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    <title><![CDATA[Des histoires au fil du temps;]]></title>
    <link>http://www.breillot.com/</link>
    <description>Histoires locales.
Recherches généalogiques.
</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Des histoires au fil du temps;]]></title>
        <link>http://www.breillot.com/</link>
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    <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 08:50:50 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 10 Feb 2012 08:50:50 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.breillot.com</copyright>            <category>Loisirs</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le boulevard de la Vanne à Cachan]]></title>
        <link>http://www.breillot.com/article-le-boulevard-de-la-vanne-a-cachan-98856881.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="color: #800000;">Ce boulevard&nbsp; est une des plus longues voies de circulation de Cachan.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;">Il suit le tracé de l’aqueduc&nbsp; de la Vanne construit par l’ingénieur Eugène Belgrand à partir de 1867.</span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/E.Belgrand.jpg" class="CtreTexte" alt="E.Belgrand.jpg" width="154" height="241"></span><br>
    <span style="color: #800000;">&nbsp;La canalisation de l’aqueduc elle-même se situe au dessus du tracé de l’aqueduc de Médicis (ou de Rungis) qui a bientôt 400 ans.</span><br>
    <span style="color: #800000;">Le boulevard apparaît en tant que future voie de circulation sur des plans assez récents de Cachan (1935) alors que l’emprise de terrain existe depuis la
    construction de la canalisation de la Vanne à partir de 1867.</span><br>
    <span style="color: #800000;">Ainsi, en 1935, Léon Eyrolles , alors candidat au renouvellement de son mandat de maire, propose toujours :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;">« <em>L’aménagement de plusieurs rues dont le boulevard de la Vanne. Il souhaite qu’en soient&nbsp; exécutés les travaux de viabilité</em>…. »</span><br>
    <span style="color: #800000;">Depuis la création administrative de la commune de Cachan, les habitants du boulevard font parvenir régulièrement des pétitions au conseil municipal.</span><br>
    <span style="color: #800000;">Ainsi, le 11 juillet 1923, le conseil municipal en approuve une, venant des riverains. Elle est adressée au préfet de la Seine.</span><br>
    <span style="color: #800000;">« <em>Les soussignés appellent votre bienveillante attention sur la situation qui leur est faite par suite de la non-viabilisation du Boulevard de la Vanne dans son
    parcours à Cachan….</em></span><br>
    <em><span style="color: #800000;">Les pétitionnaires font l’historique du boulevard. Ils rappellent :</span></em><br>
    <em><span style="color: #800000;">…L’expropriation des terrains par décision judiciaire du 28 mai 1861….</span></em><br>
    <span style="color: #800000;"><em>La création en 1904 d’une Ligue des riverains qui demandait l’établissement d’une bande pavée le long de la canalisation…</em>.</span><br>
    <span style="color: #800000;">Ils ajoutent que le rapporteur du préfet à cette époque expliquait : <em>Que malgré l’accès si imparfait de l’emprise de la Vanne, il s’est construit trop
    d’habitations en bordure et celles-ci constituent un voisinage menaçant pour la salubrité de l’eau de Paris….</em></span><br>
    <span style="color: #800000;">Les pétitionnaires lui répondent …<em>qu’il n’est au pouvoir de personne d’empêcher ceux qui cherchent de l’air et de la lumière (ils sont de plus en plus nombreux)
    de faire construire à côté de la dérivation de la Vanne…</em></span><br>
    <span style="color: #800000;">Ils affirment :.. <em>Nous ne voyons pas très bien en quoi la présence d’une bande pavée peut-être plus nuisible à l’aqueduc que ne l’est le remblai de terre
    existant….</em></span><br>
    &nbsp;&nbsp;<br>
    <span style="color: #800000;">Ils citent une pétition déjà ancienne du 23 juin 1906 :</span><br>
    <span style="color: #800000;">« ..<em>.Les glissements du terrain ont compromis la solidité des maisons qui bordent l’emprise, les murs</em></span><br>
    <span style="color: #800000;"><em>&nbsp;s’écroulent …Nous demandons qu’il soit permis aux malheureux piétons de circuler, aux enfants de se rendre à l’école et aux médecins de pouvoir visiter les
    malades et demandons la permission de faire établir une bande pavée de un mètre de large et d’établir trois escaliers de franchissement sur&nbsp; le talus de l’emprise de la Vanne aux endroits où
    aboutissent les sentiers communaux…</em>. »</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">Des années plus tard, le 24 janvier 1926, le conseil municipal de Cachan examine le rapport de Félix Choplin , en date du 7 janvier.</span><br>
    <span style="color: #800000;">« …<em>Depuis plus de cinquante ans, la mise en viabilité du boulevard est toujours demandée à la ville de Paris, au Préfet et au Conseil Général de la
    Seine…</em></span><br>
    <span style="color: #800000;"><em>C’est la ville de Paris qui a donné ce nom de « Boulevard de la Vanne » au terrain au long duquel elle a établi la canalisation…</em> »</span><br>
    <span style="color: #800000;">Il rappelle les conséquences :</span><br>
    <span style="color: #800000;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; La pollution des eaux</span><br>
    <span style="color: #800000;">-&nbsp;&nbsp; Les glissements de terrain</span><br>
    <span style="color: #800000;">« …<em>.Le boulevard est recouvert d’une épaisse couche de glaise qui retient les ordures ménagères, les matières fécales, les purins et autres foyers d’infections
    qui existent aujourd’hui...La stagnation de tous les détritus, matières solides ou liquides pénètrent autour&nbsp; des conduits par des infiltrations et les&nbsp; fissures et elles contaminent
    les eaux</em>..»</span><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">Pour le rapporteur, il faut faire ce boulevard avec un accès par la rue de la Citadelle qui doit être rendue carrossable et la voie des Saussaies qui est à élargir.
    Mais le plus urgent est surtout de « faire un égout » autant pour les Cachanais que pour les Parisiens dont l’eau n’est plus potable. L’eau de la Vanne est accusée d’être à l’origine de plusieurs
    épidémies dans Paris.</span><br>
    <span style="color: #800000;">Félix Choplin conclut son rapport : « .<em>..Les Parisiens chassés par la crise du logement ne vont pas habiter la province, Ils restent dans le département de la
    Seine. C’est pour cette raison que, venant à Cachan, séduits par la vue magnifique que l’on a des environs, ils s’établissent boulevard de la Vanne…</em></span><br>
    <em><span style="color: #800000;">Ce n’est qu’aux premiers froids, dès que le temps devient mauvais qu’ils s’aperçoivent des inconvé-nients….</span></em><br>
    <em><span style="color: #800000;">La ville de Cachan n’a pas les moyens de payer…. Ce serait d’ailleurs la plus lamentable des bouffonneries.</span></em><br>
    <span style="color: #800000;"><em>En effet, nous n’avons pas demandé la canalisation de la Vanne</em>…… »</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><img src="http://img.over-blog.com/300x185/2/12/20/50/Signature.jpg" class="CtreTexte" alt="Signature.jpg" width="513" height="314"></span><br>
    &nbsp;<br>
    <span style="color: #800000;">A cette époque, le parcours dans Cachan de la canalisation de l’aqueduc, est loin d’être stabilisé.&nbsp;</span><br>
    <span style="color: #800000;">En 1926 , il y a un effondrement sur environ cinquante mètres. Un nouvel effondrement aura lieu en 1931, année, où est présenté au Conseil Municipal de Cachan, un
    projet de dérivation avec des tuyaux en béton armé.</span><br>
    <span style="color: #800000;">Le conseil adopte ce dernier projet en 1932. Le chantier démarre en juin 1933. Après avoir suivi la nouvelle dérivation du Loing et du Lunain, le nouveau siphon
    passe par&nbsp; les rues des Vignes et Etienne Dolet avant de remonter vers le pont- aqueduc, au niveau du croisement de la rue Etienne Dolet avec&nbsp; la rue Cousté.</span><br>
    <span style="color: #800000;">En 1923, le 23 avril, le conseil municipal décide de donner des numéros aux propriétés situées sur le boulevard.</span><br>
    <span style="color: #800000;">Il y a 313 parcelles de terrain. Sur celles-ci, 104 propriétaires habitent leur maison sur place. Ils sont 60 côté pair et 54 côté impair. Les autres 209 parcelles
    appartiennent à des propriétaires qui habitent ailleurs dans Cachan ou encore à des non-Cachanais.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><strong>A&nbsp; suivre</strong> dans les <strong>Chroniques du Val de Bièvre</strong> n°74</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #800000;">Ou</span> : <span style="color: #0000ff;">http://lesateliersduvaldebievre.fr/</span><br>
    <span style="color: #800000;"><strong>Marcel BREILLOT</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Feb 2012 13:29:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">92e43baf5e1c529bb7a6c5ea2426fbf5</guid>
                <category>histoire</category>        <comments>http://www.breillot.com/article-le-boulevard-de-la-vanne-a-cachan-98856881-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Prévention routière à Cachan en 1923]]></title>
        <link>http://www.breillot.com/article-prevention-routiere-a-cachan-en-1923-97850668.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 14pt; color: #800000;">Prévention routière à Cachan</span>
  </p>
  <p>
    <br>
    Un décret du 27 mai 1921 institue le premier Code de la route, bientôt suivi du permis de conduire.&nbsp;<br>
    C'est la transformation d'un code de bons usages en un code administratif.<br>
    La circulation automobile a d'abord été soumise à la loi de 1851 concernant "la police du roulage et des messageries". En 1899, un décret a limité la vitesse des véhicules à moteur à 30 km/h en
    rase campagne. Le contenu du Code est modifié à de nombreuses reprises afin de tenir compte de l'évolution des véhicules et des voies routières.<br>
    <br>
    Le 10 mars 1923,&nbsp; le premier maire de Cachan, Amédée Picard, après avoir pris quelques arrêtés de délégation à l’égard de ses adjoints, prend un arrêté&nbsp; qui concerne l’ensemble&nbsp; de
    la circulation automobile dans notre commune.
  </p>
  <p>
    <br>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><strong>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Art.1&nbsp; La vitesse maximum de 12 kilomètres à l’heure est prescrite à tous les véhicules
    automobiles dans la traversée de l’agglomération communale.</strong></em></span><br>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><strong>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Art.2&nbsp; L’usage des sifflets, sirènes, de l’échappement libre est également
    interdit.</strong></em></span><br>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><strong>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Art.3&nbsp; Les automobilistes ne devront pas projeter de lumière aveuglante ni faire du
    bruit susceptible d’effrayer les chevaux.</strong></em></span><br>
    <span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><em><strong>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Art.4&nbsp; Les contraventions aux dispositions qui précédent seront constatées par
    procès-verbal et poursuivies conformément à la loi.</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/A-Picrad.jpg" class="CtreTexte" alt="A-Picrad.jpg" width="322" height="121">
  </p>
  <p>
    <br>
    Le 15 décembre 1926, le maire signe&nbsp; deux autres arrêtés sur la circulation dans la commune.<br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><em><strong>-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Art.1 Tout conducteur de véhicule est tenu de prendre les précautions nécessaires pour éviter les projections de boue sur les
    passants ou les immeubles.</strong></em></span><br>
    <span style="color: #800000;"><em><strong>-&nbsp;&nbsp; Art.2&nbsp; Les véhicules poids lourds devront être munis d’un dispositif de protection efficace contre les projections de boues dans
    toutes les circonstances où la circulation sera de nature à éclabousser les passants ou les immeubles.</strong></em></span><br>
    <br>
    Puis le maire de Cachan modifie sensiblement son arrêté&nbsp; du 10 mars 1923 à propos des limites de vitesse:
  </p>
  <p>
    <br>
    <em><strong>-&nbsp;<span style="color: #800000;">&nbsp;&nbsp; Art.2&nbsp;&nbsp; Les conducteurs de véhicules quelconques ne doivent pas dépasser 30 kilomètres à l’heure,</span></strong></em><br>
    <span style="color: #800000;"><em><strong>&nbsp;&nbsp; Pour les camions et voitures non pourvus de bandages pneumatiques, la vitesse sur aucune voie de la commune, en aucune circonstance, ne peut
    être supérieure à 15 kilomètres à l’heure.</strong></em></span><br>
    <br>
    Nous pouvons mesurer ici l’évolution de la circulation automobile dans notre ville en moins de 90 ans.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/Veyssiere.jpg" class="noAlign" alt="Veyssiere.jpg" width="253" height="148">
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/Voiture-blanchisserie.jpg" class="DrteTexte" alt="Voiture-blanchisserie.jpg" width="230" height="158">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les archives municipales ne nous disent pas si le maire pensait aux voitures de livraison telle que celle de la blanchisserie de l’Aqueduc de Monsieur Verbecq installée au n° 65 de la rue Camille
    Desmoulins ou bien aux chevaux tels que&nbsp; celui de la boulangerie Veyssière pris ici en photo devant le studio Hamelle au n°2 de l’avenue Carnot.<br>
    <br>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous pouvons aussi imaginer le nombre de plaintes de Cachanais contre les « fous du volant » qui l’ont amené à prendre ces arrêtés probablement à la demande de ses concitoyens excédés par ces
    nuisances nouvelles.<br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><strong>Marcel BREILLOT</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cet Article est parru dans le N° 73 des <strong>"Chroniques du Val de Bièvre"</strong> revue des <strong>"Ateliers du Val de Bièvre"</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Voir le site : <span style="color: #0000ff;">http://lesateliersduvaldebievre.fr/</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Jan 2012 08:29:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">623e84da899694d4d71a639525ec69fd</guid>
                <category>histoire</category>        <comments>http://www.breillot.com/article-prevention-routiere-a-cachan-en-1923-97850668-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les chroniques du Val de Bièvre ont 18 ans]]></title>
        <link>http://www.breillot.com/article-les-chroniques-du-val-de-bievres-ont-18-ans-91143811.html</link>        <description><![CDATA[<h1>
    <span style="color: #993300;"><em><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Les chroniques ont 18 ans</span></em></span>
  </h1>
  <h1 style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000080;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-weight: normal;">Notre revue a peut être atteint l’âge de
    raison.</span></span>
  </h1>
  <h1 style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #000080;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-weight: normal;">Elle a en tout cas celui de la
    majorité.</span><em><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span></em></span>
  </h1>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">C’est le moment de faire un retour sur cette déjà longue histoire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;<img src="http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/N-1.jpg" class="CtreTexte" alt="N-1.jpg" height="347" width=
    "274"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span><span style="color: #993300;"><strong><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span></strong><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Le n° 1 a été publié en octobre 1993.</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #3366ff;"><span style="color: #000080;">Dans le 1<sup>er</sup> éditorial, Patrick H. SIMON&nbsp;
    nous proposait&nbsp;:</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="position: relative; z-index: 4; left: -23px; top: 0px; width: 342px; height: 192px;">&nbsp;</span><em><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <!--[endif] --><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #008000;">«…&nbsp;<em>le champs d’activité central des «&nbsp;<strong style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">Ateliers du Val de Bièvre</strong>&nbsp;» est l’histoire.<br></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #008000;"><em>Celle-ci pour être bien appréhendée, nécessite diverses approches,</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #008000;"><em>toutes complémentaires et intéressantes.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #008000;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">La recherche historique se nourrit de mille
    petites choses,</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #008000;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">de faits quotidiens comme d’événements
    retentissants…..</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #008000;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Chacun, à son niveau, peut
    participer à cette activité qui permet</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #008000;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">de s’intégrer dans une communauté
    de vie héritée des siècles.&nbsp;….&nbsp;»</span></em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Etant le plus récent «&nbsp;chroniqueur&nbsp;», j’ai voulu voir ce qu’a été notre revue
    d’histoire préférée pendant toutes ces années. De 1993 à 2011, quatre livraisons ont eu lieu par an.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Les premières revues étaient imprimées en noir et blanc.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">A partir du n°56, en 2007, &nbsp;la couleur a été introduite pour la couverture et la
    dernière page.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Depuis le n°62, nous avons chargé un imprimeur de l’impression et nous mesurons</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">ainsi une évolution nette de la qualité de l’impression.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Les&nbsp; 70 premières revues contiennent 920 articles de longueurs très inégales
    rédigés par 72 chroniqueurs.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Certains articles sont publiés sur deux ou trois numéros de la revue.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Certains sont très cours, d’autres peut-être un peu longs.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Pour percevoir le contenu de la revue, l’analyse des titres de ces articles est
    intéressante.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Ils sont des indicateurs du contenu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Nous pouvons faire le constat suivant&nbsp; en repérant les noms propres et les mots
    communs utilisés dans ces 920 titres.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Les noms propres usités plus de 5 fois sont&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <table class="MsoTableGrid" style="margin-left: 19.6pt; border-collapse: collapse; border: medium none;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td style="width: 98.35pt; border: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt;" width="131" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Nombre de titre</span></strong></span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: 1pt 1pt 1pt medium solid solid solid none black black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Nom utilisé</span></strong></span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 98.35pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="131" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">85</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Arcueil</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 98.35pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="131" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">55</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Cachan</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 98.35pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="131" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">24</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Paris</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 98.35pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="131" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">35</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Bièvre</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 98.35pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="131" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">13</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">L’Hay</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 98.35pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="131" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">9</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Gentilly</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 98.35pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="131" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">7</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Bicêtre</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 98.35pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="131" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">7</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Fresnes</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 98.35pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="131" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">7</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Romain</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 98.35pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="131" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">6</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Raspail</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 98.35pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="131" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">5</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">France</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 98.35pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="131" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">5</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Sceaux</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/n-2.jpg" class="CtreTexte" alt="n-2.jpg" height="424" width="340">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Parmi les autres mots utilisés plus de 5 fois le lecteur a trouvé&nbsp;:</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <table class="MsoTableGrid" style="margin-left: 26.7pt; border-collapse: collapse; border: medium none;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td style="width: 91.25pt; border: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt;" width="122" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Nombre de titre</span></strong></span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: 1pt 1pt 1pt medium solid solid solid none black black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Mot utilisé</span></strong></span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 91.25pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="122" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">25</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">curieux</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 91.25pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="122" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">20</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">histoire</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 91.25pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="122" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">17</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">visite</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 91.25pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="122" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">16</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">château</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 91.25pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="122" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">12</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">rue</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 91.25pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="122" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">11</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">école</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 91.25pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="122" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">11</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">aqueduc</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 91.25pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="122" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">9</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">guerre</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 91.25pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="122" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">9</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">vache</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 91.25pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="122" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">8</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">savant</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 91.25pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="122" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">7</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">jardin</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr>
        <td style="width: 91.25pt; border-right: 1pt solid black; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt none solid solid -moz-use-text-color black black;" width="122" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">6</span>
          </p>
        </td>
        <td style="width: 117.95pt; padding: 0cm 5.4pt; border: medium 1pt 1pt medium none solid solid none -moz-use-text-color black black -moz-use-text-color;" width="157" valign="top">
          <p style="text-align: center;">
            <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">pont</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Si nous examinons ces noms ou ces mots, nous constatons que les thèmes locaux sont très
    présents<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">dans notre revue avec une forte dominante pour Arcueil, Cachan et la Bièvre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Puis, la curiosité de nos auteurs est suivie de l’histoire,<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">les visites et les châteaux, ce qui correspond bien aux activités de notre
    association.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Parmi nos 72 chroniqueurs sur 18 ans très nombreux sont ceux</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">qui ont écrit une seule fois dans la revue.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Par contre, 2 &nbsp;auteurs ont écrit plus de 100 articles de longueurs
    variables.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Robert Aebersold en a écrit 143 de 1993 à 2011.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Raymond Gérard, 117 en 8 ans, de 1993 à 2001.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">D’autres auteurs, Annette Le Bonhomme, Marie Valletta ont écrit plus de 50
    articles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Patrick &nbsp;H. Simon également, dont 35 éditoriaux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Quatre auteurs ont écrit plus de 20 articles.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Il s’agit d’Annie Besnier, Mireille Hébrard, Alain Brunot et Robert Clusan entre 1993 et
    2003.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Quelques autres ont proposé plus de dix articles&nbsp;: Paulette Boivin, Simone
    Lacassagne,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Virginie Capizzi, Marcel Breillot, Hilaire Deneyrole, Robert&nbsp; Panchairi,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Au total, c’est 15 chroniqueurs qui ont publié chacun plus de 10 articles</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">pendant ces 18 années. Parmi eux, il a 7 femmes et 8 hommes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">Nous sommes donc presque à parité sur ce point.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/n-3-copie-1.jpg" class="CtreTexte" alt="n-3-copie-1.jpg"
    height="472" width="367"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000080;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Aujourd’hui, notre revue comporte toujours trois grandes rubriques principales&nbsp;:</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; color: #000080;"><span style="font-family: Wingdings;"><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;</span></span><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">L’histoire
    locale</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; color: #000080;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;L'histore de nos régions<br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; color: #000080;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; color: #000080;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;L’histoire nationale</span></span><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">&nbsp;D’autres thèmes sont aussi abordés selon les propositions qui &nbsp;sont faites
    par les auteurs.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">En comité de lecture, nous cherchons toujours à garder un équilibre entre ces
    rubriques.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">D’autres chroniqueurs sont les bienvenus en particulier pour que nous soyons en mesure
    d’avoir plus d’articles sur l’ensemble des communes de l’agglomération du Val de Bièvre.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">A vos plumes ou claviers&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; color: #000080;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <span style="color: #000080;"><strong><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="color: #000080;"><strong><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Marcel BREILLOT</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;"><strong><span style="font-size: 12pt; color: #993300;">Cet article a été publiè dans le N° 72 des Chroniques du Val de
    Bièvre</span></strong><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 04 Dec 2011 15:52:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">34a05e63a52fad5d87c2c978ca338e7e</guid>
                <category>Divers</category>        <comments>http://www.breillot.com/article-les-chroniques-du-val-de-bievres-ont-18-ans-91143811-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L’avenue du Président Wilson à Cachan]]></title>
        <link>http://www.breillot.com/article-l-avenue-du-president-wilson-a-cachan-88136057.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">En 1900,</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">sur les plans d’Arcueil-Cachan, l’avenue du Président Wilson s’appelle encore&nbsp;: Route n°2 de
    Paris à Bourg la Reine, et, plus simplement, jusqu’à l’attribution de son nouveau nom, après la guerre de 1914/18, rue de Bourg-la-Reine.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Le président Wilson</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">ou plutôt&nbsp;</span><strong><span style="font-size: 11pt;">Thomas Woodrow
    Wilson,</span></strong><a href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[1]</span></span></span></span></span></a> <span style="font-size: 11pt;">est né à</span> <a title=
    "Staunton (Virginie)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Staunton_%28Virginie%29"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">Staunton (Virginie)</span></a>
    <span style="font-size: 11pt;">le</span> <a title="28 décembre" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/28_d%C3%A9cembre"><span style=
    "font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">28</span></a><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span><a title="Décembre" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cembre"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">décembre</span></a><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span><a title=
    "1856" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1856"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">1856</span></a>. <span style="font-size: 11pt;">Il est décédé à</span>
    <a title="Washington (District de Columbia)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Washington_%28District_de_Columbia%29"><span style=
    "font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">Washington</span></a> <span style="font-size: 11pt;"><span>&nbsp;</span>le</span> <a title="3 février" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/3_f%C3%A9vrier"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">3</span></a><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span><a title="Février"
    href="http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9vrier"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">février</span></a><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span><a title=
    "1924" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1924"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">1924</span></a><span style="font-size: 11pt;">. Il est le
    vingt-huitième</span> <a title="Président des États-Unis d'Amérique" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9sident_des_%C3%89tats-Unis_d%27Am%C3%A9rique"><span style=
    "font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">président des États-Unis</span></a><span style="font-size: 11pt;">, élu pour deux mandats de</span> <a title="1913" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/1913"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">1913</span></a> <span style="font-size: 11pt;">à</span> <a title="1921" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/1921"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">1921</span></a><span style="font-size: 11pt;">.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/President-Wilson.JPG" class="GcheTexte" alt="Président Wilson" height="204" width="175"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Pacifiste convaincu, le président Wilson garde les États-Unis en dehors du conflit pendant les trois premières années de la</span> <a title=
    "Première Guerre mondiale" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">Première Guerre
    mondiale</span></a> <span style="font-size: 11pt;">avant d’y engager son pays</span><span style="font-size: 11pt;">. Puis, il lance l’idée d’une instance de coopération internationale, la</span>
    <a title="Société des Nations" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_des_Nations"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">Société des
    Nations</span></a><span style="font-size: 11pt;">, que les États-Unis ne rejoindront jamais. Plus tard, le</span> <a title="Prix Nobel de la paix" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Nobel_de_la_paix"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">prix Nobel de la paix</span></a> <span style="font-size: 11pt;">lui
