté du centre-ville de Cachan », 2008, AGAESCC Maison Cousté & Ateliers de la Bièvre

  5 Plissés particuliers en forme de tuyaux réalisés avec un fer à tuyauter sur des bonnets, des collerettes etc…

    Cachan, mon village, CCHL du Club Léo Lagrange, 1994 ; CPA 

    Illustrations : « La rue Cousté du centre-ville de Cachan », 2008, AGAESCC Maison Cousté, Ateliers de la Bièvre

    Léon Eyrolles est conseiller municipal en 1923, lors de la création de la commune, puis maire de Cachan en 1929.  Il est le fondateur de l’Ecole des Travaux Publics de Cachan (ESTP)

     « La rue Cousté du centre-ville de Cachan », 2008, AGAESCC, Maison Cousté, Ateliers de la Bièvre

    Sciences et Enseignement Ménager Cours Moyen A. Brémant Hatier, collection Marcel Breillot.

  6 Jeu organisé par « Arcueil animation » et les « Ateliers de la Bièvre » chaque année à Arcueil et Cachan

 

 

 

 

Par Marcel - Publié dans : histoire
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