    sera décerné.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">En 1926,</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">l’avenue est encore assez peu construite, en particulier sur sa partie sud où de nombreux terrains
    sont encore à vocation agricole. Seulement 141 habitants y sont recensés<a href="#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[2]</span></span></span></span></a> dont 124 sont en âge de travailler. Mais l’avenue comporte déjà trois
    institutions importantes&nbsp;: l’école publique primaire Paul Bert, l’orphelinat de la Poste, l’Ecole Spéciale des Travaux publics. Ces deux dernières hébergent de nombreux pensionnaires qui
    sont comptés à part dans le recensement. Nous les évoquerons plus loin.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Parmi les habitants, il y a le premier d’entre eux, c'est-à-dire le premier maire de Cachan. Il a été élu le 20 février 1923, peu de temps après la création
    administrative de notre commune. C’est M. Elie Amédée Picard. Il est né à Lyon dans le 3<sup>ème</sup> arrondissement, au 69 avenue de Saxe, le 10 mai 1861. Son père Maurice Camille y est
    négociant, il a 27 ans. Sa mère, Dame Emma Dollak a 21 ans au moment de sa naissance.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Les 124 personnes de l’avenue</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">en âge de travailler sont 50 femmes et 74 hommes, cette différence entre hommes
    et femmes est aussi liée à la présence des institutions évoquées ci-dessus.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Au sein de ce groupe de Cachanais, 57 sont nés en Ile de France, dont 27 à Paris, 7 à Arcueil et 6 à Cachan. 61 autres habitants sont nés en province et 6 sont nés
    à l’étranger.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Chez ces habitants, nous trouvons 73 chefs de famille<a href="#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[3]</span></span></span></span></a>, dont 1 veuf et 6 veuves. Il y a aussi 27 épouses et 24 célibataires qui
    habitent le plus souvent au sein de leur famille. L’avenue comprend, parmi les professions les plus représentées, celle des blanchisseurs, cela comme pour plusieurs autres rues de Cachan. Ils
    sont au nombre de 12, (8 femmes et 4 hommes).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Ensuite nous avons 10 employés dont 2 employées des «&nbsp;Bains Turcs&nbsp;», peut-être de la Mosquée de Paris qui est inaugurée le 16 juillet 1926.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Nous avons aussi, 8 valets de chambre, 6 cuisiniers, 3 directeurs d’écoles ou institutions, 3 cultivateurs, 3 sommeliers, 2 domestiques etc.&nbsp;…</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Selon le recensement, il y a seulement 7 «&nbsp;patrons&nbsp;», 2 couples de blanchisseurs, 2 maraîchers et 1 coquetier<a href="#_ftn4"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[4]</span></span></span></span></a>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><span>&nbsp;</span>Parmi les patrons blanchisseurs, Maurice Henri Nardon est né le 18 novembre 1901 au 24 de la rue de Bourg-la-Reine (ancien nom de l’avenue). Il
    est le fils de Jules Nardon, 30 ans, typographe, né à Châteauroux, dans l’Indre, et de Anaïs Madeleine Beaumont, 31 ans, blanchisseuse. Maurice s’est marié le 18 mars 1926 avec Rosalie Marcelle
    Asenci dont il sera veuf tôt&nbsp;; il se remarie le 26 septembre 1933 avec Margueritte Codra.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x234/2/12/20/50/Foyer-ptt-1.JPG" class="CtreTexte" alt="Foyer-ptt-1.JPG" height="234" width="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="#_ftn5"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[5]</span></span></span></span></span></a>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Dans l’avenue, il y a aussi 37 salariés qui travaillent à l’ESTP et 10 à l’Orphelinat des <span style="font-size: 12pt;">Postes et Télégraphes.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Ils habitent tous sur leur lieu de travail.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Parmi eux, les trois directeurs logent dans leur institution. Il y a Monsieur Tremblet qui est directeur de l’école publique de garçons de Paul Bert, Monsieur
    Joyet-Lavergue pour l’Orphelinat de la Poste et Monsieur Eyrolles pour L’ESTP.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x194/2/12/20/50/799_001.jpg" class="CtreTexte" alt="799 001" height="194" width="300">
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span><a href="#_ftn6"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[6]</span></span></span></span></span></a><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Rappelons ici un peu l’histoire des ces institutions qui ont encore aujourd’hui une place importante dans notre commune, tant par l’espace qu’elles occupent que par
    le renom qu’elles donnent à Cachan. Cela d’ailleurs, comme l’Ecole Normale Supérieure qui a été créée beaucoup plus tard. Elle est également dans l’avenue.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;">L’Ecole publique Paul Bert</span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">L’Ecole publique de garçons et de filles est devenue depuis le collège Paul Bert. Seul son bâtiment en pierres meulières existait avant la création de notre
    commune.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x200/2/12/20/50/Paul-bert.JPG" class="CtreTexte" alt="Paul bert" height="200" width="300">
  </p>
  <p>
    <a href="#_ftn7"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[7]</span></span></span></span></span></a><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">L’école de filles et celle de garçons sont séparées par le mur que l’on aperçoit sur la carte postale.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Les deux écoles Paul Bert étaient trop exigües. Aussi, dès décembre 1923, le conseil municipal de Cachan évoque la construction d’un autre groupe scolaire pour
    accueillir les enfants de la Cité-jardin<a href="#_ftn8"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[8]</span></span></span></span></a>&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">«&nbsp;<em>L’extension prise par la cité-jardin et le nombre très élevé d’enfants qui fréquentent les écoles font qu’il y a lieu d’examiner le projet scolaire de
    toute urgence.</em></span>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 11pt;">La Cité-jardin se trouve très éloignée de l’agglomération, les enfants auraient un long trajet à faire pour se rendre en classe….&nbsp;»<a href=
    "#_ftn9"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><strong><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[9]</span></strong></span></span></span></a></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Des démarches entreprises par la municipalité pour acheter 10&nbsp;000m2 de terrain, au lieu-dit<span>&nbsp;</span> «&nbsp;Les Gros&nbsp;», situés le long de
    l’avenue, appartenant à Monsieur le Baron Pellenc<a href="#_ftn10"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[10]</span></span></span></span></a>, n’ont pas abouti. Aussi le 18 décembre 1923, le conseil municipal demande
    l’expropriation du terrain du baron pour cause d’utilité publique ainsi qu’une subvention à l’Etat et au département de la Seine pour financer cet achat.</span>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Dés 1923,</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">un apport de cent nouveaux élèves issus du Foyer des PTT a posé beaucoup de difficultés à la jeune
    commune de Cachan qui, par ailleurs, doit aussi scolariser de nombreux autres enfants qui sont parmi les 1660 nouveaux habitants de la récente Cité-jardin.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">En effet, pour l’ensemble de sa population, en 1923 Cachan ne dispose que d’une école maternelle et d’une école primaire (Paul Bert).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Aussi dès la création de la nouvelle municipalité ces questions sont devenues cruciales.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">En 1923, la municipalité<a href="#_ftn11"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[11]</span></span></span></span></a> abandonne le projet de surélévation de l’école Paul Bert qui avait été votée
    précédemment par le conseil municipal d’Arcueil-Cachan avant la séparation des deux communes. La raison principale est le manque de ressource de notre nouvelle commune.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Le conseil décide de construire trois baraquements dans l’enceinte du Foyer de la Poste et d’agrandir la cour de Paul Bert vers la rue Belle Image pour y construire
    trois autres baraquements pour scolariser tous ces enfants.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">A plusieurs reprises le maire, Amédée Picard, intervient auprès du préfet de la Seine pour demander de l’aide à l’Etat et au Département qui ont construit une
    cité-jardin et autorisé un orphelinat sans donner des moyens à notre jeune commune pour faire face à ces obligations nouvelles.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Le 27 février 1926, le conseil municipal<a href="#_ftn12"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[12]</span></span></span></span></a> enregistre que le directeur du Foyer des PTT refuse de payer les fournitures
    scolaires des élèves de son établissement.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Le conseil vote alors la résolution suivante&nbsp;:</span>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpFirst">
    <span style="font-size: 11pt;"><span>-<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style=
    "font-size: 11pt;">«…&nbsp;<em>Attendu que cette œuvre est des plus prospères au point de vue pécuniaire et qu’il est facile d’en donner si besoin est justification.</em></span>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle">
    <span style="font-size: 11pt;"><span>-<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <em><span style=
    "font-size: 11pt;">Attendu que la fondation du foyer a créé des charges nouvelles à Cachan pour 100 enfants en 1925/26. Charges qui atteignent le chiffre de 12 000 francs.</span></em>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpLast">
    <span style="font-size: 11pt;"><span>-<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <em><span style=
    "font-size: 11pt;">Considérant qu’il est contraire à toute équité que la commune nouvelle de Cachan privée de ressources ait à supporter les dépenses qui à défaut de l’œuvre très fortunée
    devraient s’étendre sur tous les points du territoire français….&nbsp;»</span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Le conseil municipal décide de faire payer le Foyer et demande que les enfants reçoivent un enseignement autonome au sein de l’Orphelinat.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Le préfet de la Seine répond favorablement à la demande de financement d’une nouvelle école le 10 mars 1926. En attendant le Conseil interpelle l’Office
    Départemental d’Habitation à Bon Marché pour qu’il se rendre lui-même acquéreur de ce terrain afin «&nbsp;<em>d’établir&nbsp;cette année même une classe de fortune et demande au préfet
    d’intervenir pour qu’il obtienne de l’Office de compléter une œuvre qui lui est d’autan plus personnelle que la municipalité n’a jamais été consultée tant pour l’emplacement que pour la
    construction des pavillons…&nbsp;»</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Malgré cela l’école Paul Bert a encore des effectifs d’élèves trop importants pendant plusieurs années.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Cette réalité de finances insuffisantes est tellement prégnante que lorsqu’il fallut financer l’installation des canalisations de gaz plus conséquentes dans
    l’avenue du Président Wilson, Monsieur Eyrolles, directeur de l’ESTP et conseiller municipal, proposa à la commune que l’ESTP face l’avance de fonds de trésorerie pour 23&nbsp;000 francs
    nécessaires pour ces travaux. Une convention entre la ville de Cachan et l’ESTP a acté en mai 1924 ce prêt financier. La commune devait rembourser l’ESTP sur 9 ans à un taux de 6%.</span>
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;">L’Orphelinat de la Poste et des Télégraphes</span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Il a été ensuite appelé&nbsp;: Foyer des P.T.T.</span><span style="font-size: 11pt;"><span class="msoIns"><br></span>Il est ouvert en 1923</span> <span style=
    "font-size: 11pt;">pour accueillir en internat les orphelins de guerre des agents des Postes. Il est implanté au 36 de l’avenue sur un site de 5 hectares ayant appartenu à Madame de
    Chateaubriand</span> <span style="font-size: 11pt;">qui possédait par ailleurs les terrains voisins où s’élèveront, plus tard, le quartier du Pont-Royal et le lotissement Berry.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Deux associations sont à l'origine de <strong>l’œuvre de protection des orphelins de guerre du personnel des PTT</strong><a href="#_ftn13"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[13]</span></span></span></span></a>
    fondée en 1915&nbsp;:</span>
  </p>
  <ul type="disc">
    <li>
      <span style="font-size: 11pt;">le Soutien fraternel</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 11pt;">l’Orphelinat des sous-agents et ouvriers des PTT.</span>
    </li>
  </ul>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Les fondateurs, fonctionnaires des PTT, avaient créé une association en 1888 et distribuaient une allocation mensuelle à leurs pupilles.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Avec cet orphelinat, ils veulent un lieu d'accueil pour les orphelins de guerre. Le début des travaux a lieu, en 1917.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Quatre ans après, le 24 décembre 1921, le Ministère de l'Instruction Publique autorise par arrêté l'accueil d'un maximum de 270 orphelins de guerre. Le 1er octobre
    1923, le Foyer reçoit les 102 premiers jeunes garçons.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">En 1926, l’orphelinat a 116 pensionnaires qui sont comptés à part dans le recensement de Cachan.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Par ailleurs, le directeur, 1 surveillant, 2 lingères, 2 cuisinières, 2 journaliers, 1 servante et 1 jardinier logent sur place.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">En octobre 1939, l'établissement est réquisitionné par les autorités françaises pour devenir un hôpital militaire. Après le départ des Français, 800 soldats
    allemands y sont logés.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Le départ de l’armée allemande en juillet 1940 permet au Foyer de retrouver sa vocation première : le 1er octobre 1940, 113 élèves font leur rentrée.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Le 8 octobre 1956, un Foyer féminin est ouvert. Il reçoit 82 pensionnaires en octobre 1957.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">En 1964, un contrat est signé avec l'Education Nationale et les professeurs sont alors rémunérés par l'Etat.</span>
  </p>
  <ul type="disc">
    <li>
      <span style="font-size: 11pt;">Les enfants de l'internat vont alors dans les classes de 8ème et 7ème des écoles primaires Paul Bert et Paul Doumer et pour les «&nbsp;fin d'études&nbsp;» avenue
      Carnot.</span>
    </li>
    <li>
      <span style="font-size: 11pt;">Des sections techniques de comptabilité, de serrurerie et d'électricité sont ouvertes ainsi qu'une année de préformation sur place.</span>
    </li>
  </ul>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Aujourd’hui,</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">l’institution, devenue Lycée professionnel, s’appelle<strong>&nbsp;</strong>: <strong>Foyer de
    Cachan</strong> et s’adresse à une catégorie d’enfants intéressée par les options proposées<strong>.</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Il propose aux élèves de renouer avec la réussite scolaire grâce à l’enseignement professionnel et industriel. Des diplômes professionnels nationaux y sont
    préparés&nbsp;:<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;•&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <a href="http://www.foyercachan.asso.fr/notre_mission/lycee/cap-ouvelec.htm"><span style=
    "font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">CAP Préparation et réalisation d'ouvrages électriques</span></a><span style="font-size: 11pt;"><br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;•&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <a href="http://www.foyercachan.asso.fr/notre_mission/lycee/bacpro3-comm.htm"><span style=
    "font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">BAC PRO Commerce</span></a><span style="font-size: 11pt;"><br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;•&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <a href="http://www.foyercachan.asso.fr/notre_mission/lycee/bacpro3-eeec.htm"><span style=
    "font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">BAC PRO EEEC&nbsp;(Électrotechnique – Énergie – Équipements Communicants).</span></a>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Par ailleurs, 50 collégiens sont &nbsp;accueillis en «&nbsp;internat d’excellence&nbsp;»</span> <span style="font-size: 11pt;">depuis <span>&nbsp;</span>la rentrée
    2010.<a href="#_ftn14"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[14]</span></span></span></span></a>50 autres feront la rentrée en septembre 2011.</span><span style=
    "font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;">L’Ecole Spéciale des Travaux Publics.</span></span></strong><strong><span style=
    "font-size: 11pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">En 1926, l’ESTP est déjà une institution importante puisque, à Cachan, le recensement dénombre 114 étudiants qui sont pensionnaires sur place, auxquels s’ajoutent
    les 46 qui sont logés par l’Institut <img src="http://img.over-blog.com/216x300/2/12/20/50/lapparent.JPG" class="GcheTexte" alt="lapparent" height="300" width="216">Lapparent, au 8 rue du Docteur
    Hénouille et 97 étudiants qui sont logés, soit dans des pensions de famille soit chez des Cachanais voire chez leurs parents pour quelques étudiants.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">C’est au total près de 257 étudiants qui vivent à Cachan. Parmi eux, nous dénombrons 29 étudiants étrangers qui viennent de très de nombreux pays. Ils sont de
    nationalités Anglaise</span><strong><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span></strong><span style="font-size: 11pt;">, Egyptienne, Grecque, Haïtienne</span><strong><span style=
    "font-size: 11pt;">&nbsp;</span></strong><span style="font-size: 11pt;">, Italienne, Libanaise, Palestinienne, Perse, Péruvienne, Roumaine, Russe, Syrienne.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Parmi les quatre Perses, il y a un frère et deux sœurs, Vaghinak Avakian est né en 1906 et ses deux sœurs jumelles, Anaiak et Achat Avakian, sont nées en 1907. Ils
    habitent route d’Orléans à Cachan. Tous ces étudiants ont probablement fait connaître Cachan dans leurs pays&nbsp;d’origine…</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">En</span> <a title="1891" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1891"><span style=
    "font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">1891</span></a><span style="font-size: 11pt;">, le directeur, <strong>Léon Eyrolles</strong> avait déjà créé un cours par
    correspondance dénommé "l'École chez soi". En</span> <a title="1898" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1898"><span style=
    "font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">1898</span></a><span style="font-size: 11pt;">, il se consacre exclusivement à l'enseignement et installe les classes et bureaux de
    l’École de</span><strong><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span></strong><span style="font-size: 11pt;">s travaux publics au quartier latin.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Puis, il achète un vaste</span> <strong><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span></strong><span style="font-size: 11pt;">terrain de 80&nbsp;000 m2 à</span>
    <a title="Cachan" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cachan"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">Cachan</span></a> <span style="font-size: 11pt;">vers
    1902.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Il souhaite y installer des ateliers nécessaires aux épreuves pratiques et un internat.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Le développement de l'</span><a title="École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_sp%C3%A9ciale_des_travaux_publics,_du_b%C3%A2timent_et_de_l%27industrie"><strong><span style=
    "font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie</span></strong></a> <span style="font-size: 11pt;">commence.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x203/2/12/20/50/Estp-carte-Eleve.png" class="CtreTexte" alt="Estp-carte-Eleve.png" height="203" width="300"><br></span>
  </p>
  <p>
    <a href="#_ftn15"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[15]</span></span></span></span></span></a> <span style="font-size: 11pt;">En 1925, il crée également la Librairie
    de l'enseignement technique, qui deviendra le Groupe</span> <a title="Eyrolles" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eyrolles"><span style=
    "font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">Eyrolles</span></a><span style="font-size: 11pt;">.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">En 1926</span></strong><span style="font-size: 11pt;">, c’est 41 Cachanais qui travaillent à l’ESTP<a href="#_ftn16"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[16]</span></span></span></span></a>
    dont 37 habitent sur le site.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 11pt;">Ils représentent 21 professions dans un éventail très large. Nous trouvons 8 valets de chambre, 5 employés, 4 aides de
    cuisine, 3 cuisiniers, 3 sommeliers, 2 concierges, 2 garçons de cuisine, puis plusieurs métiers avec un seul représentant&nbsp;: comptable, directeur, économe, électricien, femme de chambre,
    gardien, ingénieur, inspecteur, jardinier, lingère, négociant, plongeur, professeur. Au sein de ces salariés, il y a 2 italiens, 1 polonais, 1 suisse, 1 belge, 1 libanais.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Léon Eyrolles est à la fois directeur de l’Ecole et président du conseil d’administration. Il habite sur place avec sa famille. Il emploie lui-même&nbsp;: 1
    gouvernante, 1 valet de chambre, 1 cuisinière, 1 chauffeur. Ce qui porte à 45 le nombre de personnes travaillant sur place. Depuis un arrêté du 16 janvier 1997, la maison du directeur est
    inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques tant pour son architecture extérieure que pour la grande pièce de réception et la salle à manger qui sont à l’intérieur.</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/300x191/2/12/20/50/259_001.jpg" class="CtreTexte" alt="259_001.jpg" height="191" width="300"></span></strong>
  </p>
  <p>
    <a href="#_ftn17"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[17]</span></span></span></span></span></a><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">En septembre 2008, à la suite de Serge Eyrolles (petit fils de Léon)</span> <a href="http://www.estp.fr/page.php?cat=2&amp;item=ecole" target="_blank"><span style=
    "font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">Florence Darmon</span></a> <span style="font-size: 11pt;">devient directrice de L’ESTP.</span> <span style=
    "font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Elle a débuté sa carrière dans les services des Grands travaux du Ministère de l’Equipement pour diversifier ensuite son parcours dans le secteur privé, au sein des
    majors de la Construction, de l’Immobilier et des services.</span><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">En 2009,</span> <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;">Marie Pic-Pâris Allavena<a href="#_ftn18"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span class="MsoFootnoteReference">[18]</span></span></a> est nommée Directeur Général du Groupe Eyrolles, par l’actuel président, Serge Eyrolles dont elle est la
    nièce.&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Aujourd’hui, le groupe est un éditeur de référence dans le domaine de l’informatique, de la gestion d’entreprise et du BTP,
    leader sur des marchés de niches tels que la photo numérique, l’habitat écologique, le design graphique ou la mode.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;Il publie près de 400 nouveautés par an. Avec un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros en 2008.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Le fondateur de cet ensemble<strong>, Léon Eyrolles</strong><a href="#_ftn19"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[19]</span></span></span></span></a></span> <span style="font-size: 11pt;">est né
    à</span> <a title="Tulle" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tulle"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">Tulle</span></a> <span style=
    "font-size: 11pt;">le</span> <a title="14 décembre" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/14_d%C3%A9cembre"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">14
    décembre</span></a> <a title="1861" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1861"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">1861</span></a><a href="#_ftn20"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[20]</span></span></span></span></span></a> <span style="font-size: 11pt;">dans un milieu modeste. Selon son acte de
    naissance sa mère Anna Eyrolles est célibataire. Sa naissance est déclarée par la sage femme qui a assisté Anna, son père est inconnu, ce qui est confirmé par son acte de mariage.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Léon Eyrolles<a href="#_ftn21"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[21]</span></span></span></span></a> est reçu en</span> <a title="1882" href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/1882"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">1882</span></a> <span style="font-size: 11pt;">comme conducteur des</span> <a title=
    "Ponts et Chaussées" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ponts_et_Chauss%C3%A9es"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">Ponts et Chaussées</span></a><span style=
    "font-size: 11pt;">.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Il se marie à Paris 8ème avec Cécile Fleurette Hertz, le 30 avril 1906. Il a 45 ans. Selon cet acte de mariage, à ce moment là, il est ingénieur, directeur de
    l’ESTP, Chevalier de la légion d’honneur. Cécile sa future épouse est artiste peintre.</span><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span> <a href="#_ftn22"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[22]</span></span></span></span></span></a> <span style="font-size: 11pt;">Conseiller municipal de</span> <a title=
    "Cachan" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cachan"><span style="font-size: 11pt; color: windowtext; text-decoration: none;">Cachan</span></a> <span style="font-size: 11pt;">en 1923, après avoir
    été celui d’Arcueil-Cachan, il sera maire de Cachan de mai 1929 au 21 août 1944.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">C'est pendant son mandat qu’est construite la mairie actuelle de Cachan, inaugurée en 1935. Mais aussi les écoles&nbsp;: Paul Doumer, 1932, la maternelle Belle
    Image, 1933, le Coteau, 1937.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Il est le doyen des maires du département de la Seine à la fin de son dernier mandat lorsqu’il abandonne sont poste en août 1944. Son épouse, Cécile, bien qu'ayant
    été internée sous l'occupation, devient elle-même l'une des doyennes de Cachan, elle s'éteint presque centenaire.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><strong><span style="color: black;">En 2010,</span></strong> <strong>l’avenue du Président Wilson</strong>, c’est aussi le
    Parc Raspail, le Jardin Simonnin, Les écoles Paul Doumer, les collèges Paul Bert et Victor Hugo, les Lycées Gustave <span style="color: black;">Eiffel</span> et Maximilien Sorre, L’école Normale
    Supérieure. Elle est bordée par une piste cyclable.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;"><a href="#_ftn23"><span class="MsoFootnoteReference"><span class="MsoFootnoteReference">[23]</span></span></a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;,&quot;serif&quot;;"><img src="http://img.over-blog.com/300x191/2/12/20/50/sport-ESTP.JPG" class="CtreTexte" alt=
    "sport-ESTP.JPG" height="213" width="335"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;<span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <a href="#_ftn24"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;,&quot;serif&quot;;"><span><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;,&quot;serif&quot;;">[24]</span></span></span></span></span></a><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le terrain de sport de l’ESTP, Avenue du Président Wilson, sert depuis plusieurs années de lieu de rassemblement de toutes
    les associations de Cachan.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Cet événement a lieu chaque mois de septembre, dans le cadre du «&nbsp;forum des associations&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il est la manifestation d’un engagement bénévole et citoyen de Cachanais soutenus par leur municipalité.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">MARCEL BREILLOT</span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;"><br></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><span style="color: #993300;"><strong>Cet article a été publié dans "Les Chroniques du Val de Bièvre", n° 72, à commander :</strong></span> <span style=
    "color: #0000ff;">lesateliersduvaldebievre@laposte.net</span><br></span>
  </p>
  <div>
    <br>
    <hr size="1">
    <div id="ftn1">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[1]</span></span></span></span></a> Voir N° 42 des Chroniques du Val de Bièvre, Robert Aebersold
      </p>
    </div>
    <div id="ftn2">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[2]</span></span></span></span></a> Recensement de 1926, Archives de Cachan.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn3">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[3]</span></span></span></span></a> Selon le recensement le chef de famille est le titulaire du logement
        (propriétaire ou locataire), il peut être célibataire.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn4">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[4]</span></span></span></span></a> Selon le dictionnaire de l’académie française de 1694, le coquetier
        est<span>&nbsp;</span> un marchand d’œufs et de volailles en gros.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn5">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref5"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[5]</span></span></span></span></a> Collection de l’auteur.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn6">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref6"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[6]</span></span></span></span></a> CPA, collection de l’auteur.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn7">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref7"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[7]</span></span></span></span></a> idem
      </p>
    </div>
    <div id="ftn8">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref8"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[8]</span></span></span></span></a> Voir N° 48&amp;49 des Chroniques du Val de Bièvre, Mireille Hebrard
      </p>
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> N° 63&amp;64 des Chroniques du Val de Bièvre, Marcel Breillot
      </p>
    </div>
    <div id="ftn9">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref9"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[9]</span></span></span></span></a> Conseil municipal 1923-1926, archives de Cachan
      </p>
    </div>
    <div id="ftn10">
      <p>
        <a href="#_ftnref10"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 8pt;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[10]</span></span></span></span></span></a> <span style="font-size: 8pt;">Baron André Jean Joachim PELLENC, Né le
        16 juin 1863 - Bagneux (49) Décédé le 16 février 1931 - Neuilly-sur-Seine (92), à l'âge de 67 ans Général de Brigade, Commandeur de la Légion d'honneur,</span>
      </p>
      <p>
        <span style="font-size: 8pt;">Marié le 26 septembre 1895 avec Fortunée PISCATORY de VAUFRELAND 1872-1955, source GENEANET.</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn11">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref11"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[11]</span></span></span></span></a> Délibération du conseil municipal 1923-1926, archives de Cachan.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn12">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref12"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[12]</span></span></span></span></a> idem
      </p>
    </div>
    <div id="ftn13">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref13"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[13]</span></span></span></span></a> <a href=
        "http://www.foyercachan.asso.fr/">http://www.foyercachan.asso.fr/</a> &amp; wikipédia
      </p>
    </div>
    <div id="ftn14">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref14"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[14]</span></span></span></span></a> Le nouvel internat d’excellence, Anne Laure Abraham, le Parisien, Val de
        Marne, 30 mars 2010.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn15">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref15"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[15]</span></span></span></span></a> ESTP, Carte de 1924, Foyer des PTT, 1949,<span>&nbsp;</span> collection de
        l’auteur.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn16">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref16"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[16]</span></span></span></span></a> Recensement de 1926, Archives de Cachan, dépouillement MB
      </p>
    </div>
    <div id="ftn17">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref17"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[17]</span></span></span></span></a> CPA, Collection de l’auteur
      </p>
    </div>
    <div id="ftn18">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref18"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[18]</span></span></span></span></a> businessmadame.com, 23 / 02 / 2009
      </p>
    </div>
    <div id="ftn19">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref19"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[19]</span></span></span></span></a> Alain Brunot &amp; Raymond Gérard, Chroniques du Val de Bièvre, n° 23
      </p>
    </div>
    <div id="ftn20">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref20"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[20]</span></span></span></span></a> Etat civil, Archives départementale de Corrèze.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn21">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref21"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[21]</span></span></span></span></a> <span>www.editions-eyrolles.com</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn22">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref22"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[22]</span></span></span></span></a> Site internet de l’ESTP&nbsp;: http://www.estp.fr/
      </p>
    </div>
    <div id="ftn23">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref23"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[23]</span></span></span></span></a> CPA Collection de l’auteur, sur cette photo on aperçoit les premiers arbres
        qui viennent d’être plantés après la construction de l’école Paul Doumer ainsi que les champs où sera construite bien plus tard l’ENS.
      </p>
      <p class="MsoFootnoteText">
        On remarque aussi que les pavillons de la cité étaient proches de l’école.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn24">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a href="#_ftnref24"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[24]</span></span></span></span></a> CPA collection de l’auteur
      </p>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 06 Nov 2011 17:22:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f6fe3c0f062df39ee0e138fe5e5083e5</guid>
                <category>histoire</category>        <comments>http://www.breillot.com/article-l-avenue-du-president-wilson-a-cachan-88136057-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Naissance d'une administration à Cachan]]></title>
        <link>http://www.breillot.com/article-naissance-d-une-administration-a-cachan-75838189.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;"><br></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">En 1923</span></strong><span style="font-size: 11pt;">, au moment de la séparation d’Arcueil et de Cachan, notre commune ne disposait sur son
    territoire<a name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[1]</span></span></span></span></a>, selon certains auteurs, <span>&nbsp;</span>que « <em>d’une école tout à fait
    insuffisante et de l’ancien cimetière</em>&nbsp;». En fait, elle avait <span>&nbsp;</span>une école maternelle aujourd’hui détruite et l’école primaire Paul Bert avec une aile pour les filles et
    l’autre pour les garçons.</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style=
    "font-size: 8pt;"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 8pt;"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/300x197/2/12/20/50/Ecole-maternelle.png" class=
    "noAlign" alt="Ecole maternelle" width="335" height="219"></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 8pt;"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Ecole maternelle de Cachan, rue Camille Desmoulins en 1923<a name="_ftnref2" href=
    "#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><strong><span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[2]</span></strong></span></span></span></a></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">En moins de 90 ans, l’évolution de notre administration communale a été considérable en termes d’équipements et de services à la population.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Nous évoquerons ici les femmes et les hommes qui ont été au démarrage de ces services à la population.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">La première réunion des vingt-trois premiers conseillers municipaux<a name="_ftnref3" href="#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[3]</span></span></span></span></a> a eu lieu le 18 février 1923 pour élire le
    maire et ses deux adjoints<a name="_ftnref4" href="#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[4]</span></span></span></span></a>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/2/12/20/50/Sans-titre.png" class="noAlign" alt="Sans-titre.png" width="491" height="366"><br></span>
  </p>
  <p>
    <a name="_ftnref5" href="#_ftn5"><span class="MsoFootnoteReference"><strong><span style="font-size: 11pt;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><strong><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[5]</span></strong></span></span></span></strong></span></a><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">La deuxième réunion a eu lieu le 10 mars 1923.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Très vite, au début de ce mandat, <strong>le premier maire de Cachan</strong>, <strong>Amédée Picard,</strong> a pris de nombreux arrêtés, en particulier, ceux qui
    permettaient la nomination administrative des employés et agents communaux à compter du 1<sup>er</sup> avril 1923.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Pour l’année 1923, dans les arrêtés du maire, vingt-six «&nbsp;employés ou agents&nbsp;» communaux sont «&nbsp;nommés&nbsp;», cela pour une population de 9 000
    habitants.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Ces vingt-six personnes prennent la suite des services qui existaient avant la séparation d’entre les deux nouvelles entités communales. Elles ont mis en place
    l’action de notre nouvelle administration sous la direction d’Amédée Picard.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Le maire, lui, a été choisi puis élu par le <strong>Comité d’Union Républicaine et Sociale des Intérêts Généraux de Cachan</strong>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Selon Léon Eyrolles<a name="_ftnref6" href="#_ftn6"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[6]</span></span></span></span></a>,&nbsp;alors conseiller municipal, le maire bannissait toute politique au sein du
    conseil municipal, aussi celui-ci s’occupait&nbsp;:</span>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span>-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <em><span style="font-size: 11pt;">«&nbsp;De créer ou développer les organismes indispensables à
    la vie communale&nbsp;: Mairie, Ecoles, Caisse municipale, recette des postes, bureau de bienfaisance, caisse des écoles&nbsp;;</span></em>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span>-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <em><span style="font-size: 11pt;">D’organiser les services de voirie (ordures ménagères,
    nettoiement)&nbsp;;</span></em>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span>-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <em><span style="font-size: 11pt;">De développer les réseaux d’égouts, de distribution d’eau, de
    gaz, d’électricité, et les moyens de transports.</span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 11pt;">Il le fit avec la plus stricte économie&nbsp;»<a name="_ftnref7" href="#_ftn7"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class=
    "MsoFootnoteReference"><strong><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[7]</span></strong></span></span></span></a></span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">En 1925, la mairie sera installée provisoirement (pour dix ans) dans un petit bâtiment d’abord destiné à être un bureau de poste. Les deux années précédentes
    (1923-24), l’équipe municipale est installée dans des locaux loués rue Camille Desmoulins. A ce moment là, Cachan n’a pas de mairie. Léon Eyrolles considère plus tard que cette première mairie
    provisoire <em>«offrait des conditions déplorables pour effectuer du travail</em>&nbsp;»</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">C’est dans ce contexte que les premiers «&nbsp;employés&nbsp;» de Cachan ont travaillé<a name="_ftnref8" href="#_ftn8"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[8]</span></span></span></span></a>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <strong>Comment sont-ils organisés&nbsp;?</strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Nous pouvons considérer qu’ils sont organisés en quatre principales fonctions.</span>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span>-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style="font-size: 11pt;">Une fonction administrative,</span>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span>-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style="font-size: 11pt;">Une fonction de la <span>&nbsp;</span>voirie,</span>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span>-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style="font-size: 11pt;">Une fonction de l’entretien,</span>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span>-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style="font-size: 11pt;">Une fonction des pompes funèbres</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Auxquelles s’ajoutent des missions individuelles spécifiques.</span>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="margin-left: 0cm;">
    <strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;"><span style="text-decoration: none;">&nbsp;</span></span></span></strong>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">La fonction administrative&nbsp;:</span></strong>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm;">
    <span style="font-size: 11pt;">La commune a un secrétaire, chef de bureau qui dispose de trois collaborateurs&nbsp;:</span>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span>-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style="font-size: 11pt;">Un commis principal au secrétariat.</span>
  </p>
  <p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent: -18pt;">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span>-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style="font-size: 11pt;">Deux commis auxiliaires dont une dactylo et un secrétaire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Faut-il rattacher à ce service le garde champêtre chargé des annonces en ville&nbsp;?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">La fonction d’entretien de la voirie&nbsp;:</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Il y a un agent-voyer et quatre cantonniers auxquels s’ajoute une concierge de «&nbsp;<em>la remise de la voirie</em>&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">La fonction de l’entretien :</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Elle comprend trois femmes de service chargées de l’entretien des écoles. Une femme de service chargée de l’entretien du bureau des recettes de
    contributions.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Il y a aussi un agent chargé de l’entretien et du remontage des horloges et pendules des établissements municipaux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Par ailleurs, la commune dispose de deux charretiers chargés de la collecte des ordures ménagères.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">La fonction de pompes funèbres&nbsp;:</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Le conservateur du cimetière est chargé du creusement des fosses et de l’entretien du cimetière. D’autre part, il y a quatre porteurs de pompes funèbres dont un
    «&nbsp;<em>chef porteur&nbsp;».</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">Les postes ou fonctions uniques&nbsp;:</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">La perception des taxes perçues à l’octroi<a name="_ftnref9" href="#_ftn9"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[9]</span></span></span></span></a> est assurée par un surveillant qui travaille encore pour quelque temps avec les
    agents d’Arcueil.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Il y a aussi un architecte chargé du service d’hygiène et de la direction des travaux de l’entretien des bâtiments communaux, règlements des mémoires, examen des
    plaintes sur les logements insalubres, des demandes d’autorisation à bâtir.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Il y a un médecin chargé de la constatation des décès.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <strong>Combien gagnent-ils&nbsp;?</strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Dans les arrêtés du maire, les salaires annuels pour 1923 sont fixés. Cela va de 12 000 francs par an pour le secrétaire chef de mairie à 6&nbsp;492 francs annuels
    pour les femmes de service ou les cantonniers ou encore 7 405 francs pour le charretier principal.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Les rémunérations de l’agent-voyer communal, de l’architecte ou de l’agent chargé des pendules correspondent à des indemnités pour des fonctions non
    permanentes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Le médecin, lui, touche 300 francs par décès constaté.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Selon leur statut, ces employés communaux cotisent soit à la caisse de retraite des employés de mairie, soit à la caisse de retraite des cantonniers ou encore à la
    caisse des retraites ouvrières pour les charretiers. C’est d’ailleurs les seuls prélèvements sociaux qu’ont les employés municipaux sur leurs rémunérations en 1923.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <strong>Qui sont ces agents municipaux&nbsp;?</strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Chez ces 26 «&nbsp;agents&nbsp;», il y a 6 femmes et 20 hommes. Parmi eux, 4 sont nés à Arcueil-Cachan, 5 à Paris, 7 dans le reste du département de la Seine et 10
    en province.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Monsieur Eugène Auguste GAUDRON, le secrétaire, chef de bureau de la mairie, a 44 ans. Il est né le 20 mai 1880 à Azoudange en Moselle. Il habite à Arcueil au n° 5
    bis rue Emile Raspail.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Mademoiselle LEROYER et Monsieur HENNEGRAVE sont commis auxiliaires de la mairie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Jeanne Marie Suzanne LEROYER a 19 ans. Elle est née à Sceaux le 28 mars 1904. Elle y habite boulevard Colbert. Elle est dactylographe.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Jean Raoul HENNEGRAVE, lui, a 22 ans. Il est né à Paris 18<sup>ème</sup> le 21 juin 1901. Il demeure au n° 5 de la place Gambetta à Cachan.</span>
  </p>
  <p>
    <strong>&nbsp;</strong>
  </p>
  <p class="Lgendedesgravures">
    <span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/300x204/2/12/20/50/1ere-mairie.png" class="noAlign" alt="1ère mairie" width=
    "373" height="253">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Lgendedesgravures">
    <span>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <strong>La mairie provisoire <span>&nbsp;</span>construite à coté de l’école maternelle</strong> <a name="_ftnref10" href=
    "#_ftn10"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 9pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[10]</span></span></span></span></a>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Monsieur Alexandre DUBOIS, notre garde champêtre a 54 ans. Il est né à Saint-Jouin-de-Marnes (Deux-Sèvres). Il habite à Cachan au n° 7 de la rue de Bagneux<a name=
    "_ftnref11" href="#_ftn11"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[11]</span></span></span></span></a>. Son père, Auguste, est journalier au moment de sa naissance. Il a 25 ans. Sa
    mère Clotilde RADEGONDE est manœuvre. Elle a 24 ans. Notre garde champêtre a épousé Anne FEDERSPIEL, le 7 janvier 1899. Au moment de son mariage, il est gendarme à Bréval (Seine-et-Oise). Ses
    parents sont cultivateurs. Son épouse Anne est née à Bertronge au Luxembourg, le 9 mars 1870. Elle est cuisinière à Paris, rue de Bretonvilliers. Son père Jean et sa mère Catherine FUNCK sont
    décédés au moment du mariage de leur fille. Les témoins de ce mariage sont deux gardes-républicains.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">En 1923, notre garde champêtre est donc un ancien gendarme.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Monsieur Paul Joseph POËNSIN a 71 ans. Il est né à Paris le 1 février 1852. Il est chargé de l’entretien et du remontage des horloges et des pendules. Il habite au
    n° 41 rue Emile Raspail à Arcueil. Il perçoit une indemnité annuelle de 160 francs.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Monsieur Louis COZIC a 44 ans. Il est né à Paris le 27 février 1879. Il est nommé agent-voyer<a name="_ftnref12" href="#_ftn12"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[12]</span></span></span></span></a>. Il
    habite au n° 38 de la rue des Ecoles à Villejuif. Son traitement annuel est de 7 000 francs.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="text-decoration: none;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Parmi les quatre cantonniers de la voirie municipale, Clément Joseph VIETTE est le plus jeune. Il a 51 ans. Il est né à Cachan au n° 2 de la rue Bronzac<a name=
    "_ftnref13" href="#_ftn13"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[13]</span></span></span></span></a>. Il habite au n° 3 de la place Gambetta. Au moment de sa naissance, son père
    Casimir Auguste est serrurier. Il a 33 ans. Sa mère Delphine Joséphine LEPINAY est blanchisseuse. Elle a 32 ans. Un des collègues de Clément VIETTE est Auguste Gilbert ROCHET. Il est nommé
    cantonnier communal spécialement affecté à l’entretien des chemins vicinaux de Cachan. Son épouse Léontine Nathalie ROCHET est nommée concierge de la voirie municipale au n° 17 bis de la rue
    Gallieni. Tous les deux sont nés à Arcueil dans la Grand’rue<a name="_ftnref14" href="#_ftn14"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[14]</span></span></span></span></a>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Auguste ROCHET a 55 ans. Il est né le 10 octobre 1868 au n° 71 de la Grand’rue. Son père Charles Jacques ROCHET est carrier à Arcueil, il a 41 ans. Sa mère Adelaïde
    Rosalie BARBIER a 36 ans. Elle est couturière. Auguste ROCHET épouse le jeudi 12 avril 1894, Léontine Nathalie AUGUSTE. Elle est aussi née a Arcueil le 13 décembre 1872 au n° 31 de la Grand’rue.
    Son père Jean Eugène est apprêteur sur étoffes. Il a 24 ans. Sa mère Marie Eulalie LHOTE a 16 ans. Elle est blanchisseuse. Au moment de son mariage, Auguste ROCHET est carrier comme son père. Il
    habite au n° 63 rue Emile Raspail à Arcueil. Ses parents sont devenus propriétaires selon le registre d’état civil. Les parents de Léontine n’ont pas changé de métier depuis sa naissance mais
    demeurent désormais à Viry-Châtillon.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Léontine Nathalie AUGUSTE, épouse ROCHET, est aussi employée de la commune de Cachan. C’est d’ailleurs le seul couple dans cette situation en 1923.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Monsieur Auguste Julien Emmanuel TIENNOT est nommé charretier chargé de la collecte des ordures ménagères. Il a 42 ans. Il est né à Pleine-Fougères (Ille-et-
    Vilaine) le 8 octobre 1881. En 1923, il habite rue Etienne Dolet à Cachan. Lors de sa naissance, son père Emmanuel TIENNOT a 28 ans. Il est tisserand. Sa mère Augustine CHEVALLIER a 26 ans.
    Auguste TIENNOT a pour adjoint un aide-charretier, Gaston MALHERBE. Il est né à Pont-Audemer dans l’Eure, le 20 octobre 1871. Il habite à Gentilly.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Au moment de la naissance de Gaston, son père, le sieur Pascal Placide MALHERBE, est un ouvrier tanneur de 44 ans. Sa mère, Marie Adèle BOURDIN, n’a pas de
    profession déclarée.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Evoquons aussi Marcel Frédéric GREAFF. Il est nommé provisoirement en qualité de surveillant de l’octroi de Cachan. En effet, sa nomination définitive dépend du
    préfet de la Seine. Il a 28 ans. Il sera installé dans sa fonction après avoir prêté un serment professionnel prévu par la réglementation de l’époque.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Marcel est né le 9 janvier 1895 à Gentilly. Son père Jules est un maçon de 37 ans qui le reconnaît à sa naissance car il n’est pas marié avec sa mère. Celle-ci,
    Marie Joséphine BARBOT, a 40 ans. Elle est blanchisseuse.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Marcel épouse le 9 janvier 1928, à Paris, Martine CROISY, 5 ans après avoir été nommé surveillant à l’octroi<a name="_ftnref15" href="#_ftn15"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[15]</span></span></span></span></a> de
    Cachan.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">L’arrêté du maire qui le nomme, précise que «&nbsp;<em>les autorités civiles et militaires, du département de la Seine, sont requises pour faire reconnaître Marcel
    Frédéric GRAEFF partout où il interviendra en sa dite qualité&nbsp;; de lui prêter aide appui et protection dans tout ce qui aura rapport à l’exercice de ses fonctions.&nbsp;»</em> Cela à compter
    du 16 avril 1923.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x257/2/12/20/50/Chaussat.JPG" class="noAlign" alt="Chaussat" width="223" height="192"></span>
  </p>
  <p class="Lgendedesgravures">
    <span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
    <span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><a name="_ftnref16" href="#_ftn16"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 9pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[16]</span></span></span></span></a>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">La dernière nomination de 1923 faite par le maire est celle de René CHAUSSAT comme Architecte du service d’hygiène de Cachan ainsi que de la direction des travaux
    d’entretien.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">René CHAUSSAT est né à Thors (Charente-inférieure) le 11 juillet 1879. Il est encore architecte de Cachan lors de construction de la mairie inaugurée en 1937 au
    cours d’un des mandats de Léon Eyrolles.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Lgendedesgravures">
    <strong><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/300x189/2/12/20/50/Place-gambeta.png" class="noAlign" alt="Place gambeta" width="343"
    height="216"></span></strong>
  </p>
  <p class="Lgendedesgravures">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <strong>Place Gambetta vue de la mairie vers 1950 <a name="_ftnref17" href=
    "#_ftn17"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><strong><span style=
    "font-size: 9pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[17]</span></strong></span></span></span></a></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">En 1989&nbsp;; Jacques CARAT<a name="_ftnref18" href="#_ftn18"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[18]</span></span></span></span></a> écrivait&nbsp;: «&nbsp;<em>suivant son humeur ont peut situer la naissance de
    Cachan sous la présidence d’Alexandre Millerand ou sous le règne de Postumus ou Tetricus Empereurs romains..&nbsp;»</em></span>
  </p>
  <p>
    <em><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;">En 1923</span></strong> <span style="font-size: 11pt;">la nouvelle municipalité et la nouvelle administration se situaient-elles dans la continuité de la
    déjà longue histoire communale<span>&nbsp;</span> d’Arcueil-Cachan ou dans la création d’une entité nouvelle&nbsp;?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/ecusson.png" class="noAlign" alt="ecusson" width="101" height="138"></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Les vingt-trois conseillers municipaux et ces vingt-six agents communaux avaient-ils le sentiment de créer une institution communale nouvelle&nbsp;?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">L’année 1923 a certainement été difficile pour eux car tout était à construire avec des moyens plus que limités.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Ils avaient certainement la conscience d’un réel engagement dans leur mission de service public dont ils ont probablement jeté les bases pour les équipes qui leur
    ont succédé.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;"><br></span>
  </p>
  <p class="Nomdelauteur">
    MARCEL BREILLOT
  </p>
  <p class="Nomdelauteur">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 12pt; color: #800000;">Cet article a été publié dans les Chroniques du Val de Bièvre N°70</span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 12pt; color: #800000;">Pour s'abonner contacter: <span style="color: #0000ff;">lesateliersduvaldebievre@laposte.net</span></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 12pt; color: #800000;">&nbsp;ou Maison des associations&nbsp; 9 rue amédée Picard 94230 CACHAN<span style="color: #0000ff;"><br></span></span>
  </div>
  <div>
    <hr size="1">
    <div id="ftn1">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[1]</span></span></span></span></a><span>&nbsp;</span> La séparation d’Arcueil-Cachan, (1903-1923) Jugnot
        Stéphane, juin 1994.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn2">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn2" href="#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[2]</span></span></span></span></a> Collection de L’auteur
      </p>
    </div>
    <div id="ftn3">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn3" href="#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[3]</span></span></span></span></a> Sont élus Messieurs Guibert, Choplin, Chartier, Legendre, Begue, Gros,
        Pecatte, Noblet, Ruffenacht, Dubois, Caron, Laurent, Delage, Tardieu, Veyssière, Lambert, Bourbon, Bertillon, Tison, Picard, Eyrolles, Guerin, Dumont.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn4">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn4" href="#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[4]</span></span></span></span></a> Les deux adjoints sont François Delage et Louis Guibert. François
        Delage<span>&nbsp;</span> présidait la délégation spéciale, il fut un artisan obstiné de la séparation.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn5">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn5" href="#_ftnref5"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[5]</span></span></span></span></a>Photo de la<span>&nbsp;</span> collection d’Annette Le Bonhomme.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn6">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn6" href="#_ftnref6"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[6]</span></span></span></span></a> Léon Eyrolles, est signataire de la pétition du 7 avril 1911 demandant la
        séparation en deux communes. Il est le fondateur de l’ESTP.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn7">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn7" href="#_ftnref7"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[7]</span></span></span></span></a> Cachan 1923-1935, création de la commune, son évolution, sa modernisation.
        Document publié en 1935 par la municipalité et<span>&nbsp;</span> Léon Eyrolles, maire de Cachan
      </p>
    </div>
    <div id="ftn8">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn8" href="#_ftnref8"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[8]</span></span></span></span></a> Archives de Cachan, registre des arrêtés du maire, 1923-1926, registre des
        procès verbaux du conseil municipal de Cachan, 1923-1926.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn9">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn9" href="#_ftnref9"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[9]</span></span></span></span></a> <span>L’<span>octroi</span> est une</span> <a title="Fiscalité" href=
        "http://fr.wikipedia.org/wiki/Fiscalit%C3%A9"><span style="color: windowtext; text-decoration: none;">contribution</span></a><span>indirecte perçue par les</span> <a title="Municipalité"
        href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Municipalit%C3%A9"><span style="color: windowtext; text-decoration: none;">municipalités</span></a> <span>à l'</span><a title="Importation" href=
        "http://fr.wikipedia.org/wiki/Importation"><span style="color: windowtext; text-decoration: none;">importation</span></a> <span>de</span> <a title="Marchandise" href=
        "http://fr.wikipedia.org/wiki/Marchandise"><span style="color: windowtext; text-decoration: none;">marchandises</span></a> <span>sur leur territoire. Cette taxe frappait les marchandises les
        plus basiques et les plus rentables telles que le vin, l'huile, le sucre, le café, etc.</span> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Octroi"><span>wikipedia.org/wiki/Octroi</span></a>
      </p>
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span>Voir article d’Alain Brunot, Chroniques du Val de Bièvre N° 60</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn10">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn10" href="#_ftnref10"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[10]</span></span></span></span></a> Cachan mon Village, 1994, CDCHL Léo Lagrange.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn11">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn11" href="#_ftnref11"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[11]</span></span></span></span></a> Aujourd’hui&nbsp;: rue Marcel Bonnet
      </p>
    </div>
    <div id="ftn12">
      <p class="MsoFootnoteText" style="text-align: left;">
        <a name="_ftn12" href="#_ftnref12"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[12]</span></span></span></span></a> <span>Le voyer, en</span> <a title="Latin" href=
        "http://fr.wikipedia.org/wiki/Latin"><span style="color: windowtext; text-decoration: none;">latin</span></a> <span><em>«&nbsp;viarius&nbsp;»</em>, est l’inspecteur des chemins. C'est
        l'officier préposé à l’entretien des voies publiques sous l’Ancien Régime, qui prend ensuite le nom d’<span>agent-voyer</span> au</span> <a title="XIXe siècle" href=
        "http://fr.wikipedia.org/wiki/XIXe_si%C3%A8cle"><span style="color: windowtext; text-decoration: none;">XIX<sup>e</sup>&nbsp;siècle</span></a>. <span>http://fr.wikipedia.org/wiki/</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn13">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn13" href="#_ftnref13"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[13]</span></span></span></span></a> Aujourd’hui&nbsp;: rue Camille Desmoulins
      </p>
    </div>
    <div id="ftn14">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn14" href="#_ftnref14"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[14]</span></span></span></span></a> Aujourd’hui&nbsp;: rue Emile Raspail et Marius Sidobre.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn15">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn15" href="#_ftnref15"></a>&nbsp;
      </p>
    </div>
    <div id="ftn16">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn16" href="#_ftnref16"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[16]</span></span></span></span></a> Arcueil et Cachan, Indicateur officiel, JE Auclair-Melot, 1926.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn17">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn17" href="#_ftnref17"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[17]</span></span></span></span></a> CPSM, Collection de l’auteur.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn18">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn18" href="#_ftnref18"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[18]</span></span></span></span></a> Cachan 89, Dialogue pour le futur, Jacques Carat, Sénateur-maire, 1989.
      </p>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 06 Jun 2011 08:43:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">27d6633008e975ad447a6377f0d478df</guid>
                <category>histoire</category>        <comments>http://www.breillot.com/article-naissance-d-une-administration-a-cachan-75838189-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La rue Camille Desmoulins en 1926]]></title>
        <link>http://www.breillot.com/article-la-rue-camille-desmoulins-en-1926-65371247.html</link>        <description><![CDATA[<h2>
    <span>&nbsp;</span>
  </h2>
  <p>
    <span style="color: #800000;"><strong><span style="font-size: 11pt;">A Cachan, la rue Camille Desmoulins suit l’ancien lit de la Bièvre.</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Camille Desmoulins empruntait parfois le chemin qui suivait la rivière pour aller voir sa future épouse Lucile à Bourg-la-Reine</span><span style=
    "font-size: 8pt;"><a name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[1]</span></span></span></a></span><span style="font-size: 11pt;">.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt;">Sur les plans de Cachan antérieurs à 1869, cette rue s’appelle encore rue Bronzac.<a name="_ftnref2" href="#_ftn2"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[<span style=
    "font-size: 8pt;">2]</span></span></span></span></span></a> C’est donc assez récemment que le nom de</span> <span style="font-size: 11pt;">Camille Desmoulins<span style="font-size: 8pt;"><a name=
    "_ftnref3" href="#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[3]</span></span></span></a></span> lui a été donné.</span><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 11pt;"><span><img src="http://img.over-blog.com/264x300/2/12/20/50/C-Desmoulins.JPG" class="CtreTexte" alt="C-Desmoulins.JPG"
    height="300" width="264"></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <span>&nbsp;</span><span style=
    "font-size: 8pt;"><a name="_ftnref4" href="#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[4]</span></span></span></a></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">En 1926</span></strong><span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftnref5" href="#_ftn5"><span class="MsoFootnoteReference"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[5]</span></span></span></a></span><span style="font-size: 11pt;"><span style=
    "font-size: 8pt;">,</span> 509 habitants vivent rue Camille Desmoulins, alors que pour l’ensemble de la commune, on en compte 9 829<span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftnref6" href=
    "#_ftn6"><span class="MsoFootnoteReference"><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[6]</span></span></span></a>.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Parmi ces 509 personnes, il y en a 389 en âge de travailler, dont 207 femmes et 182 hommes. 129 habitants sont trop jeunes ou trop âgés pour travailler.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;"><span>&nbsp;</span>Au total, il y a 172 «&nbsp;chefs de famille&nbsp;» pour 111 épouses, soit 61 «&nbsp;chefs de famille&nbsp;» sans conjoint déclaré. Il y a 32
    veufs «&nbsp;chefs de famille&nbsp;» dont 25 femmes et 7 hommes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Parmi ces 389 habitants en âge de travailler, 202 sont nés en Ile-de-France, dont 75 à Arcueil-Cachan, 12 dans le reste du Val-de-Marne, 58 à Paris, les 68 autres
    sont originaires du reste de l’Ile-de-France. Ensuite, 159 sont nés en province et 25 à l’étranger, 24 d’entre eux sont d’origines européennes auxquels s’ajoute un Russe.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Ces 389 habitants de la rue sont plutôt jeunes puisque 49 d’entre eux ont entre 13 et 20 ans et 204 ont entre 21 et 40 ans. Il y a aussi 94 personnes qui ont entre
    40 et 60 ans, 41 autres ont plus de 61 ans dont 5 plus de 70 ans.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt; color: #800000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><strong><span style="font-size: 11pt;">Des patrons blanchisseurs et quelques autres….</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Parmi eux, il y a 77 «&nbsp;patrons&nbsp;» selon le recensement<span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftnref7" href="#_ftn7"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[7]</span></span></span></a></span> dont 31 femmes. 27 sont
    blanchisseuses, 1 est charcutière, 1 autre, émailleuse, 1 est marchande de vins, 1 autre de fromages. Il y a 5 veuves «&nbsp;chefs de famille&nbsp;» qui sont considérées comme
    «&nbsp;patronnes&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Ensuite, il y a 46 hommes, dont 2 veufs, qui sont également «&nbsp;patrons&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">26 «&nbsp;patrons&nbsp;» sont blanchisseurs dont 25 le sont en même temps que leurs épouses, 1 blanchisseur est veuf. Ainsi la rue Camille Desmoulins est avec la
    rue Cousté et la rue Etienne Dolet, une rue de blanchisseries.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Les autres patrons sont bijoutier, boucher, champignonniste, charbonnier, cordonnier, émailleur, épicier,<span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
    <span>&nbsp;</span>marchand de fromages, marchand de vins, maréchal-ferrant, mécanicien, restaurateur, saleur de poisson, vannier.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Parmi les patrons blanchisseurs, 9 sont nés à Arcueil et 4 à Cachan.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Chez les «&nbsp;patrons&nbsp;», 3 n’ont pas la nationalité française&nbsp;: un Belge, né en 1875, M. Bekaert, est blanchisseur, 1 Polonais, né en 1872, M. Klapisch,
    est saleur de poissons, 1 Luxembourgeois, né en 1859, M. <span>&nbsp;</span>Hobes, est cordonnier.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">L’entreprise Klapisch , au n°43 de la rue, est une entreprise familiale dont les trois fils, Schullel, né en 1899, Joseph, né en 1901, Salomon, né en 1905, sont
    déclarés comme salariés de la maison.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp; <span><img src="http://img.over-blog.com/300x260/2/12/20/50/Klapisch.JPG" class="CtreTexte" alt="Klapisch.JPG" height="260" width="300">&nbsp;&nbsp;</span>
    <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftnref8" href="#_ftn8"><span class="MsoFootnoteReference"><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[8]</span></span></span></a></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;Joseph ne reviendra pas des camps de concentration nazis,<span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftnref9" href="#_ftn9"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[9]</span></span></span></a></span> 17 ans plus tard.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x189/2/12/20/50/Grand-mere-Me-Chuet.JPG" class="CtreTexte" alt="Grand mère Me Chuet" height="216" width="344">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftnref10" href="#_ftn10"><span class="MsoFootnoteReference"><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[10]</span></span></span></a>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;">&nbsp;En 1926</span></strong><span style="font-size: 11pt;">, parmi les blanchisseurs, au n° 42 de la rue, nous trouvons Louis Joseph Murguet. Il est né le
    29 août 1875 au n° 2 de la rue des Tournelles à Cachan. Son père, Louis Alexandre, a 29 ans au moment de sa naissance. Il est blanchisseur.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">En 1926, il habite chez son fils. Sa mère, Olympe Pierrette Dalliot a 22 ans. Elle est blanchisseuse.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Louis Joseph Murguet s’est marié le 19 mai 1900 avec Berthe Augustine Antoinette Chaplard.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Au n° 51 de la rue est installée la blanchisserie Péguy. Le patron est Alexis Isidore Péguy.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Il est né le 24 janvier 1884 au n° 4 de la Grande Rue d’Arcueil. Son père, Alfred Isidore, a 25 ans au moment de sa naissance. Il est charretier. Sa mère Isabelle
    Constance Diès est blanchisseuse.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Sur son acte de naissance un des témoins est son aïeul, Jean Baptiste Diès est également blanchisseur.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Alexis Isidore Péguy s’est marié le 9 mai 1908 avec Charlotte Sandrin. Ils ont eu deux fils, l’aîné, né en 1909, est mécanicien chez Citroën. Le second, né en 1912,
    est blanchisseur dans l’entreprise familiale au moment du recensement. Veuf à 57 ans, Alexandre Isidore se remarie en 1941 avec Louise Ernestine Presta.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Il y a bien d’autres blanchisseurs de la rue qui sont nés à Arcueil-Cachan&nbsp;; au total, ils sont 21 «&nbsp;patrons&nbsp;» ou «&nbsp;patronnes&nbsp;» nés dans la
    commune. Il y a aussi ceux qui sont nés autre part, en Ile-de-France, comme Alfred David, né en 1891, à Saint-Denis.</span>
  </p>
  <h4>
    <span style="font-size: 11pt; color: #800000;">Une société anonyme&nbsp;?</span>
  </h4>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Parmi les blanchisseuses et les blanchisseurs qui habitent rue Camille Desmoulins, nombreux sont ceux qui sont employés dans une blanchisserie non artisanale de
    Cachan.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Ainsi 11 salariés déclarent avoir comme employeur la <strong>«&nbsp;Société Anonyme de la Blanchisserie de Cachan&nbsp;</strong>» qui est installée tout près de là,
    rue Belle Image. Cette société avait d’ailleurs émis des actions.</span>
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x212/2/12/20/50/Action-blanchisserie.JPG" class="CtreTexte" alt="Action blanchisserie" height="212" width="300">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_ftnref11" href="#_ftn11"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt;"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-size: 11pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[<span style="font-size: 8pt;">11]</span></span></span></span></span></span></a>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Dans ce groupe de salariés, nous trouvons M.et Mme Heurteaux&nbsp;; il est garçon blanchisseur, elle est lingère.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Alphonse Désiré Heurteaux est né le 3 février 1868 chez sa mère, Marie Joséphine Verdier, blanchisseuse, 24 ans, au n° 26 de la rue Bronzac à Cachan. Cette dernière
    est célibataire. Sur son acte de naissance, il est reconnu par son père, Alphonse Victor Heurteaux, 26 ans, alors vernisseur sur cuir. Son aïeul paternel, Hippolyte Heurteaux, 64 ans, est témoin
    sur l’acte de naissance.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Son père, Alphonse Victor Heurteaux est né le 20 avril 1842, Hippolyte, son grand père, a 38 ans, il est maçon. Sa mère Marie Adélaïde Leconte a 33 ans. Elle est
    couturière. Elle est née le 15 novembre 1808 de Jacques Leconte, 44 ans, charretier, et de Marie Anne Tellier. Ces derniers habitent n°1 place de Cachan en 1870.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Alphonse Victor Heurteaux et Marie Joséphine Verdier, se sont mariés le 11 juin 1870, Entre-temps, lui est devenu blanchisseur, il habite au n° 20 rue Bronzac. Au
    moment de son mariage, il est en congé de libération du service militaire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Son épouse Marie Joséphine est née le 2 septembre 1843, de Jean Baptiste Théodore Verdier et de Marie Madeleine Thulot, blanchisseuse.</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 11pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x193/2/12/20/50/biervre.JPG" class="CtreTexte" alt="biervre.JPG" height="193" width="300"></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftnref12" href="#_ftn12"><span class="MsoFootnoteReference"><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[12]</span></span></span></a><strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><strong><span style="font-size: 11pt;">Des enfants changent de métiers.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">S’il y a encore beaucoup de blanchisseurs en 1926, certains de leurs descendants ont choisi d’autres métiers. Par exemple, Fernand Victor Bittner est «&nbsp;ouvrier
    en instruments chirurgicaux&nbsp;» et son épouse est ouvrière dans l’usine de lampes électriques Madza.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Sa mère est blanchisseuse et son père, employé de commerce. Il est né le 3 mai 1897 au n° 52 de la rue Camille Desmoulins dans l’immeuble où est installée la
    blanchisserie Dallet en 1926. Son père, François, a alors 26 ans et sa mère, Marie Anne Jacob, a 21 ans.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Celle-ci est blanchisseuse au moment de la naissance de son fils. Elle l’est toujours au moment du recensement de 1926. Elle travaille alors pour la blanchisserie
    Gobillot au numéro n° 48 de la rue.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Parmi les témoins de cette naissance, il y a Jules Château, marchand de vins au n°12 rue Camille Desmoulins. Marie Anne Jacob est née à Cachan, le 12 novembre 1875,
    au n° 8 de la voie de l’Y,<span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftnref13" href="#_ftn13"><span class="MsoFootnoteReference"><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[13]</span></span></span></a></span> de François Antoine Jacob, 46 ans, tonnelier et de Anne Lutinan, 32 ans, journalière.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 11pt;"><span style="color: #800000;">En 1926</span>,</span></strong><span style="font-size: 11pt;">l’habitant le plus ancien de la rue Camille Desmoulins est
    Adolphe Victor Romanet. Il a 86 ans. Il est né le 16 septembre 1840<span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftnref14" href="#_ftn14"><span class="MsoFootnoteReference"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[14]</span></span></span></a></span> du sieur Jean Baptiste Augustin Romanet, 45 ans, jardinier et
    de Marie Antoinette Dujardin, 35 ans, journalière.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Ses parents habitent le «&nbsp;hameau de Cachant&nbsp;» dans la commune d’Arcueil.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Un des témoins de sa naissance est le sieur Michel Adolphe Michon, 30 ans, «&nbsp;marchand carrier&nbsp;» de la commune.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Jean Baptiste Augustin, son père, est né le 16 ventôse de l’an IV (16 mars 1796) du citoyen Auguste Romanet, 31 ans, né le 3 février 1765 et de Catherine Robert, 26
    ans. Le père d’Auguste était voiturier, au moment de sa naissance en 1765.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Pour terminer, évoquons madame Caralps, née en 1882. Elle habite la rue comme directrice de l’école maternelle de Cachan. Depuis 1904 avec la construction de
    l’école primaire Paul Bert, l’école de la rue Camille Desmoulins n’est plus le seul édifice public sur le territoire du hameau de Cachan.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #800000;"><strong><span style="font-size: 11pt;">Aujourd’hui</span></strong></span> <span style="font-size: 11pt;">de nouveaux immeubles bordent la rue Camille Desmoulins, le
    long de la Bièvre qui reste la dernière empreinte de ce passé de labeur.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Il est probablement difficile pour les nouveaux Cachanais d’imaginer qu’ils résident là, où, des femmes et des hommes ont exercé des métiers particulièrement
    difficiles. Ceux-ci ont participé au devenir de ce qu’est notre ville aujourd’hui.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;">Le nom de Camille Desmoulins restera sans que nous ayons la certitude qu’il ait habité Cachan. Comment garder la mémoire dans notre patrimoine local de ceux qui ont
    fait cette rue&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 11pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">Marcel Breillot</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><br></span></strong>
  </p>
  <div>
    <span style="font-size: 12pt; color: #800000;"><strong>Cet article est publiè dans "Les Chroniques du Val de Bièvre" n° 68 &amp; 69.</strong></span>
  </div>
  <div>
    <span style="font-size: 12pt; color: #800000;"><strong>La revue peut être commandée à</strong></span> <span style="color: #0000ff; font-size: 12pt;">atelierdelabièvre@laposte.net</span>
  </div>
  <div>
    <hr size="1">
    <div id="ftn1">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[1]</span></span></span></span></a> G Joly, Ma poule à Cachant, Octobre 1993 Chroniques du Val de Bièvre N°1
      </p>
    </div>
    <div id="ftn2">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn2" href="#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[2]</span></span></span></span></a> Il existe une rue et une fontaine Bronzac à l’Hay les Roses. Lire le portrait
        de Pierre Bronzac par Oriane Hebert, Chroniques du Val de Bièvre N° 60, 2008
      </p>
    </div>
    <div id="ftn3">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn3" href="#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[3]</span></span></span></span></a> Né à Guise le 2 mars 1760, mort à Paris le 5 avril 1794. Il devient avocat le
        7 mars 1785.
      </p>
      <p class="MsoFootnoteText">
        Le 11 août 1792, Jacques Danton le nomme secrétaire du sceau. A ce titre, il doit aussi réorganiser la justice. Le 6 juin 1792, Camille Desmoulins est élu député à la
        Convention.<span>&nbsp;</span> Le 24 décembre 1792, il épouse Lucile Laridon Duplessis dont la famille a une «&nbsp;Maison de campagne&nbsp;» à Bourg- la- Reine.
      </p>
      <p class="MsoFootnoteText">
        Il est arrêté dans la nuit du 30 au 31 mars 1794 et incarcéré à la Prison du Luxembourg. Il monte les marches de l'échafaud en disant : "Voilà donc comment devait finir le premier apôtre de
        la Liberté !"
      </p>
      <p class="MsoFootnoteText">
        Lucile Desmoulins est guillotinée le 13 avril 1794.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn4">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn4" href="#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[4]</span></span></span></span></a> <a href="http://www.aide-en-histoire/">www.aide-en-histoire</a>
        geographie.com/images_corriges/4408.jpg
      </p>
    </div>
    <div id="ftn5">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn5" href="#_ftnref5"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[5]</span></span></span></span></a> Recensement de 1926, Archives de Cachan, Mairie de Cachan.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn6">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn6" href="#_ftnref6"></a><span style="color: #0000ff;"><span class="MsoFootnoteReference">[6</span>]</span> Créée administrativement depuis 1923.
      </p>
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span class="MsoFootnoteReference" style="color: #0000ff;">[7</span><span class="MsoPageNumber"><span style="color: #0000ff;">]</span> Pour <span>&nbsp;</span>le recensement, le chef de
        famille est le titulaire du logement, qu’il soit propriétaire ou locataire.</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn7">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn7" href="#_ftnref7"></a><span class="MsoFootnoteReference" style="color: #0000ff;">[8]</span> Archives municipales, ville de Cachan, Recensement 1926&nbsp;: (consignes pour les
        recenseurs): les chefs d’entreprise,<span>&nbsp;</span> les ouvriers à domicile, inscrire en colone13&nbsp;: Patron
      </p>
      <p class="MsoFootnoteText">
        Pour les employés ou ouvriers&nbsp;: indiquer le nom du patron ou de l’entreprise qui les emploie.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn8">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn8" href="#_ftnref8"></a><span class="MsoFootnoteReference" style="color: #0000ff;">[9]</span> Arcueil &amp; Cachan, Guide indicateur Banlieue, JE Auclair-Melot, 1926
      </p>
    </div>
    <div id="ftn9">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn9" href="#_ftnref9"></a>[<span style="color: #0000ff;">10]</span> http://www.memorialdelashoah.org/
      </p>
    </div>
    <div id="ftn10">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn10" href="#_ftnref10"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[10]</span></span></span></span></a> CPA , Rue Camille Desmoulins, Collection de l’auteur.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn11">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn11" href="#_ftnref11"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[11]</span></span></span></span></a> Action de la blanchisserie de Cachan, 1924, collection de l’auteur.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn12">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn12" href="#_ftnref12"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[12]</span></span></span></span></a> CPA, rue Camille Desmoulins entre la Bièvre et la rue, collection de
        l’auteur
      </p>
    </div>
    <div id="ftn13">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn13" href="#_ftnref13"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[13]</span></span></span></span></a> Aujourd’hui, rue du Chemin de fer.
      </p>
    </div>
    <div id="ftn14">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn14" href="#_ftnref14"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">[14]</span></span></span></span></a> <span style="color: black;">Jour de l’ouverture du procès de</span>
        <a title="Napoléon III" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_III"><span style="color: black;">Louis-Napoléon Bonaparte</span></a> <span style="color: black;">et de ses complices
        devant la Chambre des pairs. Il avait débarqué dans la nuit du 5 au</span> <a title="6 août" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/6_ao%C3%BBt"><span style=
        "color: black;">6</span></a><span style="color: black;">&nbsp;</span><a title="Août" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ao%C3%BBt"><span style="color: black;">août</span></a><span style=
        "color: black;">&nbsp;</span><a title="1840" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1840"><span style="color: black;">1840</span></a> <span style="color: black;">auprès de
        <span>&nbsp;</span></span><a title="Boulogne-sur-Mer" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Boulogne-sur-Mer"><span style="color: black;">Boulogne-sur-Mer</span></a><span style="color: black;">,
        avec l'espoir de rallier le</span> <a title="42e régiment d'infanterie de ligne" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/42e_r%C3%A9giment_d%27infanterie_de_ligne"><span style=
        "color: black;">42<sup>e</sup> régiment de ligne</span></a><span style="color: black;">. La tentative de ralliement est un échec total. Cernés, plusieurs conjurés sont tués ou blessés tandis
        que Louis-Napoléon est lui-même touché par une balle. Arrêtés et écroués, les conjurés sont traduits en justice. Source Wikipédia.</span>
      </p>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 20 Jan 2011 08:03:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a2cd955332b2e40d90d217acbf8e7b17</guid>
                <category>histoire</category>        <comments>http://www.breillot.com/article-la-rue-camille-desmoulins-en-1926-65371247-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[BREILLOT SYLVAIN, un Pédicure-Podologue à Cachan]]></title>
        <link>http://www.breillot.com/article-breillot-sylvain-pedicure-podologue-61249488.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="file:///C:/Users/Marcel/AppData/Local/Temp/moz-screenshot.png">
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">C'est fait,&nbsp; Sylvain a ouvert son cabinet de <strong><span style="color: #993300;">Pédicure Podologue</span></strong>&nbsp; à&nbsp; <span style=
    "color: #993300;">Cachan</span>.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Nous lui souhaitons bonne chance et tous nos voeux de&nbsp; réusites dans son entreprise.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Je constate qu'on lui a donné des avis trés favorables sur Google adresse.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Bravo.<br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x194/2/12/20/50/carte-de-visite.jpg" class="noAlign" alt="carte-de-visite.jpg" width="300" height="194"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 Nov 2010 19:03:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d6f1c2d0efbecdfd1cd2ea8c7daa686a</guid>
                <category>Divers</category>        <comments>http://www.breillot.com/article-breillot-sylvain-pedicure-podologue-61249488-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les blanchisseries de Cachan (suite)]]></title>
        <link>http://www.breillot.com/article-les-blanchisseries-de-cachan-suite-50983784.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 18pt; color: #993300;">Le parcours du linge dans la blanchisserie après 1945.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Selon Jeannine Nicolas, une pièce de linge passait 17 fois dans les mains des personnes qui travaillaient à la blanchisserie. Parcours entre le ramassage chez le
    client ou au magasin et sa livraison lavée et repassée&nbsp;: Ramassage, tri, accouplage, marquage, mise en paquet ou en filet, lavage, amidonnage, essorage, séchage, repassage, mise en paquets,
    livraison.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Dés l’âge de 15ans, Jeannine Nicolas préparait du petit linge en «&nbsp;accouplant&nbsp;», c’est-à-dire en cousant ensemble, des chaussettes sales, des mouchoirs,
    des culottes, des slips, des serviettes hygiéniques, etc.… avant qu’ils ne passent en machines à laver.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Ce travail peu ragoutant était imposé à l’adolescente qu’elle était alors.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #993300;">Le marquage du linge</span></span>&nbsp;</strong>:</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Il était très important de marquer le linge pour retrouver chaque pièce afin de la rendre à son propriétaire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les techniques de marquage du linge ont évolué au fil du temps. Pendant un certain temps le linge était marqué avec du fil rouge dès qu’il arrivait à la
    blanchisserie. Puis il l’a été avec de l’encre de chine. Ensuite, il a été marqué avec des étiquettes de couleurs différentes. Celles-ci étaient collées avec de l’acétone. Les petites pièces
    comme les mouchoirs étaient d’abord «&nbsp;accouplés&nbsp;» ou rassemblés ensemble pour avoir moins d’étiquettes à coller.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Tous les jours, il fallait changer de couleur d’étiquette ou de système de codage pour retrouver le linge. Yvette Belloc se souvient que, pour chaque jour de la
    semaine, il y avait un fil de couleur et une lettre de l’alphabet qui étaient différents pour éviter les confusions entre clients.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Plus tard, le linge était mis dans des filets qui étaient fermés avec des épingles. Des filets étaient faits pour chaque client.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Le linge était trié par catégorie&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">-&nbsp; Le linge de couleur claire</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">-&nbsp; Le linge épais&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">-&nbsp; Le linge très sale.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Parmi les linges les plus difficiles à préparer, il y avait les tabliers des ouvriers de l’usine de charcuterie GEO du Kremlin Bicêtre, les pantalons de pyjama des
    hôpitaux. En effet, il fallait défaire tous les nœuds des cordons qui servent de ceinture aux tabliers ou aux pyjamas. Les essuie-mains des «&nbsp;essuie- matics&nbsp;» (essuie-main) qui sont
    dans les toilettes des hôtels ou des usines sont également particulièrement difficiles à préparer avant le lavage.</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><br></span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #993300;">Le lavage et l’amidonnage</span></span><span style=
    "text-decoration: underline;">&nbsp;:</span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><br></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Plusieurs produits étaient utilisés pour le lavage. L’adoucisseur d’eau en pastille ou en granulé «&nbsp;gros sel&nbsp;» pour enlever le calcaire. La poudre à laver
    avec de l’eau de Javel ou de l’eau oxygénée, ou encore le «&nbsp;bleu à linge&nbsp;» pour blanchir le linge.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">L'hydrosulfate de sodium était une poudre blanche avec une très légère odeur soufrée. Il se décomposait dans l'eau chaude et enlevait l’odeur de Javel.
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Le borax était un agent de blanchissement pour lessive. La rubigine servait pour enlever les taches de rouille. L’esprit de sel était utilisé pour enlever la
    graisse sur les bleus de travail.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Avant la guerre, les chemises étaient lavées le col à l’envers, ensuite il fallait rouler la chemise pour l’amidonner et passer le «&nbsp;mouillon&nbsp;» pour
    enlever les taches d’amidon. Pour le lavage des nappes, l’amidon liquide était mis directement dans les barbottes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;Simone Danicourt préparait son amidon elle-même. Souvent, le linge avait des taches indélébiles en particulier «&nbsp;les taches jaunes&nbsp;» qu’il était
    impossible de faire partir. Le sel mis sur les nappes lorsque du vin était renversé brûlait le linge et cela faisait des trous qu’il fallait faire expertiser lorsque le client demandait à être
    indemnisé. Les grosses blanchisseries comme ELIS ont fait travailler des laboratoires spécialisés sur ces questions. Pour l’essorage, afin qu’i soit plus efficace les draps étaient pliés, tordus
    puis tapés sur la planche à laver.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les rideaux étaient mis sur «&nbsp;un métier à picots&nbsp;». C’était un cadre pour tendre les rideaux. Il permettait de les amidonner et de les sécher. Les tissus
    ont beaucoup évolué, que ce soient les cotons ou les tergals pour les rideaux, les nylons pour les blouses. Cela a eu beaucoup d’incidence sur la façon de laver le linge. Souvent, il était lavé
    et pendu aussitôt pour le séchage.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les blanchisseuses livraient le linge «&nbsp;aux clients ou Bourgeois&nbsp;» dans des paniers d’osier qu’elles appelaient des «&nbsp;baladeurs&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #993300;">Le repassage du linge&nbsp;:</span></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #993300;"><br></span></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Simone Danicourt avait 2 repasseuses en boutique à Arcueil en 1960. Celles-ci repassaient le linge à la main.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Yvette Belloc se souvient des machines pour repasser qui avaient une forme adaptée aux pantalons.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les cuvettes des machines à repasser étaient en fonte et en acier. Il fallait les nettoyer 2 fois par jour avec de la toile Emery pour enlever les traces de lessive
    et de calcaire. Ensuite, les cuvettes étaient enduites avec une couche de paraffine qui était lissée avec un morceau de vieux drap. L’amidon cuit était aussi utilisé pour certains empesages
    importants.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Un drap de trousseau pesait 1,5 kilogramme. Plus tard, les draps en polyester furent beaucoup plus légers. Les draps en satin étaient difficiles à repasser car ils
    glissaient de la machine à repasser.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les repasseuses utilisaient des gros paniers en osier, «&nbsp;les mannes&nbsp;», pour mettre les chemises avant de les repasser. Elles faisaient cuire leur repas
    sur «&nbsp;le poêle à repasser&nbsp;».&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #993300;">Les blanchisseries de Cachan</span></span></strong><span style=
    "text-decoration: underline;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><span style="text-decoration: underline;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>La blanchisserie BEL</strong> <strong>au 23 rue Cousté.</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Yvette Belloc</strong> y était repasseuse.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Vers 1975, les blanchisseries importantes étaient les blanchisseries&nbsp;: Lefèvre (anciennement Afchain), David, Druhen.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Il en restait moins de 10 sur Cachan. Aujourd’hui, il n’y a plus qu’une blanchisserie à Cachan, la blanchisserie BEL.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Yvette Belloc se souvient du jour où son mari a aidé l’installateur de la nouvelle chaudière à gaz.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Il fallut démonter l’ancienne, qui était très lourde, avec des briques réfractaires à l’intérieur. Ensuite, l’installation de la nouvelle chaudière a été toute une
    affaire quand il a fallu la faire rentrer dans la
    blanchisserie.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><img src="http://img.over-blog.com/300x202/2/12/20/50/image-yvette-1.JPG" class="noAlign" alt="image yvette 1" height="202" width="300"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Yvette a travaillé 42 ans dans cette blanchisserie. Les premières années, elle a apprit à trier le linge sale. Plus tard, elle repassait les «&nbsp;bleus de
    travail&nbsp;» à la presse tournante, puis, elle a apprit à faire les chemises&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;d’abord les cols, puis les manches.&nbsp;» Ensuite, elle a fait de la teinturerie avec le
    détachage.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;La journée de travail type était&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le tri du linge sale</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; la teinturerie, le détachage</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le repassage des pantalons à la presse</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; le repassage des jupes à la vapeur.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Le travail à la blanchisserie, c’était être debout toute la journée dans la chaleur et souvent la vapeur. Aujourd’hui, les personnes qui travaillent dans la
    blanchisserie sont toujours payées au SMIG.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Parmi ses souvenirs dans cette blanchisserie, Yvette Belloc a vu tourner des films comme «&nbsp;Tenue de soirée&nbsp;» de Bertrand Blier avec des acteurs comme Jean
    Yanne ou Daniel Prévôst. Ceux-ci n’étaient pas toujours très sympathiques avec les employés de la blanchisserie, se souvient-elle.<span style="font-size: 8pt;"><a href=
    "index.php?module=admin&amp;action=publicationArticles:editPublication&amp;ref_site=1&amp;nlc__=231274705940#_ftn28"><span style="color: blue;">[28]</span>&nbsp;</a></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La <span style="color: #993300;"><strong>blanchisserie CHUET- BIZZARI</strong></span> était au 13/15 rue Cousté.&nbsp; C’était la blanchisserie des parents de
    <strong>Jeannine Nicolas.</strong>&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Au n° 15 en 1918 se trouvait la blanchisserie&nbsp;Roger&nbsp;: «&nbsp;<em>Le patron, Anatole Henri Roger était né le 16 mai 1872 à l’Hay les roses. Ses parents,
    Henri Alexandre&nbsp;&nbsp; Roger (47 ans) et Désirée Berrois (32 ans) étaient «&nbsp;entrepreneur en voitures publiques&nbsp;» et couturière.&nbsp; Anatole Henri Roger s’était marié le 21
    janvier 1893 avec Félicitée Marie Augustine Lacointe, née à Boulogne
    Billancourt.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em>Ils étaient tous les deux blanchisseurs au moment de leur mariage, l’épouse habite au n° 49 rue Camille Desmoulins. Les témoins du mariage étaient Louis et
    Hyppolite Roger, frères du marié, tous les deux charretiers à l’Hay et Paul Lacointe, oncle de l’épouse, blanchisseur à Boulogne Billancourt (autre ville de blanchisseurs). Anatole Henri Roger,
    outre son métier de blanchisseur, avait la responsabilité de la fanfare de Cachan. Les parents de Félicitée Marie Augustine Lacointe étaient Pierre Augustin Lacointe (décédé en 1887 au n° 49 de
    la rue Camille Desmoulins) et Marie Eléonore Lefebvre, tous les deux blanchisseurs.</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em>Anatole Henri Roger avait une fille, Berthe née le 23 mars 1901, elle épousait Léon Emile Jules Chuet, le 15 avril 1922, cuisinier. Il était né le 16 octobre
    1898. Avec son frère Max, leur fille Jeannine, née le 30 octobre 1924, a été blanchisseuse dès l’âge de 15 ans et jusqu’en 1974 dans la blanchisserie de leur grand père au n° 15 rue Cousté.
    Ensuite, elle travailla hors de Cachan.</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em>Elle épousera Monsieur Robert Nicolas, tôlier en prototype. Elle nous raconte qu’en 1939 la blanchisserie avait 3 camions dont un, «&nbsp;celui qui avait une
    publicité pour «&nbsp;la vache qui rit&nbsp;». Celui-ci a servi à toute la famille pendant l’exode&nbsp;».</em> Ou encore&nbsp;que : <em>«&nbsp;Son grand-père qui livrait le linge avec des
    chevaux avait dû les abattre pendant la
    guerre.&nbsp;»&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em>&nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/300x199/2/12/20/50/mr-chuet.JPG" class="CtreTexte" alt="mr chuet" height="199" width="300"></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Dés les années 1930, Monsieur Chuet avait acheté des stocks de linges de maison dans la perspective de les louer à ses clients. De ce point de vue, il était plutôt
    novateur, car aujourd’hui les grandes blanchisseries sont souvent des loueurs de linge.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Au moment de l’exode, la blanchisserie a été fermée 2 mois. C’est le grand–père de Jeannine qui a fermé la blanchisserie car le départ avait été
    précipité.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><em>&nbsp;</em>Pendant la décennie 1940/50, la blanchisserie Chuet-Bizzari disposait de 5/6 machines, des «&nbsp;laveuses – barbotes&nbsp;» qui pouvaient laver
    entre 50 et 100 kg de linge à la fois. La cuve était divisée avec 3 pans dans le sens de la longueur.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Puis les machines ont été construites avec des compartiments. Elles nécessitaient beaucoup d’entretien. Tous les samedis, il fallait enlever le calcaire qui se
    déposait dans les cuves. Cela se faisait avec un burin et «&nbsp;c’était difficile à faire&nbsp;». Puis il fallait gratter avec de la toile Emery.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Le toit de la blanchisserie était constitué d’une grande verrière. De ce fait, les changements de température à l’extérieur étaient très sensibles l’hiver. Il
    arrivait même que le mazout soit gelé. La blanchisserie disposait d’une citerne de 20&nbsp;000 litres dont il fallait faire le plein deux fois par mois. L’achat de ce «&nbsp;fioul lourd&nbsp;»
    nécessitait de disposer d’une trésorerie importante. Beaucoup de blanchisseries ont fermé en 1974 lors de la crise pétrolière qui a fait flamber les prix.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Cette crise provoqua une augmentation très considérable du mazout. Certaines blanchisseries en achetèrent «&nbsp;au noir&nbsp;» par des moyens peu avouables. L’eau
    était pompée dans la Bièvre à cette époque. La blanchisserie disposait de plusieurs pompes électriques.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La blanchisserie possédait aussi de deux puits. La question de l’approvisionnement en eau a toujours été importante. Ainsi, une teinturerie installée en amont vers
    ce qui est aujourd’hui la place Jacques Carat rendait souvent les eaux toute rouges. L’eau était particulièrement calcaire. L’hiver il arrivait que les arrivées d’eau soient gelées. Il fallait
    les dégeler. Les eaux sales allaient à l’égout car la blanchisserie y avait été raccordée après la couverture de la Bièvre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les soirs d’hiver, il fallait mettre en route le «&nbsp;réchauffage du mazout&nbsp;». Par grand froid, on démarrait le travail du linge avec une heure de retard le
    matin.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Lorsque le linge était lavé, il était basculé dans le chariot pour l’emmener à l’essorage dans d’autres machines. C’était des centrifugeuses de marque De
    Souza.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les tuyaux des «&nbsp;sécheuses&nbsp;» qui amenaient la vapeur étaient recouverts d’amiante bleue enduite de plâtre pour les maintenir en température mais aussi
    pour éviter que les employés ne se brûlent. Des poêles électriques ont été installés pendant la guerre 39/45.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">En 1940, alors qu’elle livrait du linge sur les Champs Elysée, Jeannine Chuet abandonna son «&nbsp;baladeur&nbsp;» sur un banc car elle ne voulait que l’on sache
    qu’elle était blanchisseuse et elle craignait d’être reconnue devant le cinéma où elle allait assez régulièrement.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Pendant la guerre, il fallait travailler toute la nuit parce qu’il y avait des coupures du courant électrique pendant la journée.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Monsieur Bizzari, le patron, était d’origine italienne comme son ami Lazare Ponticelli (le dernier des poilus de la guerre 14/18) à qui il avait acheté le 13 rue
    Cousté en 1945 (habité par une autre blanchisseuse, Madame Beurdelet qui avait tenu la blanchisserie du 13. Elle avait fermé la blanchisserie pendant la guerre, puis elle a travaillé chez
    Monsieur Chuet au N°15 de la rue Cousté).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Aujourd’hui, ces immeubles appartiennent à la SAIEM de Cachan, par contre la blanchisserie a été transformée en atelier de fabrication de «&nbsp;volets
    coupe-feu&nbsp;» Une des composantes de ces volets était l’amiante. Des anciens ouvriers sont aujourd’hui malades pour avoir travaillé dans cet atelier.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Ensuite l’atelier a été acheté pour installer un atelier de découpage industriel, c’est une entreprise Lyonnaise.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Outre le fait qu’il était propriétaire à Cachan, Monsieur Ponticelli, avec sa société entretenait la plupart des cheminées des blanchisseries de Cachan. Chaque
    année, les cheminées des blanchisseries étaient badigeonnées au goudron pour les protéger de l’oxydation. Avec son entreprise, il entretenait également les chaudières qui avaient des
    pannes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Pendant la guerre, Jeannine Nicolas se souvient «&nbsp;d’un ouvrier qui était caché&nbsp;» par son beau-père, Monsieur Bizzari. Celui était d’origine juive.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Sylvain Lafforge a aussi travaillé à la blanchisserie, dans le même moment, il était engagé dans la résistance avec son frère le chanteur René louis Lafforge,
    Sylvain sera tué par la milice dans le parc de la Roseraie à l’Hay les Roses.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Jeannine Nicolas se souvient aussi de ses camarades d’école qui sont devenus blanchisseuses ou blanchisseurs. Ainsi les deux fils de la blanchisserie Fournier au n°
    44 de la rue C. Desmoulins qui ont perpétué l’entreprise familiale.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Son amie, Jeannine Vasseur, est aussi devenue blanchisseuse avant d’épouser Monsieur Robert Bognon, fils de blanchisseurs cachanais installé au 24 de la rue du
    Docteur Hénouille. A l’école Paul Bert, Jeannine «&nbsp;était la plus forte physiquement&nbsp;» aussi les institutrices lui demandaient toujours d’aller chercher les outils pour le jardinage chez
    le maire Monsieur Eyrolles.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Son jeune Frère Max est lui aussi devenu blanchisseur.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Avant la guerre, l’école Paul Bert était divisée en deux avec un côté fille et un côté garçon. L’infirmerie était installée côté garçon. Jeannine Nicolas se
    souvient de ses camarades de classes «&nbsp;qui se disaient malades pour aller du côté des garçons&nbsp;». Elle dit avoir souvent était embrassée par Monsieur Léon Eyrolles, alors Maire de
    Cachan, lorsqu’elle venait chercher les outils de jardinage pour l’école dans sa maison de l’ETP. Par ailleurs, le maire venait toujours remettre les prix de fin d’année aux élèves des
    classes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Adolescentes ou jeunes adultes certaines blanchisseuses, comme d’autres cachanaises, rêvaient de «&nbsp;beaux mariages&nbsp;» et donc d’épouser un des étudiants de
    l’ETP ou de l’institut Lapparent. Un grand nombre de ces futurs ingénieurs venaient de nombreux pays du monde et pouvaient représenter un «&nbsp;beau parti&nbsp;». «&nbsp;Les filles allaient
    traîner autour de l’ETP&nbsp;». Elles allaient aussi aux bals d’Arcueil ou dans la salle des fêtes de la mairie de Cachan. Les membres du groupe ce souviennent que les jeunes de l’époque avaient
    «&nbsp;du mal à s’entendre avec les jeunes d’Arcueil&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La blanchisserie CHUET- BIZZARI avait environ 45 employés dont par exemple :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">2 marqueuses, 2 laveurs, 3 essoreurs, 5 sécheuses --repasseuses dont 3 «&nbsp;engageuses&nbsp;», 1 façeuse qui pliait le drap (avec le rebord brodé bien au dessus
    de la pile), 6 repasseuses dont 1 pour les chemises à amidonner, 4 chauffeurs.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">D’autres personnes travaillaient au pressing à sec.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La blanchisserie a été fermée lors de la crise de 1974.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Ensuite, Jeannine Nicolas est devenue responsable d’atelier dans la blanchisserie Fontaine de Malakoff. A partir de 1976, cette nouvelle blanchisserie où
    travaillait Jeannine Nicolas traitait 60 à 80 tonnes de linge par semaine. Le linge était pesé avant d’entrer dans le tunnel du train de lavage. Ensuite, il passait dans des «&nbsp;pré-séchoirs,
    démêleurs&nbsp;» puis dans des presses où il était séché le linge. Elle employait 150 personnes. Il y avait 13 nationalités différentes chez les employés. Cette blanchisserie avait 7 camions de
    livraisons. Parmi les clients prestigieux de cette blanchisserie, Jeannine Nicolas a eu à prendre en charge «&nbsp;la valise ou la malle&nbsp;» du linge venant du palais de l’Elysée. Elle a donc
    entretenu le linge du Président François Mitterrand.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La blanchisserie «&nbsp;c’était souvent travailler jusqu'à minuit voir 2 heures du matin&nbsp;». Pour le service «&nbsp;petits paquets&nbsp;», Jeannine passait la
    nuit du mercredi à travailler. Souvent, elle a titubé de fatigue dans la cour de la blanchisserie. Elle avait rarement des week-ends et jamais de vacances.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La <span style="color: #993300;"><strong>blanchisserie ROUDIER</strong></span> était installée au 22 rue Etienne Dolet.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Elle a été achetée en 1976 par Monsieur et Madame <strong>Simone Danicourt.</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">En 1926<em>, «&nbsp;Le patron était <strong>Madame Veuve Roudier.</strong> Elle était née Amélie Naudin, le 31 décembre 1872 à Bagneux. Son père Emile Naudin était
    cantonnier au moment du mariage de sa fille. Il avait 57 ans, il habitait à Arcueil-Cachan au n° 75 route d’Orléans. Sa mère, Hortense Potel avait 57 ans.&nbsp; Amélie Naudin avait épousé, le 26
    mars 1894, Louis Joseph Roudier, né le 28 octobre 1871, il était blanchisseur. Elle était veuve depuis le 29 juillet 1902. En effet, son mari était décédé à l’âge de 31 ans à son domicile au n°
    28 rue Camille Desmoulins. Les parents de ce dernier, Camille Roudier et Marie Désirée Verdier demeuraient au n° 37 rue Camille Desmoulins à Cachan. Ils étaient, l’un et l’autre, blanchisseurs au
    moment du mariage de leur fils en 1894. Camille Roudier était décédé le 21 mars 1903 à Arcueil-Cachan, peu après un de ses fils. Il y était né le 24 juillet 1837 de François Roudier,
    maçon.&nbsp;»</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La blanchisserie Roudier avait été rénovée dès 1939. Les parents de Monsieur Roudier séchaient encore le linge dans les séchoirs dans les étages des bâtiments ou au
    dehors lorsque le temps le permettait.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Dès 1950, les chaudières au Cooke en briques réfractaires ont été remplacées par des chaudières verticales «&nbsp;Baratta&nbsp;» au fioul.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Elle disposait d’un puits où elle pompait de l’eau. Elle avait plusieurs «&nbsp;bâches&nbsp;» installées en hauteur dans l’atelier pour disposer de réserves d’eau
    suffisante.&nbsp; Au moment de la vente, Monsieur Roudier a indiqué qu’il avait une autorisation pour rejeter les eaux sales dans la Bièvre. &nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Pendant les récents travaux du tunnelier, Avenue Cousin de Méricourt, la nappe phréatique s’était asséchée. Depuis que ces travaux sont terminés, la nappe est de
    nouveau présente.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Avant l’achat de la blanchisserie Roudier, Simone Danicourt tenait une boutique, au 50 rue Emile Raspail à Arcueil, aujourd’hui Marius Sidobre. A partir des années
    1950, l’arrivée des machines individuelles à laver le linge dans les foyers les plus aisés a changé la clientèle. &nbsp;Il y a eu beaucoup moins de «&nbsp;petits paquets. Simone Danicourt prenait
    des filets de linge au poids. Les clients faisaient le tri de leur linge. Les clients pouvaient demander que leur linge en filet leur soit rendu seulement lavé, ou bien&nbsp; essoré ou encore
    séché. Les filets étaient repérés avec une épingle particulière selon la commande. Les prix étaient en fonction du service rendu. Dans l’arrière boutique, il y avait un poêle à coke toujours
    chauffé à rouge où étaient réchauffés au moins 20 fers à repasser en même temps</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Simone Danicourt nous indique que, dans sa boutique, le «&nbsp;service petits paquets&nbsp;» (de linge) était plus intéressant sur le plan économique.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">En 1976, à la blanchisserie, l’ancien calorifère (séchoirs) était toujours existant mais il ne servait plus. Le socle de ce calorifère était fait avec des cailloux
    sur lequel étaient déposées les braises. Le linge était étendu au dessus pour le <a name="_ftnref40"></a>&nbsp; séchage.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">En 1976, il y a eu pendant quelques temps, 2 «&nbsp;Blanchisseries de la Bièvre&nbsp;»&nbsp;; celle du 22 rue Etienne Dolet et celle du 23 rue Cousté, cela à cause
    d’un problème d’ordre d’enregistrement dans les registres à la chambre de commerce. Cela a engendré beaucoup de confusions, en particulier pour le courrier et les factures, la marchandise. Chaque
    blanchisserie recevait ceux de l’autre. Puis Mr et Mme Danicourt ont changé le nom de leur blanchisserie qu’ils ont appelée&nbsp;«&nbsp;Blanc et Couleurs&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La 2<sup>ème</sup> «&nbsp;Blanchisserie de la Bièvre&nbsp;» appartenait à Monsieur Prévôt (anciennement Mme Chassaing). Depuis 2002, elle est devenue la
    blanchisserie BEL où travaillait Yvette Belloc. Celle de Simone Danicourt a fonctionné jusqu’en 2007.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La blanchisserie Danicourt avait 3 machines à laver. Dans les anciennes machines, le linge était très tassé. Il était très lourd lorsqu’il fallait le sortir de la
    machine. Plus tard, les machines ont été conçues pour renverser le linge directement dans les chariots. Ses machines disposaient d’une arrivée d’eau mais aussi d’une arrivée de vapeur.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Cette vapeur venait d’une chaudière proche de la machine. Au début, elles étaient à charbon puis des brûleurs à gasoil ont été installés. Ensuite, elles ont été au
    gaz ou électrique. Il y avait souvent des fuites de gasoil sous les brûleurs, il fallait mettre de la sciure pour éviter qu’il ne s’étale trop loin. La blanchisserie de Simone Danicourt a compté
    jusqu’à 30 salariés. Il y avait 3/4 lingères, couturières, raccommodeuses, 6 / 8 repasseuses machines dont 4 ou 5 qui mettaient le linge à l’arrière de la machine (en particulier les draps) et 3
    ou 4 à l’avant de la machine qui récupéraient les draps repassés.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Elles faisaient la finition et le pliage avant de mettre le linge dans les chariots. 6 personnes travaillaient sur les machines à repasser les chemises et les
    blouses dont une qui pliait les chemises. Par ailleurs, il y avait un mécano pour l’entretien permanent des machines et des tuyauteries, un gardien. Il y avait 3 ou 4 chauffeurs avec des ripeurs
    pour livrer le linge. Le linge était livré sur Paris et dans toute la banlieue.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Simone Danicourt a repassé les fraises et les jabots des costumes de théâtre de la «&nbsp;Maison Pontet&nbsp;» qui était installée auprès de l’Opéra à Paris.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Le fils d’un des anciens chauffeurs/livreurs de Simone Danicourt, Monsieur Denorme, a ouvert des pressings dont un dépôt place Jacques Carat à Cachan. Celui-ci,
    David Denorme, s’il a des clients cachanais, il a aujourd’hui en charge le linge de l’Elysée dont celui de l’actuel président de la République. Il a aussi ouvert un pressing avenue Jean Jaurès à
    Arcueil.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Simone Danicourt se souvient avoir repassé pour dépanner ce pressing au début de sa retraite.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #993300;">La concurrence commerciale.</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Jeannine Nicolas considère, que dès après la guerre, le monde des blanchisseries, «&nbsp;c’était la jungle&nbsp;». La concurrence était particulièrement exacerbée.
    Beaucoup tentaient de casser les prix.<span style="font-size: 8pt;"><a href=
    "index.php?module=admin&amp;action=publicationArticles:editPublication&amp;ref_site=1&amp;nlc__=231274705940#_ftn41"><span style="color: blue;">[41]</span></a></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Même pour aller se faire payer par les hôpitaux de Paris «&nbsp;il fallait faire des cadeaux&nbsp;» (chocolats, champagne) aux fonctionnaires pour que sa facture se
    retrouve en haut de la pile des factures à payer. Avec les pressings et les teintureries, qui étaient nos clients, «&nbsp;c’était aussi très difficile, il fallait toujours faire des
    réductions&nbsp;».&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La concurrence était rude. La même blanchisserie pouvait faire des prix assez différents aux divers pressings pour les avoir comme clients.&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Yvette Belloc se souvient que faire la facturation était un vrai casse-tête avec tous ces prix différents.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les blanchisseries de Cachan faisaient peu de publicité. «&nbsp;Il y en avait seulement sur les camions de livraison&nbsp;». Sinon, c’est le bouche à oreille qui
    fonctionnait assez bien.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Simone Danicourt se souvient qu’après 1990, la «&nbsp;sécheuse-repasseuse&nbsp;» pour les draps pouvait en faire entre 400 et 600 à l’heure.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Il s’agissait là des draps de location en polyester.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les draps des clients individuels particuliers «&nbsp;les bourgeois&nbsp;» étaient traités beaucoup moins rapidement, environ 200 à l’heure, pour avoir une plus
    grande qualité de repassage. Ils étaient introduits à la main dans la sécheuse-repasseuse car souvent ils étaient confectionnés dans un tissu de meilleure qualité que ceux des hôtels. En
    particulier les draps en «&nbsp;métis&nbsp;»</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Par ailleurs, Il fallait gérer les produits de lessive qui étaient installés en hauteur comme les «&nbsp;Bâches&nbsp;» qui étaient des réserves d’eau...</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Simone Danicourt faisait la comptabilité, les paies, les factures le samedi et le dimanche ainsi que toutes les taches administratives. Dans le même temps, elle
    s’occupait également de la boutique d’Arcueil. Le petit linge était repassé à la main à la boutique. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Il n’y avait aucun congé, ainsi le jour du mariage de sa fille, son mari a dû livrer du linge à un hôtel. La plupart des hôtels n’avaient pas assez de stock de
    draps, il fallait les livrer dès le lendemain,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Dès les années 60, les vêtements tels que les costumes ont été nettoyés au «&nbsp;perchlore&nbsp;» et ventilés à sec. Les ouvriers qui faisaient le nettoyage à sec
    allaient à la médecine du travail tous les mois. L’odeur de ce produit rendait malade Jeannine Nicolas qui en a un très mauvais souvenir.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Mais les blanchisseries ont surtout continué à laver les draps, les bleus de travail, les blouses, les voilages lavés à sec, les nappes en papier. Puis les clients
    ont été Air France (têtières, serviettes de table, plaids,) ou les hôpitaux. Aujourd’hui, la blanchisserie de Simone ne fonctionne plus. Elle a un temps était louée pendant quelques années , elle
    s’appelait alors la blanchisserie d’Ile de France.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #993300;">Les blanchisseries dans Cachan et les autres commerçants.</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #993300;"><br></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les blanchisseries de Cachan étaient en relation plus ou moins importantes avec d’autres artisans et commerçants des «&nbsp;métiers du linge&nbsp;»&nbsp;:
    couturières, corsetières, bonnetières etc.…</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Rue Cousté, par exemple, il y avait une fabrique de «&nbsp;canadienne&nbsp;», vestes que les hommes portaient beaucoup l’hiver.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Rue Etienne Dolet, Madame Margueritte Boivin était couturière comme beaucoup d’autres cachanaises.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Monsieur Tyszelman était chapelier avenue Dumotel.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Mais celle dont le souvenir est encore très présent dans le groupe, est la bonnetière Laurette, installée au n° 20 de la rue Camille Desmoulins. En effet, Laurette
    passait dans toutes les blanchisseries pour vendre aux blanchisseuses, aux repasseuses de nombreux produits de mercerie, des sous-vêtements, des «&nbsp;broderies anglaises&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les blanchisseuses qui faisaient de longues journées de travail n’avaient pas le temps d’aller faire ce type de courses. Laurette venait tous les mois sur leur lieu
    de travail pour vendre ses «&nbsp;produits de la mode&nbsp;» avec un succès certain.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">D’autres commerçants passaient régulièrement dans les blanchisseries, par exemple, un bijoutier passait tous les trimestres.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Un représentant leur proposait aussi «&nbsp;les bons de la Semeuse » qui leur permettait des achats à crédit à la Samaritaine. «&nbsp;Pour les habits, on allait à
    «&nbsp;La Belle Jardinière&nbsp;». On achetait à crédit avec les bons de La Semeuse. On allait les chercher au siège, rue du Louvre. C’était un crédit sur 6 mois. Beaucoup de commerçants
    acceptaient les bons de la Semeuse comme mode de paiement.&nbsp;»</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les anciens de Cachan se souviennent également de la chemiserie Descamps où ils faisaient retourner les cols et les poignets usés de leurs chemises pour les porter
    plus longtemps.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Par ailleurs, souvent des voisins des blanchisseries se plaignaient des fumées qui s’échappaient des cheminées des blanchisseries lorsque les brûleurs des
    chaudières étaient mal réglés. Cela salissait leur linge qui était étendu dehors pour le séchage. On disait que «&nbsp;La mairie surveillait, depuis son beffroi, les cheminées des
    blanchisseries&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Parfois l’hiver, «&nbsp;les voisins étaient aussi inquiets par les vapeurs qui s’échappaient des blanchisseries&nbsp;» se souvient Yvette, alors que cette vapeur
    n’était pas salissante.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Il y avait parfois des difficultés de cohabitation, pourtant, ce sont les blanchisseurs qui ont fait ce quartier comme le montre le tableau généalogique en
    annexe.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 14pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #993300;">Les blanchisseries d’aujourd’hui</span></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 14pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #993300;"><br></span></span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 12pt;">Elles sont complètement automatisées. Les images en sont donc très différentes, le travail aussi. Nous mesurons le chemin parcouru.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Le traitement du linge des collectivités et des entreprises est complètement automatisé.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">A Cachan, seule l’architecture des bâtiments construits à la fin du 19<sup>ème</sup> siècle rappelle encore le passé du quartier Cousté / Dolet.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La blanchisserie industrielle est composée en France de plusieurs secteurs distincts :</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">La <strong>blanchisserie industrielle privée</strong> travaillant dans les secteurs hôtellerie-restauration, Santé, industrie, en blanchissage et location
    -entretien de linge.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Un secteur public de la Santé</strong> conservant de nombreuses <strong>blanchisseries hospitalières</strong> de toutes tailles allant d’unités de moins de
    500 kg/jour à des unités allant jusqu’à 25 tonnes/jour de linge traité.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Enfin il y a des <strong>blanchisseries “de gros” généralistes</strong> allant des très petites entreprises à des unités industrielles. Les plus petites travaillent
    à la fois directement pour les particuliers ou réalisent la sous-traitance blanchisserie pour les pressings (petits paquets). Les plus importantes concurrencent les loueurs de linge sur
    l’hôtellerie restauration, la Santé et l’industrie mais souvent en proposant une offre de blanchissage de linge (la location ne représentant qu’une part marginale dans leur CA mais en
    développement).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Le Chiffre d’affaires de la profession :</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Sur l’ensemble du marché de la blanchisserie industrielle qui représente 2,4 milliards d’euros, les loueurs assurent 82% du chiffre d’affaires global (96
    entreprises).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les blanchisseurs hospitaliers ont une production de 450 000 tonnes de linge valorisées à 680 Millions d’euros (environ 638 établissements).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les blanchisseries de gros (privés indépendants) représentent environ 600 entreprises réalisant 290 millions d’euros de chiffre d’affaires.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Le secteur du travail protégé pour les handicapés (ESAT et EA) est aussi un acteur en croissance avec 485 établissements réalisant 70 millions d’euros de chiffre
    d’affaires.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Nous n’avons trouvé aucun élément concret sur les blanchisseries installées dans les prisons comme dans la prison des femmes à Rennes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #993300;">En guise de conclusion</span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #993300;"><br></span></span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Nous espérons que l’évocation du souvenir de ce qu’ont été certaines blanchisseries de Cachan et surtout le travail des blanchisseuses aura intéressé notre
    lecteur.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Pour imaginer l’avenir de notre commune, il faut connaître ce passé. Il engendrera longtemps des contraintes de toutes sortes difficilement compréhensibles sans
    élément de cette histoire. Les traces des blanchisseries dans Cachan sont indélébiles dans le tracé de nos rues qui restent parallèles aux bras de la Bièvre mais aussi dans les immeubles qui ont
    cette architecture si particulière avec leurs anciens 2èmes étages conçus pour le séchage du linge.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">En 1938, L-L Veyssière nous disait&nbsp;: <em>«&nbsp;Il fut un temps, où la presque totalité des femmes d’Arcueil et Cachan étaient laveuses ou repasseuses,….Chaque
    établissement n’employait guère qu’un seul garçon blanchisseur…..Aussi dans la plupart des ménages ouvriers, l’homme était carrier et la femme blanchisseuse….</em>&nbsp;»</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Cinquante six ans plus tard, Jacques Carat écrivait&nbsp;: «&nbsp;<em>Les projets d’urbanisme eux-mêmes, avec, par exemple, l’idée de redessiner dans le centre
    ville le cours de la Bièvre aujourd’hui canalisée, répondent à ce même désir de ne pas trahir un passé qu’on ne peut définitivement figer.&nbsp;»</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Des Cachanaises et des Cachanais ont encore des parents qui ont travaillé dans ces blanchisseries.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">D’autres Cachanais rencontreront le tracé de la Bièvre. Ils pourront peut être un peu savoir répondre aux questions de leurs enfants ou leurs amis.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Comme rédacteur de ce fascicule, je voudrais remercier Jeannine, Simone, Yvette, pour leur participation dynamique, pour leur recherche dans leurs souvenirs mais
    aussi de documents.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #0000ff;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Cette&nbsp; brochure sur les "Blanchiseries de Cachan" est disponible au Centre socioculturel: la Maison Cousté, 19 rue
    Cousté, 94230 CACHAN</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 24 May 2010 15:56:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ac78022ba8db9eac84d81e3175c58fe1</guid>
                <category>histoire</category>        <comments>http://www.breillot.com/article-les-blanchisseries-de-cachan-suite-50983784-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les blanchisseries de Cachan]]></title>
        <link>http://www.breillot.com/article-les-blanchisseries-de-cachan-50980368.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">En 1938, <strong><span style="color: #993300;">Mr L-L Veyssière</span></strong> <span style="color: #000000; font-size: 8pt;">(2)</span>
    a publié une très intéressante monographie sur les <strong>blanchisseuses et les blanchisseurs d’Arcueil-Cachan.<br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Ce document a été évoqué en 2008 dans une plaquette <span style="font-size: 8pt;">(1)</span> lors de l’inauguration du <strong>centre
    socioculturel Maison Cousté</strong> qui s’installait dans une ancienne blanchisserie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Ainsi, selon L. L. Veyssière, à Cachan :</span> <em><span style="font-size: 12pt; letter-spacing: 0.4pt;"><span style=
    "color: #993300;">«</span></span></em><span style="color: #993300;"><em><span style="font-size: 12pt; letter-spacing: 0.4pt;">&nbsp;Ce n'est que vers le milieu du XIXème siècle, lorsque le
    démembrem</span></em><em><span style="font-size: 12pt; letter-spacing: 0.6pt;">ent des grandes propriétés a commencé à libérer les rives de la</span></em> <em><span style=
    "font-size: 12pt; letter-spacing: 0.4pt;">Bièvre, que l'industrie du blanchissage a pris de l'importance dans</span></em> <em><span style="font-size: 12pt; letter-spacing: -0.2pt;">notre
    commune</span></em> <em><span style="font-size: 12pt; letter-spacing: 0.1pt;">;</span></em> <em><span style="font-size: 12pt; letter-spacing: 0.45pt;">elle a atteint son apogée aux environs de
    1900.</span></em><em><span style="font-size: 12pt; letter-spacing: 0.25pt;">A cette époque,</span></em> <em><span style="font-size: 12pt; letter-spacing: 0.15pt;">on</span></em> <em><span style=
    "font-size: 12pt; letter-spacing: 0.4pt;">comptait 120 établissements à Cachan et 30</span></em> <em><span style="font-size: 12pt; letter-spacing: 0.6pt;">à Arcueil. En 1912, on n'en trouvait
    plus que 109 à</span></em> <em><span style="font-size: 12pt; letter-spacing: 0.4pt;">Cachan et 20 à Arcueil, soit un total de 129.</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #993300;"><em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; letter-spacing: 0.4pt;">En 1923, le total pour</span></em> <em><span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 115%; letter-spacing: -0.1pt;">les deux communes tomba à 117 blanchisseurs. En</span></em> <em><span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 115%; letter-spacing: 0.4pt;">1937 il n'en restait plus que 75 à Cachan et 8 à Arcueil.</span></em> <em><span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 115%; letter-spacing: 0.3pt;">Depuis cette date, le nombre des établissements a encore beaucoup diminué et le blanchissage du linge, qui était autrefois</span></em>
    <em><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; letter-spacing: 0.15pt;">l'unique industrie cachanaise, ne tient plus aujourd'hui qu'une toute</span></em> <em><span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 115%; letter-spacing: 0.35pt;">petite place dans l'activité locale.</span></em></span><span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 115%; letter-spacing: 0.35pt;"><span style="color: #993300;">&nbsp;</span>»</span>&nbsp;<span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp; letter-spacing: 0.35pt;">avec en 2010 une seule blanchisserie rue Cousté, la blanchisserie BEL.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp; letter-spacing: 0.35pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Courant 2009, à la Maison Cousté, un <strong>atelier sur la mémoire de cette profession</strong> a été proposé à des anciennes
    blanchisseuses habitant le quartier Dolet- Cousté de Cachan. Notre idée de départ était un peu de perpétuer et préserver l’histoire de ce métier à Cachan depuis la 2<sup>ème</sup> guerre
    mondiale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Préalablement, nous proposerons au lecteur un détour par l’histoire de ce métier et sa place à Cachan. Nous parlerons aussi de la
    question de l’entretien du linge, tout cela pour situer le contexte de notre propos.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Nos témoins cachanais sont des femmes qui y ont travaillé pendant cette période.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Les membres du groupe se sont rencontrés une fois par mois pour évoquer leurs souvenirs de leur métier.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Des notes ont été prises par l’animateur du groupe pour tenter de restituer cette mémoire du métier et du quartier.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Les trois blanchisseuses témoins, sont nées en 1924, 1932, 1938.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><span style="color: #993300;">Jeannine Nicolas</span></span></strong> <span style="font-size: 12pt;">a commencé à travailler en
    1939 à l’âge de 15 ans dans la blanchisserie de ses parents, la blanchisserie CHUET- BIZZARI au 13/15 rue Cousté.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Puis à partir de 1975. Elle a travaillé à la blanchisserie Fontaine de Malakoff jusqu’en 1997.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="color: #993300;"><strong><span style="font-size: 12pt;">Simone Danicourt</span></strong></span> <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">a commencé en 1960 dans une
    boutique qu’elle tenait à Arcueil. Puis en 1976, avec son mari, elle a acheté l’ancienne blanchisserie Roudier au 22 rue Etienne Dolet à Cachan.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Cet établissement a fonctionné jusqu’en 2007. Elle y a travaillé jusqu’en 1995.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><span style="color: #993300;">Yvette Belloc</span> <span style="display: none;">.</span></span></strong><span style=
    "font-size: 12pt;">a travaillé pour la blanchisserie Prévôt, en 1968, à Draveil.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Puis en 1976, après un incendie, elle a suivit celle-ci à Cachan au 23 rue Cousté. Elle a travaillé 42 ans dans cette blanchisserie soit
    jusqu’en 2002. Celle-ci est aujourd’hui la dernière encore en fonction à Cachan.</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Les trois témoins habitent encore le quartier Dolet/Cousté dans des immeubles qui ont été des blanchisseries. Toutes les trois, elles
    connaissent bien l’évolution de ce métier de blanchisseuse qu’elles ont accompagnée ou subie au cours des évolutions de ces soixante dernières années.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: left; line-height: normal;">
    <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="color: #993300;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 18pt;">Histoire d’un métier:</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="color: #993300;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 18pt;"><br></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Des blanchisseries nous ont proposé une version de cette histoire au travers de buvards publicitaires&nbsp;mais aussi des livres comme
    «&nbsp;Les métiers d’autrefois</span><span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span> <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><span style="font-size: 8pt;">(3)</span> »:</span>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">«&nbsp;Des lavandières qui battent le linge à la rivière aux ouvrières des grands centres de blanchissage du début du XXème siècle, la
    profession évolue considérablement. Métier éprouvant et très féminisé, le blanchissage du linge est toujours resté source de grand battage et de commérages…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Au Moyen âge, au sein de la bourgeoisie parisienne et dans toutes les communautés, notamment religieuses, le linge est lavé à domicile,
    avec moult soins. Des marchands ambulants vendent des cendres pour la lessive.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Au XVIIème siècle, les lavandières vont battre à la rivière. En lavant le linge, elles contaminent l’eau. Aussi, pour protéger la santé
    publique, des ordonnances limitent-elles les lieux de lavage. Petit à petit, le métier s’organise et les premiers entrepreneurs s’installent, notamment sur les berges de la Seine à Paris.
    Moyennant un salaire mensuel, ils blanchissent chaque jour le linge des grandes maisons qui les emploient.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><br>
    D’autre part, dès le début du XVIIIème siècle, les blanchisseuses disposent de petits bateaux et l’obligation de laver dans des bateaux spéciaux s’étend. On construit alors des bateaux selles,
    plats et couverts, dont les bords sont garnis de tablettes. Les propriétaires des bateaux perçoivent une taxe de quatre sous par personne, plus un sou de location pour l’indispensable baquet. Le
    développement de l’hygiène et des soins de propreté, la réduction du temps de travail (loi du 30 mars 1900) entraînent un énorme développement de la profession.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Ainsi, au début du XXème siècle, l’entretien du linge de la capitale occupe 35 000 personnes à Paris et 25 000 en banlieue, dont une
    majorité de femmes. Les ateliers de petite blanchisserie sont insalubres, au rez-de-chaussée, dans des ruelles où l’air ne pénètre jamais. Les buanderies sont uniquement aérées par la porte, le
    linge blanchi bouchant les fenêtres. La vapeur qui se dégage des fers chauffés au charbon de bois et au gaz pollue l’air de ces «&nbsp;bouges&nbsp;» étroits et encombrés. La législation visant à
    améliorer les conditions de travail reste mal appliquée. Les ouvrières blanchisseuses, à l’exception de celles employées dans la grande industrie et les vastes établissements, travaillent en
    général pour deux ou trois patrons. Elles touchent un salaire, plus le droit au lavage gratuit de leur linge personnel et de celui de leur famille.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Les hommes, très minoritaires, sont presque exclusivement employés comme garçons de lavoir, livreurs ou attachés à des travaux mécaniques
    trop durs pour les femmes.<br>
    Au XIXème siècle, l’alcoolisme constitue un grand fléau : les trois quarts des ouvriers absorbent régulièrement apéritifs, rhum du matin et absinthe. De nombreux cafés s’installent dans les
    grands centres de blanchissage.&nbsp; "<em>Toute la journée dans un baquet jusqu’à mi-corps, à la pluie, à la neige, avec le vent qui vous coupe la figure ; quand il gèle, c’est tout de même, il
    faut laver... On a ses jupes toutes mouillées dessus et dessous</em>" écrit Victor Hugo dans «&nbsp;Les Misérables&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">&nbsp;La tuberculose est responsable de plus de la moitié des décès chez les blanchisseuses et repasseuses contaminées par le linge,
    rarement désinfecté à son arrivée. Les lésions de la peau, dues à l’emploi de lessives corrosives, les lombalgies, les varices, les accouchements prématurés sont le lot commun de ces femmes qui
    portent des charges trop lourdes et travaillent sans cesse debout.&nbsp;» <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftnref4" href="#_ftn4"></a></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Plus tard, on a inventé d’autres solutions individuelles pour laver le linge.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Le développement de solutions proposées aux ménagères a complètement modifié le travail des blanchisseries, pourtant ces dernières
    réagissent avec des publicités pour garder leur clientèle.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="color: #993300;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 18pt; font-family: &amp;amp;amp;"><span style="color: #993300;">Le lavage du linge à Cachan aux 19/20éme
    siècles</span></span></span> <span style="font-size: 8pt;">(4)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 8pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">La lessive, mode d’emploi:&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Avant la Révolution qui donna le signal du démembrement des grands domaines dans lesquels la Bièvre était enfermée, les laveuses
    n’avaient pas accès à la rivière. Les baquets étaient vidés dans les rues et les sentiers.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Voici les différentes opérations par lesquelles le linge passait avant d’être étendu pour le séchage&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp; <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Essangeage&nbsp;</span></strong><span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">: trempage rudimentaire à l’eau
    froide savonneuse (carbonate de soude).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp; <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Coulage&nbsp;:</span></strong> <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Sur le linge tassé dans un
    cuveau, on étalait une forte toile appelée «&nbsp;charrier&nbsp;» sur laquelle était répandue une épaisse couche de cendres de bois. Selon Diderot et D’Alembert la cendre devait être issue de
    bois non flotté, la meilleure provenant d’arbres à fruits,&nbsp;la cendre de bois de chêne convenant aussi. On versait par-dessus de l’eau bouillante qui entraînait la potasse présente dans la
    cendre, dans la masse du linge. L’eau recueillie à la base de la cuve par un orifice, était de nouveau portée à ébullition et l’opération renouvelée plusieurs fois.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp; <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Savonnage&nbsp;:</span></strong> <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">avec emploi de la brosse, de la
    planche à laver et du battoir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><br></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal;">
    &nbsp; <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Rinçage&nbsp;:</span></strong> <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">à la rivière quand c’était
    possible, là où elle était libre. A Cachan, c’était à l’abreuvoir de la rue du Pont (rue du Docteur Hénouille), ou bien à celui de la rue Besson, près de l’aqueduc. Ce qui apportait des
    désagréments aux blanchisseuses, car c’est dans ces abreuvoirs que les animaux venaient se désaltérer et que l’on puisait l’eau pour la consommation et la cuisson des aliments.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Il faut remarquer que la description des différentes étapes de la lessive au XVIIIème siècle nous rappelle la lessive telle que la
    pratiquait notre grand-mère avec sa lessiveuse à champignon, cendre mise à part, ceci encore dans la deuxième moitié du XXème siècle. C’était d’ailleurs un sujet proposé aux filles qui passaient
    le Certificat d’Etudes Primaires.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Il fallait ensuite essorer le linge et le sécher avant de le confier aux repasseuses, pour un travail à la fois rude et délicat. La
    chaleur des fers et la mode des dentelles et tuyautés <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftnref6" href="#_ftn6"></a></span> exigeaient une santé robuste et beaucoup de savoir-faire. Les
    repasseuses avaient différents fers à leur disposition&nbsp;mais leur préféré restait «&nbsp;Le Gendarme&nbsp;». Peut-être une forme d’humour&nbsp;? Il existe de belles collections de fers à
    repasser en fonte. Les grosses pièces telles que les draps passaient dans des calandres, machines à rouleaux qui, tout en les tendant, les lustraient. Les progrès techniques, puis l’électricité
    transformèrent tout ce travail.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp; <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><strong>Les baquets&nbsp;:</strong> C’est au commencement du second empire et pendant toute la période où se développe Paris que
    l’industrie du blanchissage connaît une activité grandissante. Les rues Guichard et Cousté sont ouvertes depuis quelques années. Les rives de la Bièvre sont serties de tonneaux dans lesquels les
    femmes s’introduisent pour laver plus commodément dans la rivière. Sans doute, le fond de ces tonneaux était toujours humide mais les pieds des laveuses étaient protégés par de solides
    «&nbsp;sabots-bottes&nbsp;» qui constituaient la chaussure de travail des ouvriers et ouvrières de la blanchisserie, sauf pour les repasseuses qui se chaussaient de souliers ou de pantoufles. Les
    blanchisseurs de Cachan et Arcueil lavaient le linge de Paris.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">A partir du 1<sup>er</sup> Empire, on commença à construire des bâtiments spécialement affectés à l’industrie du blanchissage.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Les blanchisseries, construites sur un même modèle, regroupaient autour d’une grande cour, les salles de triage du linge, lavage,
    repassage et entreposage avant la livraison. Tout était bien étudié pour que le parcours du linge, de poste en poste, s’effectue sans déplacements inutiles et sans perte de temps. Le séchage se
    faisait soit à l’étage dans des greniers à claire-voie, soit à l’extérieur quand le temps le permettaient, sur de longues perches (peu de documents nous montrent ce système employé), longues
    perches de bois scellées près des fenêtres et se prolongeant au-dessus de la rue qui permettent l’étendage des draps. En 1846, les exploitants obtinrent l’autorisation de doubler la longueur de
    ces perches, donc de passer de 1.50 m à 3m. Les étendages à l’air libre se développèrent dans les cours&nbsp;; puis, le séchage à la machine se substitua peu à peu à ces pratiques. Le
    «&nbsp;coulage&nbsp;» qui consistait dans les premiers temps à verser sur le linge de l’eau bouillante, à plusieurs reprises, manuellement, s’améliora considérablement par l’invention des
    chaudières à laver.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Le linge, ensuite, était placé dans des «&nbsp;barboteuses&nbsp;» ou boîtes à laver, grandes caisses rectangulaires basculantes, garnies
    de barres de bois que l’on manœuvrait à la main. Elles devinrent rotatives et furent actionnées par un cheval&nbsp;: ce sont les manèges. La vapeur puis l’électricité remplacèrent peu à peu ces
    manipulations pénibles et longues. L’essorage aussi se perfectionna&nbsp;: de la simple torsion à la main, le linge passait entre deux rouleaux de caoutchouc. <span style=
    "font-size: 8pt;">(5)</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">A la fin du XIXème siècle, le matériel en bois fut remplacé par du matériel en fer et en tôle galvanisée. Vers 1895, quelques maisons
    installèrent des machines à vapeur et vers 1900 l’électricité équipa les blanchisseries de moteurs. Manèges et courroies de transmission disparaîtront. Enfin, dans la deuxième partie du XXème
    siècle, la généralisation progressive des lave-linge électriques a signé l’arrêt de mort des blanchisseries.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <strong><span style="font-size: 14pt; font-family: &amp;amp;amp;">La blanchisserie et les métiers associés,</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Produits de blanchissage&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Savons, eau de javel utilisée pour le blanchiment des toiles depuis 1789, appelée alors "eau de Berthollet" du nom du savant qui en
    découvrit la formule.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">On peut lire encore sur un vieux mur de la rue Raspail, témoin de la maison «&nbsp;Riom&nbsp;»&nbsp;: «&nbsp;FABRIQUE D’EAU DE
    JAVEL&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">La livraison du linge n’ayant lieu qu’un jour ou deux toutes les semaines ou tous les dix jours, les blanchisseurs ne possédaient pas
    leurs propres chevaux et louaient donc véhicules et chevaux pour livraisons et manèges. Il existait quatre ou cinq loueurs à Arcueil et Cachan. Le plus important, M. Ardaille installé rue
    Gallieni, à l’angle de la propriété Raspail, disposait de 40 à 50 chevaux. On commençait le chargement vers 6 heures 30, le matin, et il était bien souvent minuit passé quand l’attelage rentrait
    à l’écurie.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 18pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp; color: black;"><span style="color: #993300;">Le quartier et la
    Bièvre</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 18pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp; color: black;"><span style="color: #993300;"><br></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">Rivière vive ou rivière morte, fausse rivière ou vraie rivière&nbsp;?</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">Appellations parfois ambiguës&nbsp;qu’il est nécessaire d’éclaircir.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">Sur le cours de la Bièvre à Arcueil - Cachan, on comptait, autrefois, trois moulins&nbsp;: Le moulin de Cachan, le
    moulin de la Saussaie ou moulin seigneurial, le moulin de La Roche. Pour actionner les roues des moulins à eau, il fallait un courant et un débit régulier. Parallèlement à la rivière, «&nbsp;la
    vraie rivière&nbsp;», on creusait donc un bras artificiel, en légère élévation par rapport au lit naturel, afin d’assurer la force du courant nécessaire. La «&nbsp;vraie rivière&nbsp;» devenait
    ainsi «rivière morte&nbsp;», une partie de son flot ayant été détourné au profit de la «&nbsp;fausse rivière&nbsp;» qui devenait, quant à elle,&nbsp;«rivière vive&nbsp;» dite aussi, bras du
    moulin.</span> <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">Les blanchisseries étaient principalement installées sur la «&nbsp;rivière morte&nbsp;»le long de la
    rue Camille Desmoulins. Elles étaient aussi sur les rives de la «&nbsp;rivière vive&nbsp;» rue Cousté et Etienne Dolet</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">En 1889, M. Léon Eyrolles<span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span> parle ainsi de la Bièvre&nbsp;:</span>
    <span style="font-size: 12pt;"><em>«&nbsp;Qu’elle était belle la Bièvre&nbsp;! Alors, elle était visitée par les Parisiens nostalgiques de leur province d’origine. Tout le long de ses rives, ce
    n’était que pêcheurs à la ligne, enfants joyeux, familles assises dans l’herbe, heureuses de la calme douceur des lieux, de la beauté de la nature, de la caresse du soleil et surtout de l’air
    pur. Ce petit cours d’eau de rien du tout semblait se plaire à musarder en affluents et méandres parmi les fleurs. En effet, à Cachan, Arcueil et Gentilly, il y avait alors des prés, des champs,
    des vignes et encore des paysans cultivateurs en contact permanent avec les saisons, le soleil, la pluie, la neige et le froid. Au sortir de Paris, en ces lieux enchanteurs, on retrouvait la
    nature.</em></span> <em><span style="font-family: &amp;amp;amp;"><span style="font-size: 12pt;">Aussi, cette campagne fit sur moi grande impression. Je revins sur les bords de la Bièvre, chaque
    fois que l’occasion m’en fut donnée. Mais je ne soupçonnais pas que ma vie, mon destin se fixerait à Cachan</span>.&nbsp;»</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-family: &amp;amp;amp;"><br></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">La Bièvre prend sa source dans le hameau de Bouviers à Guyancourt avant de se jeter dans la Seine à la hauteur du Pont
    d’Austerlitz, jusqu’à son détournement vers les champs d’épandage d’Achères.&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">Elle fut voûtée et enterrée à Paris, avant 1914. Le début des travaux de couverture de la Bièvre date de 1898.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">Elle se fit en plusieurs étapes, comme à regret, et fut terminée au début de 1950. La tâche était difficile et deux
    guerres en ralentirent la réalisation complète.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">En 1900, la Bièvre fut canalisée à Gentilly et couverte à Arcueil et Cachan entre les rues de Lardenay et Guichard, ce
    qui permit l’ouverture de l’avenue Cousin de Méricourt et le passage du tramway de la ligne 93, Châtelet- Place Gambetta.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">Entre 1909 et 1911, une nouvelle série de travaux permit le remblayage de la rivière vive et de la rivière morte, au
    niveau du Moulin de Cachan et la mise en galerie sous l’avenue Vatier et de la Division Leclerc (dénominations actuelles).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">Dans la traversée de Cachan, les eaux de la Bièvre furent, soit canalisées à ciel ouvert pour répondre aux demandes
    des blanchisseurs qui, voyant disparaître la Bièvre, voyaient du même coup s’éteindre leur industrie, soit supprimées par remblayage de son lit ou par des galeries couvertes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em>«&nbsp;La passion</em> <em>soulevée par ce problème et la division des électeurs qu’elle provoque, finissent par exaspérer le maire, Léon Eyrolles qui, tout en
    faisant semblant de s’en désintéresser, travaille à ce que les inconvénients pour les Cachanais, soient réduits au minimum.</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em>Il obtint que la couverture de la Bièvre soit à la seule charge du département. Les Cachanais et aucun habitant des communes riveraines ne débourseraient pas un
    centime&nbsp;!</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em>La guerre, de nouveau, retarde les travaux. C’est le 12 février 1952, le Figaro pourra écrire «&nbsp;La Bièvre est emprisonnée&nbsp;».</em>&nbsp;<span style=
    "line-height: 115%;">&nbsp;</span><span style="line-height: 115%;"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Les blanchisseurs de Cachan étaient des artisans.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &amp;amp;amp;">Pourtant dès 1924, rue Belle Image était installée la «&nbsp;Société Anonyme de Blanchisserie de Cachan&nbsp;» qui avait émis les
    actions.<span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span> Celle-ci salariait plus de 10 employés cachanais en 1926.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &amp;amp;amp;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #993300;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 18pt; line-height: 115%;">L’entretien du linge en 1920</span></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp; color: white;">&nbsp;</span><strong><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">Simone
    Danicourt</span></strong> <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">possède dans sa blanchisserie, rue Étienne Dolet, une belle collection d'outils, lors d’un
    récent «&nbsp;jeu<span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span> de piste dans Cachan&nbsp;» <span style="font-size: 8pt;">(6)</span> , elle a pu expliquer à chaque participant la fonction de chaque
    instrument dont la plupart des visiteurs ignoraient l’existence.<span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">&nbsp;</span><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">Beaucoup de blanchisseries
    étaient mécanisées comme nous l’avons montré&nbsp; sur des reproductions de cartes postales.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">Par contre, dans les lavoirs publics municipaux le linge était, encore, parfois lavé au baquet avec une planche debout
    dans le baquet sur laquelle la blanchisseuse ou la ménagère frottait le linge avec une brosse à chiendent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">Il arrivait que la blanchisseuse savonne le linge en le frottant sur sa main puis elle le brossait de la même façon.
    Le linge était préalablement bouilli dans une lessiveuse à champignon. Ce dernier était un tube creux qui permettait à l’eau bouillante de monter dans ce tube pour mouiller le linge par le
    dessus. Les blanchisseuses utilisaient alors des copeaux de savon noir et de la soude.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">En 1938,</span> <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">le syndicat des blanchisseurs de Cachan était
    très actif, aux Archives du Val de marne nous avons pu consulter un courrier au maire de Cachan pour se plaindre des prix des taxes payées à l’Octroi</span><span style=
    "font-size: 8pt;">&nbsp;</span> <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;">municipal.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt; line-height: 115%;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">A la Libération, les lavoirs publics municipaux avaient souvent des «&nbsp;barbottes&nbsp;» en bois et des essoreuses
    composées de 3 rouleaux dans lesquels le linge passait pour enlever l’eau. Elles étaient mises à la disposition des ménagères qui venaient laver le linge de leur
    famille&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;"><span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="color: #800000;">Lire la suite sur ce blog</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="line-height: 115%;"><br></span></span>
  </p>
  <div id="ftn1">
    <p class="MsoFootnoteText">
      &nbsp; <span style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;"><span style="font-size: 8pt;">1 <span style="font-size: 10pt;">Une histoire locale&nbsp;: «&nbsp;La rue
      Cousté du centre ville de Cachan&nbsp;»</span></span><span style="font-size: 10pt;">.</span></span>
    </p>
  </div>
  <div id="ftn2">
    <p class="MsoFootnoteText">
      &nbsp; <span style="font-size: 8pt;">2</span> <strong>L L Veyssière</strong>, Arcueil et Cachan, 1947, Edt Société d’histoire et d’Archéologie d’Arcueil Cachan.
    </p>
  </div>
  <div id="ftn3">
    <p style="line-height: normal;">
      &nbsp; <span style="font-size: 8pt;">3</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: &amp;amp;amp;">Les métiers d’autrefois, de <strong>Marie-Odile Mergnac</strong>, Claire Lanaspre,
      Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.</span>
    </p>
  </div>
  <div id="ftn5">
    <p class="MsoFootnoteText" style="margin-right: -290.6pt;">
      &nbsp; 4 <strong>Annette Le Bonhomme,</strong> «&nbsp;Une histoire locale&nbsp;: La rue Cousté du centre-ville de Cachan&nbsp;», 2008, AGAESCC Maison Cousté &amp; Ateliers de la Bièvre
    </p>
  </div>
  <div id="ftn6">
    <p style="text-align: justify; line-height: normal;">
      &nbsp; 5 <span style="font-size: 10pt; font-family: &amp;amp;amp;">Plissés particuliers en forme de tuyaux réalisés avec un fer à tuyauter sur des bonnets, des collerettes etc…</span>
    </p>
  </div>
  <div id="ftn7">
    <p class="MsoFootnoteText">
      &nbsp;&nbsp;&nbsp; Cachan, mon village, CCHL du Club Léo Lagrange, 1994&nbsp;; CPA<span style="line-height: 115%; font-family: &amp;amp;amp;">&nbsp;</span>
    </p>
  </div>
  <div id="ftn8">
    <p class="MsoFootnoteText" style="margin-right: -290.6pt;">
      &nbsp;&nbsp;&nbsp; Illustrations&nbsp;: «&nbsp;La rue Cousté du centre-ville de Cachan&nbsp;», 2008, AGAESCC Maison Cousté, Ateliers de la Bièvre
    </p>
  </div>
  <div id="ftn9">
    <p class="MsoFootnoteText">
      &nbsp;&nbsp;&nbsp; Léon Eyrolles est conseiller municipal en 1923, lors de la création de la commune, puis maire de Cachan en 1929. &nbsp;Il est le fondateur de l’Ecole des Travaux Publics de
      Cachan (ESTP)
    </p>
  </div>
  <div id="ftn10">
    <p class="MsoFootnoteText">
      &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; «&nbsp;La rue Cousté du centre-ville de Cachan&nbsp;», 2008, <strong>AGAESCC, Maison Cousté, Ateliers de la Bièvre</strong>
    </p>
  </div>
  <div id="ftn15">
    <p class="MsoFootnoteText">
      &nbsp;&nbsp;&nbsp; Sciences et Enseignement Ménager Cours Moyen <strong>A. Brémant Hatier</strong>, collection Marcel Breillot.
    </p>
  </div>
  <div id="ftn16">
    <p class="MsoFootnoteText">
      &nbsp; 6 Jeu organisé par «&nbsp;<strong>Arcueil animation</strong>&nbsp;» et les «<strong>&nbsp;Ateliers de la Bièvre</strong>&nbsp;» chaque année à Arcueil et Cachan
    </p>
  </div>
  <div id="ftn17">
    <p class="MsoFootnoteText" style="margin-right: -297.7pt;">
      &nbsp;
    </p>
    <p class="MsoFootnoteText" style="margin-right: -297.7pt;">
      &nbsp;
    </p>
    <p class="MsoFootnoteText" style="margin-right: -297.7pt;">
      &nbsp;
    </p>
    <p class="MsoFootnoteText" style="margin-right: -297.7pt;">
      &nbsp;
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 24 May 2010 14:59:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">65435951496f0276726fde54d6b59304</guid>
                <category>histoire</category>        <comments>http://www.breillot.com/article-les-blanchisseries-de-cachan-50980368-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La rue Cousté à Cachan en 1926]]></title>
        <link>http://www.breillot.com/article-la-rue-couste-a-cachan-en-1926-50227353.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="hitperso1" style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Source">
    &nbsp;
  </p>
  <h1>
    <span style="font-size: 14pt;"><em><span style="color: #008000;"><span class="hitencart">LA RUE COUSTE EN 1926</span></span></em></span>
  </h1>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">La rue Cousté fait partie des anciennes rues de Cachan.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Elle est présente sur les plans d’Arcueil-Cachan de 1854.<a name="_ftnref1" href="#_ftn1"></a> En 1926, elle démarrait rue Etienne Dolet pour se terminer rue
    Guichard.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Elle a été beaucoup plus longue auparavant. Elle est en grande partie parallèle avec la «&nbsp;rivière vive&nbsp;» de la Bièvre recouverte qui coule sur son côté
    impair, puis la Bièvre la coupe après un virage à 90° vers la gauche pour aller couler vers, puis, sous l’avenue Cousin de Méricourt.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Début 2008, à l’occasion de l’inauguration du centre socioculturel Maison Cousté<a name="_ftnref2" href="#_ftn2"></a>, avec <strong>Annette Le Bonhomme</strong>,
    nous avions réalisé une brochure<a name="_ftnref3" href="#_ftn3"></a> sur le Quartier Cousté. Mais nous ne disposions pas des données du recensement de 1926 ni des registres numérisés de l’état
    civil d’Arcueil-Cachan aujourd’hui accessible à tous sur le site Internet du Conseil Général du Val de Marne<a name="_ftnref4" href="#_ftn4"></a>.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Texte">
    <a onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/rue-couste.JPG"><img src="http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/rue-couste.JPG" class="CtreTexte" alt=
    "rue cousté" height="214" width="328"></a>
  </p>
  <h2 class="Texte">
    <span style="color: #008000; font-size: 14pt;"><strong>Les habitants de la rue.</strong></span>
  </h2>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">En 1926, 304 habitants habitent rue Cousté dont&nbsp; 244 étaient en âge de travailler (143 femmes et 101 hommes). La plus ancienne des travailleuses déclarées lors
    du recensement a 80 ans. Il s’agit de Madame&nbsp; Anne Grimaldi. Elle est née à Sainte Lucie de Moriani en Corse. Elle est domestique chez le Docteur Guérin (lui-même originaire de Corse) qui
    est installé au 20 rue Cousté.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Texte" style="text-indent: 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;">Selon l’Indicateur Officiel Banlieue «&nbsp;Arcueil-Cachan&nbsp;»,<a name="_ftnref5" href="#_ftn5"></a> 18 entreprises sont implantées dans la rue dont 16 sont des
    blanchisseries, 14 sont installées du coté impair de la rue (c’est à dire du coté de la Bièvre). S’ajoutaient le café-restaurant Aliard au n° 11 et le Cabinet du Docteur Guérin au n° 20.</span>
  </p>
  <p class="Texte" style="text-indent: 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;">Dans la rue, seul le cabinet de ce médecin dispose du téléphone, (le n° 121) à cette époque.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Parmi les 224 habitants de la rue en âge de travailler, 160 sont nés en Ile de France (71%) dont 81 à&nbsp;&nbsp; Arcueil-Cachan, 8 dans le reste du Val de Marne,
    33 à Paris. 82 sont nés en province et 2 de ces cachanais sont nés en Europe. Une en Pologne, il s’agit de Mademoiselle Kladin, elle a 24 ans, elle est domestique chez le Docteur Guérin.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">L’autre, Madame Soligny est née en Suisse. Elle déclare la profession de journalière comme son mari, lui aussi journalier.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Parmi les 143 femmes de la rue, 93 sont mariées. Parmi elles, il y a onze veuves «&nbsp;chef de famille&nbsp;», (la guerre de 1914/18 n’est pas très loin).</span>
  </p>
  <p class="Texte" style="text-indent: 0cm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">La plus âgée des veuves a 75 ans, la plus jeune, 37 ans. Il y a aussi huit autres veuves qui habitent chez un de leurs enfants, elles ne travaillent plus.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Sur ces onze veuves «&nbsp;chef de famille&nbsp;», une est déclarée comme étant «&nbsp;patron&nbsp;blanchisseur», c’est Madame Veuve Roudier au n° 27 de la rue
    Cousté. Ensuite, huit de ces veuves sont blanchisseuses, trois travaillent dans des blanchisseries installées rue Cousté. Puis, trois autres n’ont pas d’employeurs déclarés comme beaucoup des
    blanchisseuses qui travaillent à la journée. Le plus souvent, elles ont des «&nbsp;employeurs multiples&nbsp;».</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Les autres travaillent dans d’autres blanchisseries de Cachan ou des communes voisines. Pour les deux autres veuves «&nbsp;chefs de famille&nbsp;», l’une est
    couturière, l’autre journalière.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Pour l’ensemble de ces 143 femmes, 75 d’entre-elles sont blanchisseuses. Parmi elles, seize sont «&nbsp;patronnes&nbsp;». Elles sont toutes mariées avec un
    blanchisseur lui-même «&nbsp;patron&nbsp;» de leur blanchisserie.</span>
  </p>
  <p class="Lgendedesgravures" style="margin-left: 0cm; text-align: left;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Puis trente autres femmes ont des employeurs divers dans des blanchisseries cachanaises ou autres. Plusieurs autres professions de femmes sont liées au
    «&nbsp;travail du linge&nbsp;»&nbsp;: six femmes sont couturières, deux sont faux-collières.&nbsp; Puis nous avons des représentantes uniques de différents métiers du linge&nbsp;: casquettière,
    culottière, confectionneuse, fourreuse, lingère, repasseuse.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Ensuite, nous avons quelques femmes qui exercent d’autres métiers&nbsp;: quatre domestiques, trois journalières, deux manutentionnaires, une marchande de vins, une
    employée, une mécanicienne, et une jeune apprentie. Certaines travaillent dans des blanchisseries. Il y a aussi quarante femmes qui «&nbsp;sont au foyer&nbsp;». Ce qui semble assez peu si nous
    comparons cette situation avec d’autres rues de Cachan en 1926.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Pour ce qui concerne les cent un hommes vingt sont considérés comme «&nbsp;patrons&nbsp;» parmi eux il y a dix-sept blanchisseurs. Mais il y a aussi un marchand de
    vins, un médecin, un houilleur. Dix-sept autres blanchisseurs ne sont pas patron mais plutôt «&nbsp;garçons blanchisseurs&nbsp;»<a name="_ftnref6" href="#_ftn6"></a> <sup>&nbsp;</sup>huit
    d’entre-deux ont un employeur fixe désigné dans les registres de recensement et neuf&nbsp; autres ont des employeurs divers.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Les autres hommes de la rue ont des métiers qui n’ont rien à voir avec «&nbsp;les métiers du linge&nbsp;» en dehors d’un «&nbsp;coupeur de tissu&nbsp;». Plusieurs
    parmi eux sont époux de blanchisseuses.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Nous trouvons cinq imprimeurs, cinq journaliers, quatre menuisiers, trois manœuvres, trois mécaniciens. Puis des représentants uniques de divers corps de métiers.
    En particulier le bâtiment avec des&nbsp;: cimentier,&nbsp;&nbsp; charpentier, maçon, menuisier, zingueur.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Puis nous avons des employés&nbsp;: de banque, du chemin de fer, de librairie, des garçons de bureau. Nous avons un gardien de la paix et un professeur chez les
    fonctionnaires. Citons encore quelques autres métiers divers&nbsp;: bourrelier, cantonnier, charretier, chauffeur, cuisinier, emballeur, magasinier, tanneur, ou garçon de laboratoire. Un dernier
    métier à signaler est celui de&nbsp; Monsieur Michel. Il est employé de l’octroi de Cachan. Il est chargé d’encaisser les taxes d’octrois pour une liste assez longue d’objets assujettis aux
    droits d’octroi&nbsp;: les boissons et liquides, les comestibles, les fourrages, les matériaux et divers objets parmi lesquels nous trouvons le savon pour six francs les 100 kilos. Les vernis,
    cirages, gommes ou résines pour 25 francs l’hectolitre et bien d’autres produits
    encore.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Nous avons vu que le nombre de personnes nées à Arcueil-Cachan est plus important dans la rue Cousté que dans d’autres rues cachanaises. Aussi, nous avons voulu
    savoir si cette implantation de Cachanais était ancienne en faisant quelques recherches dans les registres d’état civil sur les&nbsp; «&nbsp;patrons blanchisseurs&nbsp;» de la rue. Seules les
    origines des hommes peuvent être étudiées car dans les registres de recensement, les femmes portent leur nom marital et non leur patronyme de naissance. Nous évoquerons ici seulement quelques
    familles.</span>
  </p>
  <h2>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #008000; font-size: 14pt;">Plusieurs générations de Blanchisseuses</span><a onclick="return !window.open(this);" href=
    "http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/botin.JPG"><img src="http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/botin.JPG" class="CtreTexte" alt="botin" height="226" width="148"></a></span>
  </h2>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #008000; font-size: 12pt;"><strong>Au n° 1&nbsp;de la rue se trouve la blanchisserie Chanevas&nbsp;:</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Le patron, Jules Marius Chanevas est né le 8 avril 1888 au n°1 de la rue Cousté. Ses parents, Léonard Alphonse Chanevas et Laurence Joséphine Duval, sont tous les
    deux blanchisseurs. Son père 29 ans et sa mère 28 ans au moment de sa naissance. Sur son acte de naissance est cité comme témoin&nbsp;: Ursein Perseil (35 ans), blanchisseur. Jules Marius
    Chanevas&nbsp;&nbsp; s’est marié le 17 juillet 1912 avec Marie Louise Tison née en 1888 à Thoygné, dans la Sarthe.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Son père, Léonard Alphonse Chanevas est né le 29 janvier 1859 au n°16 de la rue Bronzac (aujourd’hui rue Camille Desmoulins), à Cachan de Théodore Désiré Chanevas
    (37 ans) cultivateur, et de Flore Mélanie Heurteaux (30 ans) sans profession. Sur son acte de naissance est cité comme témoin&nbsp;son oncle : Jean François Chanevas (27 ans) Blanchisseur.
    Théodore Désiré Chanevas est né le 31 octobre 1821 de Jean Pierre Chanevas et de Jeanne Geneviève Blaure. Comme témoin nous avons Claude Pierre Chanevas, vigneron à Arcueil-Cachan.</span>
  </p>
  <h3>
    <span style="font-size: 12pt;"><br></span>
  </h3>
  <h3>
    <span style="color: #008000; font-size: 12pt;">Au n° 2 se trouve la blanchisserie Binard&nbsp;:</span>
  </h3>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Le patron, Paul Henri Binard est né le 18 janvier 1891 au n° 21 de la rue des Tournelles à Cachan. Ses parents, Henri Auguste Binard et Désirée Charlotte Courteille
    sont blanchisseurs tous les deux. Son père a 25 ans et sa mère 23 ans au moment de sa naissance. Comme témoin sur son acte de naissance, il y a Louis Bernard, 52 ans, blanchisseur, qui est un de
    ses aïeuls paternels. Paul Henri s’est marié&nbsp; à Châtillon le 26 août 1916 avec Denise Alphonsine Héloïse Crettè.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Les parents de Désirée Charlotte se sont mariés le 19 avril 1890. Au moment de leur mariage, ils habitent déjà au 2 rue Cousté. Sa mère, Charlotte Désirée
    Courteille est née le 30 août 1867 au n° 5 de la voie Creuse (aujourd’hui rue Marcel Bonnet) de Joseph Courteille (29 ans, serrurier) et d’Adélaïde Minard (28 ans, blanchisseuse). Adélaïde Minard
    est née le 5 février 1839 de Jean Léonard Minard (32 ans, carrier) et de Marguerite Dumont (28 ans, Maîtresse blanchisseuse).</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Le père de Paul Henri, Henri Auguste Binard est né le 21 avril 1865 au n° 2 de la rue Cousté de Henri Binard (26 ans) et de Clémentine Lambert (21 ans), tous les
    deux sont blanchisseurs. Comme témoin de la naissance nous trouvons le sieur François Auguste Lambert, blanchisseur. Clémentine Lambert est née le 25 septembre 1844 du sieur François Auguste
    Lambert (23 ans) et de Clémentine Marguerite (23 ans) demeurant rue du Pont à Cachan. Tous les deux sont blanchisseurs. Comme témoins nous trouvons Denis Pépin (37 ans) maître blanchisseur à
    Cachan et Guérard Pierre maître blanchisseur à Gentilly. François Auguste Lambert est né le 1er octobre 1821 de François Lambert et de Joséphine Gilberte Beurrier. Les témoins sont Jean François
    Lambert (53 ans), vigneron qui ne sait pas signer et Jacques Beurrier (56 ans) vigneron, tous les deux d’Arcueil.</span>
  </p>
  <h3>
    <span style="color: #008000; font-size: 12pt;">Au n° 7 se trouve la blanchisserie Beucher&nbsp;:</span>
  </h3>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Le patron, Joseph Louis Beucher est né le 4 juillet 1891 au n° 27 de la rue Camille Desmoulins à Cachan. Ses parents, Ernest Zacharie Beucher et Adèle Alphonsine
    Pépin sont blanchisseurs tous les deux. Son père a 32 ans et sa mère 28 ans au moment de sa naissance. Comme témoin sur son acte de naissance, il y a Joseph Marie Pépin, 60 ans blanchisseur à
    Cachan, qui est son aïeul. Joseph Louis s’est marié le 25 févier 1918 avec Charlotte Amblard Adèle Alphonsine Pépin est née le 11 septembre 1863 au n° 27 de la rue Bronzac de Joseph Marie Pépin
    (32 ans) et de Françoise Adèle Guilleminault (32 ans). Les parents d’Adèle sont tous les deux blanchisseurs. Joseph Marie Pépin est né le 14 juillet 1831 de Jacques Claude Pépin (24 ans Maître
    blanchisseur) et de Marie Désirée Condamine (23 ans).</span>
  </p>
  <p class="Texte" style="text-indent: 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;">Ils sont domiciliés au «&nbsp;hameau de Cachant&nbsp;» selon le registre d’état civil.</span>
  </p>
  <h3>
    <span style="color: #008000; font-size: 12pt;">Au n° 15 se trouve la blanchisserie&nbsp; Roger&nbsp;:</span>
  </h3>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Le patron, Anatole Henri Roger est né le 16 mai 1872 à l’Haÿ-les Roses. Ses parents, Henri Alexandre Roger (47 ans) et Désirée Berrois (32 ans) sont
    «&nbsp;entrepreneur en voitures publiques&nbsp;» (&nbsp;?) et couturière. Anatole Henri Roger s’est marié le 21 janvier 1893 avec Félicitée Marie Augustine Lacointe, née à Boulogne Billancourt.
    Ils sont tous les deux blanchisseurs au moment de leur mariage, l’épouse habite au n° 49 rue Camille Desmoulins. Les témoins du mariage sont Louis et Hyppolite Roger, frères du marié, tous les
    deux charretiers à l’Hay et Paul Lacointe, oncle de l’épouse, blanchisseur à Boulogne Billancourt (autre ville de blanchisseurs). Anatole Henri Roger, outre son métier de blanchisseur, avait la
    responsabilité de la fanfare de Cachan<a name="_ftnref7" href="#_ftn7"></a><sup>.</sup></span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Les parents de Félicitée Marie Augustine Lacointe sont Pierre Augustin Lacointe (décédé en 1887 au n° 49 de la rue Camille Desmoulins) et Marie Eléonore Lefebvre,
    tous les deux blanchisseurs. Anatole Henri Roger a une fille, Berthe née le 23 mars 1901, elle épouse Léon Emile Jules Chuet, le 15 avril 1922, lui-même cuisinier. Il est né le 16 octobre1898.
    Avec son frère Max, leur fille Jeannine Eliane, née le 30 octobre 1924, a été blanchisseuse dès l’âge de 15 ans et jusqu’en 1974 dans la blanchisserie de leur grand père au n° 15 de la rue
    Cousté. Ensuite, elle travaillera hors de Cachan. Elle épouse Monsieur Robert Nicolas, tôlier en prototype. Aujourd’hui retraitée, elle nous raconte qu’en 1939 la blanchisserie avait trois
    camions dont un, «&nbsp;celui qui avait une publicité pour «&nbsp;la vache qui rit&nbsp;», a servi à toute la famille pendant l’exode&nbsp;». Ou encore&nbsp;que : «&nbsp;Son grand-père qui
    livrait le linge avec des chevaux avait dû les abattre pendant la guerre.&nbsp;»</span>
  </p>
  <h3>
    <span style="color: #008000; font-size: 12pt;">Au n° 17 se trouve la blanchisserie Lahir&nbsp;:</span>
  </h3>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Le patron, Paul Adrien Lahir est né le 12 février 1897 au n° 11 rue Cauchy à Arcueil. Ses parents, Pierre Joseph Lahir et Marie Virginie Heinrich&nbsp; sont&nbsp;
    corroyeur et blanchisseuse. Paul Adrien s’est marié le 10 mai 1919 avec Marguerite Léonie Charton. Pierre Joseph Lahir est né le 21 avril 1845 au n° 2 de la route d’Orléans à Arcueil, de Pierre
    Lahir (45 ans, vernisseur sur cuir) et de Marie Anne Muller (38 ans, ménagère).</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    &nbsp;
  </p>
  <h3>
    <span style="color: #008000; font-size: 12pt;">Au n° 19 <a name="_ftnref8" href="#_ftn8"></a>se trouve la blanchisserie Mignon&nbsp;:</span>
  </h3>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Le patron, Jules Eugène Désiré Mignon est né le 23 juillet 1884 au n° 30 de la rue Maurepas à Thiais. Ses parents, Eugène Louis Mignon et Louise Rosalie Lambert
    sont blanchisseurs. Son père a 32 ans et sa &nbsp;mère 24 ans au moment de sa naissance. Sur son acte de naissance se trouve comme témoins, Louis Denis Duperrey (33 ans), blanchisseur à Cachan.
    Jules Eugène Désiré Mignon s’est marié à Arcueil-Cachan le 3 octobre 1908 avec Clémentine Adèle Bétencourt, née le 6 juillet 1884 au n° 28 rue du Pont à Cachan. Ses parents, Auguste Clément
    Bétencourt (30 ans) et Marie Françoise Pépin&nbsp; sont tous les deux blanchisseurs. Ils se sont mariés le 7 septembre 1878. Leurs parents, pour lui, sont Jean Baptiste Betancourt et Marguerite
    Adélaïde Lambert, blanchisseurs demeurant au n° 8 rue des Tournelles et pour elle, Joseph Marie Pépin et Françoise Adèle Guilleminault, blanchisseurs demeurent au n° 27 de la rue Bronzac. Les
    témoins de leur mariage sont Auguste Lambert (57 ans) et Antoine Pépin (44 ans). Tous les deux sont blanchisseurs. La blanchisserie Beucher et la blanchisserie Mignon&nbsp; avaient donc des
    patrons qui étaient cousins par alliance.</span>
  </p>
  <h3>
    <span style="color: #008000; font-size: 12pt;">Au n° 25 se trouve la blanchisserie Verdier&nbsp;:</span>
  </h3>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Le patron,&nbsp; Louis Camille Adolphe Verdier est né le 23 mars 1888 au n° 14 de la route de Bourg la Reine à Cachan. Ses parents, Ferdinand Verdier (27 ans) et
    Marie Besnard (22 ans) sont blanchisseurs tous les deux. Sur son acte de naissance se trouve&nbsp;Auguste Brisson (44 ans), blanchisseur. Louis Camille Adolphe Verdier se marie le 23 avril 1911
    avec Eugénie Pauline (née en 1890 à Arcueil) puis il se remarie le 10 avril 1920 avec Eugénie Brabant.</span>
  </p>
  <h3>
    <span style="color: #008000; font-size: 12pt;">Au n° 27 se trouve la blanchisserie Roudier&nbsp;:</span>
  </h3>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Le patron, Madame Veuve Roudier est née Amélie Naudin, le 31 décembre 1872 à Bagneux. Son père Emile Naudin était cantonnier au moment du mariage de sa fille. Il
    avait 57 ans, il habitait à Arcueil-Cachan au n° 75 de la route d’Orléans. Sa mère, Hortense Potel avait 57 ans. Amélie Naudin a épousé, le 26 mars 1894, Louis Joseph Roudier, né le 28 octobre
    1871, il est blanchisseur. Elle est veuve depuis le 29 juillet 1902. En effet, son mari&nbsp; est décédé à l’âge de 31 ans à son domicile au n° 28 de la rue Camille Desmoulins. Les parents de ce
    dernier, Camille Roudier et Marie Désirée Verdier demeuraient au n° 37 rue Camille Desmoulins à Cachan. Ils étaient, l’un et l’autre, blanchisseurs au moment du mariage de leur fils en 1894.
    Camille Roudier est décédé le 21 mars 1903 à Arcueil-Cachan, peu après son fils. Il y était né le 24 juillet 1837 de François Roudier, maçon.</span>
  </p>
  <h3>
    <span style="color: #008000; font-size: 12pt;">Au n° 29 se trouve la blanchisserie Paysant&nbsp;:</span>
  </h3>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Le patron, Jean Victor Paysant est né le 28 février 1880 au n° 27 de la Grande Rue (aujourd’hui rue Emile Raspail) à Arcueil. Ses parents Nicolas Joseph Paysant (39
    ans) et Françoise Girard (33 ans) sont teinturier et blanchisseuse. Jean Victor Paysant s’est marié le 21 mai 1910 avec Augustine Dubosq.</span>
  </p>
  <h3>
    <span style="color: #008000; font-size: 12pt;">Au n° 33 se trouve la blanchisserie Bruneau&nbsp;:</span>
  </h3>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Le patron, Alexandre Joseph Bruneau est né le 28 décembre 1876 au n° 33 de la rue Cousté. Ses parents Paul Arsène Bruneau (28 ans) et Joséphine Marguerite Parrot
    (26 ans) sont tous les deux blanchisseurs. Alexandre Joseph Bruneau s’est marié le 27 mai 1905 avec Léontine Célestine Henry. Au moment du recensement, leur fille Marie Louise Juliette Bruneau,
    née le 17 février 1906 travaille dans l’entreprise familiale comme blanchisseuse.</span>
  </p>
  <h2>
    <span style="color: #008000; font-size: 12pt;">Du fin ou du gros&nbsp;?</span>
  </h2>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><a onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/Sans-titre---1---copie.JPG"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/2/12/20/50/Sans-titre---1---copie.JPG" class="CtreTexte" alt="Sans titre - 1 - copie" height="155" width="295"></a></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Selon pierre Larousse<a name="_ftnref9" href="#_ftn9"></a>&nbsp;il y avait plusieurs sortes de blanchisseuses ou blanchisseurs&nbsp;:</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">«La blanchisseuse de fin, celle qui ne blanchit que le linge fin, comme bonnets de femmes, cols, cravates, fichus, chemises, etc. Le blanchisseur de gros, celui qui
    ne blanchit que du gros linge, les grosses pièces telles que draps, serviettes, torchons.&nbsp;»</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Les documents consultés ne nous disent pas si nous avions dans la rue Cousté, des blanchisseries fines ou de gros sauf pour la blanchisserie Chanevas qui fit les
    deux. Nous pouvons seulement constater que l’essentiel de l’activité humaine de la rue était consacrée à la blanchisserie, cela sur plusieurs générations.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Activité qui, dès 1903, était mentionnée dans un ouvrage intitulé&nbsp;: «&nbsp;Les métiers qui tuent&nbsp;»<a name="_ftnref10" href="#_ftn10"></a></span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">«Les blanchisseurs et blanchisseuses qui manient le linge souillé sont frappés en nombre considérable par la tuberculose». En 1878<a name="_ftnref11" href=
    "#_ftn11"></a> on décrivait déjà ce travail&nbsp;: «&nbsp;le mercredi l’ouvrier, accompagné de tous les membres son ménage, transporte au moyen d’une voiture à cheval louée à cet effet, le linge
    qu’il avait reçu, la semaine précédente pour le blanchir.&nbsp;»</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><br></span></strong>
  </p>
  <p class="Texte">
    <strong><span style="color: #008000; font-size: 12pt;">Une communauté ancienne.</span></strong>
  </p>
  <p class="Texte">
    <strong><span style="color: #008000; font-size: 12pt;"><br></span></strong>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Il s’agissait, au moment de la naissance de Cachan en 1923, d’une communauté installée sur plusieurs générations dont le poids et les traditions ont probablement
    marqué la rue pendant longtemps et dont on trouve les traces dans l’architecture de nombreux bâtiments.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">Cela même si, comme le montre L.-L. Veyssière,<a name="_ftnref12" href="#_ftn12"></a> les blanchisseries ont commencé à diminuer dès 1900.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">De 120 au début du siècle, elles ne sont plus que 105 en 1923 sur Cachan. Aujourd’hui, il n’y a plus qu’une blanchisserie dans la rue Cousté.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">En date du 26 février 1732<a name="_ftnref13" href="#_ftn13"></a>, un édit royal de Louis XV fait «&nbsp;Défense aux blanchisseurs de lessive du faubourg
    Saint-Marcel de continuer leur blanchissage dans le lit de la rivière Bièvre&nbsp;». En 1754, le Grand Maître des Eaux fixe par ordonnance une réglementation pour les industries fixées le long de
    la Bièvre, ainsi que les cotisations à payer par les blanchisseurs. Au XIX<sup>e</sup> siècle, la blanchisserie profite du démantèlement des grandes propriétés le long de la Bièvre pour continuer
    son développement.</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">La rue Coustè aurait-elle été créée sans ces événements qui ont repoussé les Blanchisseurs en dehors de Paris&nbsp;?<br></span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">C’est leur implantation le long des bras de la Bièvre qui a structuré notre centre ville avec des parcours de rues qui répondaient aux besoins d’implantations des
    blanchisseries.&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Texte">
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Nomdelauteur">
    <span style="font-size: 12pt;">Marcel BREILLOT</span>
  </p>
  <p class="Nomdelauteur">
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #993300;"><br></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #993300;">Cet article a été publié dans les "Chroniques du Val de Bièvre" N° 66, publié par les "Ateliers du Val de Bièvre" 9 rue Amédée
    Picard 94230 Cachan</span></span></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #993300;">Courriel:</span></span></strong> <span style="font-size: 10pt; color: #3366ff;"><span style=
    "text-decoration: underline;">lesateliersduvaldebièvre@laposte.net</span></span><strong><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #993300;"><br></span></span></strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <br>
    <hr size="1">
    <!--[endif]-->
    <div id="ftn1">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn1" href="#_ftnref1"></a> <span style="font-size: 8pt;">Cachan, mon village, Club Léo Lagrange, 1994</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn2">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftn2" href="#_ftnref2"></a>L’histoire du quartier est toujours exposée à l’entrée de la Maison Cousté.</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn3">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftn3" href="#_ftnref3"></a>Une histoire locale&nbsp;: La rue Cousté du centre-ville de Cachan, 2008, Maison Cousté, AGAESCC, Ateliers de la Bièvre,
        Ville de Cachan.</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn4">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftn4" href="#_ftnref4"></a>http://archives.cg94.fr/consultation/eta/img-viewer/etat-civil/94003</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn5">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftn5" href="#_ftnref5"></a>Collection de Paulette Boivin</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn6">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftn6" href="#_ftnref6"></a>L.-L. Veyssière, Blanchisseurs et Blanchisseuses d’Arcueil-Cachan, 1938.</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn7">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftn7" href="#_ftnref7"></a>Témoignage de Madame Nicolas Jeannine, sa petite-fille, blanchisseuse rue Cousté à Cachan jusqu’en 1974.</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn8">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftn8" href="#_ftnref8"></a>Le n° 19 est aujourd’hui le CSC Maison Cousté</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn9">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftn9" href="#_ftnref9"></a>Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIX siècle, 1863-1873</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn10">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftn10" href="#_ftnref10"></a>Les métiers qui tuent, Léon&nbsp; et Maurice Bonneff, Bibliothèque d’études ouvrières, 1903.</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn11">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span style="font-size: 8pt;"><a name="_ftn11" href="#_ftnref11"></a>Les Ouvriers de l’occident, F. LE PLAY, 1878, tome 5</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn12">
      <p class="Nomdelauteur">
        <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p class="Nomdelauteur">
        <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p class="Nomdelauteur">
        <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p class="Nomdelauteur">
        <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p class="Nomdelauteur">
        <span style="font-size: 8pt;">&nbsp;</span>
      </p>
      <p class="Nomdelauteur">
        &nbsp;
      </p>
      <p class="Nomdelauteur">
        &nbsp;
      </p>
      <p class="MsoFootnoteText">
        <span class="MsoFootnoteReference">&nbsp;</span><span style="font-family: &amp;amp;amp;"><a href="http://pagesperso-orange.fr/vergezy/Cachan.htm"><br></a></span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn13">
      <p class="MsoFootnoteText">
        &nbsp;
      </p>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 11 May 2010 15:43:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b59c2d71fb505827ccd5ce5304e3d83f</guid>
                <category>histoire</category>        <comments>http://www.breillot.com/article-la-rue-couste-a-cachan-en-1926-50227353-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
